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Destitution d’Obama : l’étau se resserre

La rédaction
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Deux jours après le coup de colère de l’influente sénatrice démocrate Dianne Feinstein, qui a accusé l’exécutif d’avoir violé la Constitution en espionnant les travaux de la Commission sur le renseignement qu’elle dirige, d’autres élus américains ont dégainé à leur tour pour dénoncer les dérives totalitaires de l’Administration Obama.

Feinstein avait accusé la CIA, dans un discours sans précédent devant le Sénat le 11 mars, de s’être introduite dans les ordinateurs des sénateurs enquêtant sur le programme de détention et de torture des personnes soupçonnées d’actes de terrorisme, et d’avoir effacé des documents puis cherché à intimider des sénateurs.

Le 13 mars, le député James Sensenbrenner, l’auteur du Patriot Act voté par le Congrès au lendemain des attaques du 11 septembre 2001, et qui s’est depuis rallié à Edward Snowden pour dénoncer les dérives de la NSA, écrivait une lettre au ministre adjoint de la Justice Jame Cole dans laquelle il décrivait les accusations de Feinstein comme « choquantes ». Sensenbenner a rappelé qu’il est explicitement interdit « pour la CIA de s’engager dans toute activité de surveillance domestique », et que ses actes d’espionnage et d’intimidation sont une « violation flagrante des principes constitutionnels de séparation des pouvoirs. Ceci confère une image presque nixonienne à un gouvernement qui pense pouvoir agir en toute impunité derrière les rideaux. »

Le 12 mars, la dirigeante de la minorité à la Chambre, la démocrate Nancy Pelosi, a souligné le courage de Feinstein pour s’être attaquée « à la communauté du renseignement, non sans preuves, et quand je dis preuves, il s’agit d’une documentation détaillée des accusations qu’elle avance ». Le représentant républicain Darryl Issa, qui dirige la Commission de la Chambre pour la surveillance et la réforme du gouvernement, a également salué le courage de Feinstein, affirmant :

Je ne sais pas qui a donné les ordres, mais espionner les autres branches du gouvernement est de fait une violation de la Constitution, au niveau des crimes et des délits graves, et il est certain que toute personne impliquée doit être expulsée de son poste.

Dans un acte d’arrogance typique de l’administration Obama, le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a de plus reconnu le 13 mars que l’exécutif avait retenu plus de 9000 documents hautement confidentiels liés au actes de torture de l’administration Bush-Cheney. Il est reconnu que le directeur de la CIA John Brennan, nommé par Obama, était personnellement impliqué dans le programme de torture de la CIA et est totalement opposé à l’idée que ces documents puissent être mis la disposition du Sénat.

L’économiste américain Lyndon LaRouche, qui venait d’exiger deux jours plus tôt dans le Washington Times la destitution d’Obama sous la forme d’une Lettre ouverte au Congrès, a souligné que le retournement de la sénatrice Feinstein et d’autres élus ouvre la porte à la destitution d’Obama. Rappelons que Feinstein, par le passé plutôt conciliante par rapport aux services secrets, avait refusé de soutenir Edward Snowden dans son bras de fer avec la Maison Blanche sur le méga-espionnage de la NSA.

A un moment historique où une partie des élites prend conscience qu’Obama est en train d’entraîner les Etats-Unis et le monde vers un conflit pouvant déboucher sur un affrontement thermonucléaire avec la Russie, les accusations de Feinstein constituent un premier élément probant pour une procédure formelle de destitution.

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