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Des documents secrets du FMI révèlent un accord inique contre la Grèce

La rédaction
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Le procès-verbal des réunions du Conseil d’administration du FMI tenues en mai 2010, rendus publics seulement maintenant, montrent qu’un bon nombre des délégués savaient à l’époque que le « sauvetage » de la Grèce, objet des débats de ces réunions, était en réalité un renflouement des banques européennes, qu’il était voué à l’échec et qu’il ravagerait l’économie grecque.

Près du tiers des membres du Conseil, représentant plus de 40 pays non européens, avaient formulé des objections majeures lors de cette réunion. Mais toutes avaient été ignorées par les États-Unis et la plupart des pays européens, qui ont pu faire passer l’approbation du programme du fait qu’ils comptent pour plus de la moitié des droits de vote du FMI.

Selon le Wall Street Journal du 8 octobre, qui a publié des extraits du procès verbal, le directeur exécutif brésilien du FMI, Nogueira Batista, avait déclaré : « Les risques du programme sont immenses. (…) En l’état, le programme risque de remplacer un financement privé par un financement public. En termes plus forts, il pourrait être considéré non pas comme une aide à la Grèce, qui aura à subir un ajustement difficile, mais comme un renflouement des créanciers privés de la Grèce, principalement des institutions financières européennes. »

« L’alternative à une restructuration volontaire de la dette aurait dû être mise en avant. (…) Les autorités européennes auraient été bien avisés de trouver un processus ordonné de restructuration de la dette », estimait de son côté le directeur exécutif argentin Pablo Andrés Pereira.

Le directeur exécutif suisse aussi, René Weber, a fait part de ses doutes, en demandant : « Pourquoi la restructuration de la dette et l’implication du secteur privé dans l’ensemble de mesures de sauvetage n’ont-elles pas jusque là été considérées ? »

En juin 2013, même la directrice-générale du FMI, Christine Lagarde avait déclaré qu’« en mai 2010, nous savions que la Grèce avait besoin d’un renflouement, [mais nous ignorions] qu’une restructuration de la dette était nécessaire. (…) Nous n’avions pas idée que la situation économique dans son ensemble allait se détériorer aussi vite qu’elle ne l’a fait ».

Bien que la politique du FMI ait échoué, de son propre aveu, celui-ci exige malgré tout dans un nouveau rapport que le gouvernement grec réduise encore de 6,6 milliards d’euros dès 2016 ses dépenses, soit 3,5% du PIB.

Que l’intention du FMI n’a jamais été de stabiliser l’économie grecque est démontré par le fait qu’avant le premier renflouement, la dette publique grecque se montait à 120 % du PIB, alors qu’aujourd’hui on estime qu’elle atteindra 175 % du PIB dès la fin 2013.

Pour ne donner qu’une indication dramatique de l’appauvrissement de la population : à la demande de la Troïka, l’assurance-maladie gérée par l’Etat, EOPYY, ne rembourse plus la consultation d’un médecin spécialiste ! Le 8 octobre, le syndicat des médecins dénonçait cette décision comme « inconcevable » et destinée à exclure les médecins spécialisés de l’assurance-maladie.

Entre-temps, les banques ont été sauvées, du moins pour l’instant...

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