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Avec Deutsche Bank, une vraie régulation bancaire se rappelle au bon souvenir de tous

La rédaction
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Martine Orange, sur le site de Mediapart, nous offre un article excellent sur le naufrage de Deutsche Bank. En conclusion de son analyse dont nous donnons ici un extrait, bien que sans mentionner le retour au Glass-Steagall Act que défend Cheminade et Solidarité & Progrès, elle note l’urgence d’une telle solution :

Un mois à peine après son entrée en vigueur, le mécanisme européen de sauvetage bancaire donne déjà de sérieux signes d’avarie. Les banques risquent de se retrouver en proie à des problèmes qui pourraient être similaires à ceux de 2008, car finalement, rien de décisif n’a été fait. Toute séparation des activités bancaires a été repoussée, toute régulation sérieuse écartée. Les marchés eux-mêmes viennent de réveiller de vieux fantômes.

La Deutsche Bank, symbole des errements de la régulation, est en chute libre

Par Martine Orange, Mediapart.

La situation a un air de déjà-vu. Aux prises avec une panique boursière, la direction de la Deutsche Bank a publié dans l’urgence, lundi 8 février dans la soirée, un communiqué pour rassurer les investisseurs financiers. La banque, assurait-elle, n’avait aucun problème de liquidités. Elle serait capable d’assurer le paiement des coupons obligataires de 350 millions d’euros, dus en avril. Dans la matinée de mardi, la direction du premier établissement bancaire européen doublait le message auprès de ses salariés. La Deutsche Bank est « solide comme un roc », y soutient la direction. Même le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a envoyé un message de soutien. « Je n’ai aucune inquiétude sur la Deutsche Bank », a-t-il affirmé avant une réunion à Paris.

« Quand cela devient important, vous devez mentir », avait affirmé Jean-Claude Juncker lors de la crise grecque. Et c’est bien comme cela que semblent l’avoir interprété les financiers. Tant de dénégations et de propos rassurants devenaient suspects : après avoir perdu 9,5 % lundi 8 février, le cours a baissé encore de 3,8 % mardi, poursuivant sa descente aux enfers boursiers. En un mois, son cours de Bourse a perdu 41 %, retombant en deçà des niveaux de 2009. Sa capitalisation boursière est désormais inférieure de plus de moitié à la valeur estimée de ses actifs, en cas de liquidation.

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Évolution des CDS de la Deutsche Bank jusqu’au 8 février.
Crédit : Bloomberg

Plus grave pour la direction de la banque : les CDS (credit default swap), ces produits de couverture désormais connus pour leur effet déflagrateur depuis le début de la crise de l’euro, ont littéralement explosé. Ils affichent la même courbe ascensionnelle qu’au moment de la crise de Bear Stearns ou de Lehman en 2008. Il ne faut pas longtemps à un banquier pour en comprendre la signification : cette pente donne l’indice de la défiance, de la peur du monde financier.

Les motifs d’inquiétude, pourtant, ne manquaient pas pour les boursiers depuis quelques mois : il y avait la Chine, le pétrole, les matières premières, les pays émergents, la dette, le ralentissement américain, les banques centrales. Bref, dix mille alertes se sont déjà allumées pour signaler le dérèglement de l’économie mondiale. Mais ces derniers temps, un nouveau sujet est venu s’ajouter : celui des banques en général et de la Deutsche Bank en particulier.

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