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Des décideurs politiques européens et russes appellent à l’action pour empêcher la confrontation nucléaire

La rédaction
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Le bombardier stratégique américain B-2 Spirit.
Crédit : Wikimedia Commons

Un groupe de travail de décideurs politiques européens et russes de haut rang a publié un document appelant à la mise en place d’un nouveau mécanisme de gestion des crises en Europe, afin d’empêcher que l’actuelle crise ne « jette des adversaires dotés de l’arme nucléaire l’un contre l’autre ». Intitulé « La Gestion de crise en Europe dans le contexte des événements en Ukraine », le document a été publié le 31 juillet sous les auspices de l’European Leadership Network (ELN) de Londres ; le Conseil russe des affaires internationales (RIAC) de Moscou ; l’Institut polonais des affaires internationales de Varsovie (PISM) ; et l’Organisation de la recherche internationale (USAK) d’Ankara.

Parmi les auteurs : Malcolm Rifkind, ancien secrétaire à la Défense du Royaume Uni ; Vyacheslav Troubnikov, ancien directeur du Service russe du renseignement extérieur ; Igor Ivanov, ancien ministre russe des Affaires étrangères ; Hervé Morin, ancien ministre français de la Défense ; et Volker Ruhe, ancien ministre allemand de la Défense.

Le groupe (nommé Groupe de travail sur la coopération dans la grande Europe) écrit :

Nous croyons que la crise actuelle menace la sécurité de tous en Europe et peut potentiellement jeter l’un contre l’autre des adversaires armés de l’arme nucléaire dans une région marquée par une grande volatilité. 

Il appelle les deux côtés à faire preuve de retenue politique et militaire, de manière à éviter l’escalade et les conflits déclenchés par des tierces parties dans la région située à l’Est et au Sud-est de l’Europe.

Pour éviter l’écueil d’une guerre nucléaire, le groupe appelle à s’engager dans un dialogue direct entre les deux parties pour « une communication de militaire à militaire, un échange d’informations et des mesures transparentes dans le but d’éviter tout engagement militaire non-intentionnel entre l’OTAN et la Russie. Il y a déjà eu des presqu’accidents et des décisions sont nécessaires pour réduire leur probabilité et pour accroître le temps de décision des dirigeants dans un contexte où des milliers d’armes nucléaires restent en état d’alerte élevée des deux côtés. »

Le document stipule que l’Ukraine ne devrait pas joindre l’OTAN, et que le seul espoir pour son développement est une coopération concrète entre l’Europe et la Russie. Il appelle à soutenir les efforts de l’OSCE et demande que le Conseil OTAN-Russie reprenne à nouveau ses réunions.

Etant donné l’identité de ses signataires, le document ne peut pas être ignoré. Parmi les autres signataires : Des Browne, ancien ministre de la Défense du Royaume Uni ; Adam Daniel Rotfeld, ancien ministre polonais des Affaires étrangères ; Paul Quiles, ancien ministre français de la Défense ; Anatoly Adamichine, ancien ministre-adjoint russe des Affaires étrangères et ancien ambassadeur au Royaume Uni ; Özdem Sanberk, ancien sous-secrétaire turc aux Affaires étrangères ; Alexei Gromyko, actuel directeur de l’Institut de l’Europe de l’Académie russe des sciences ; et Tarja Cronberg, ancien député finlandais au Parlement européen et ancien directeur de l’Institut de recherche pour la Paix de Copenhague.

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