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Derrière Perben II, Ashcroft et Sarkozy

La rédaction
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Au premier rang, de gauche à droite : Dominique Perben, Nicolas Sarkozy et John Ashcroft.
Crédit : Voltairenet.org

Comme nous l’avons déjà mentionné auparavant, l’influence de John Ashcroft, le ministre de la Justice de George Bush, derrière la loi Perben II. Le Réseau Voltaire a depuis révélé que cette loi résulte, en effet, d’une étroite collaboration entre Dominique Perben, Nicolas Sarkozy et John Ashcroft lui-même, ayant pour but de permettre au FBI, à la suite des attentats du 11 septembre, d’étendre ses enquêtes à d’autres pays.

L’histoire remonterait au 17 juin 1995 : réunis à Halifax (Canada), les pays du G8 ont créé un groupe d’experts de haut niveau chargé de coordonner la lutte contre la grande criminalité, qui devint, par la suite, le « groupe de Lyon ». Après le 11 septembre, ce groupe a fusionné avec le Groupe de Rome, un autre organisme du G8 chargé du contre-terrorisme. C’est cet organisme qui, à la suite d’une série de rencontres très secrètes tenues à Rome, Florence, Ottawa et Vancouver, organisa à Paris, le 5 avril 2002, la première conférence du G8 sur la coopération judiciaire.

Selon le Réseau Voltaire, c’est dans le climat dramatique créé par les attentats du 11 septembre que les Etats-Unis ont exercé de fortes pressions sur leurs alliés pour permettre au FBI d’étendre ses poursuites à leurs territoires nationaux. Mais bien qu’un front de refus russo-européen soit apparu assez rapidement contre ces prétentions américaines, Dominique Perben et Nicolas Sarkozy, fraîchement nommés ministres en mai 2002, auraient tout fait pour saboter ce front. « Ne pouvant pas se rendre à la réunion des ministres de la Justice et de l’Intérieur du G8, les 13 et 14 mai 2002 à Mont-Tremblant (Canada), ils auraient donné comme mission aux hauts fonctionnaires mandatés de prendre la direction du Groupe de Lyon pour briser le front russo-européen » !

Le journal on-line rappelle que tout comme Nicolas Sarkozy, Dominique Perben fut parmi ceux qui ont milité pour la candidature d’Edouard Balladur aux présidentielles de 1995, contre celle de Jacques Chirac. La collaboration entre Dominique Perben et John Ashcroft s’est poursuivie sans accrocs, malgré les différends sur la guerre d’Irak. En novembre 2002, le garde de Sceaux allait aux Etats-Unis en visite officielle, alors qu’Ashcroft se rendait à Paris, le 5 mai 2003, pour finaliser Perben II. Le 9 avril suivant, Perben soumettait son texte, à peine remanié, au Conseil des ministres qui le déposa le jour même à l’Assemblée nationale.

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