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Diane Sare : la révolution Glass-Steagall aux Etats-Unis, c’est maintenant !

La rédaction
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Intervention de Diane Sare, candidate démocrate pour le poste de gouverneur du New Jersey présentée par le Comité d’action politique LaRouche (LPAC), à la conférence de l’Institut Schiller des 13 et 14 avril à Flörsheim en Allemagne et dédiée à la création d’un nouveau paradigme pour sauver la civilisation.

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Je voudrais commencer par vous montrer le message adressé à la conférence par le député républicain M. Walter Jones, une figure au cœur de la bataille en cours aux Etats-Unis. Il est le premier républicain à avoir soutenu le projet de loi de la démocrate Marcy Kaptur pour rétablir la loi Glass-Steagall, visant à séparer strictement les banques ordinaires des banques d’affaires spéculatives. Il a aussi introduit la résolution HCR3, qui rappelle que tout Président qui part en guerre sans l’aval explicite du Congrès est passible de destitution.

Comme l’ont démontré les orateurs précédents, la bataille pour le Glass-Steagall est une guerre totale. La destitution de Barack Obama en fait partie, car il se comporte comme le pantin de la Reine d’Angleterre afin d’empêcher toute remise en cause de l’Empire financier de la City.

La bataille aux Etats-Unis depuis la crise des subprimes et le tournant Obama

Pour bien saisir la nature de la bataille que mène le Comité d’action politique de LaRouche (LPAC) aux Etats-Unis, il est important de prendre un peu de recul dans le temps.

Dès le 25 juillet 2007, LaRouche avait souligné que la crise dite des subprimes (crédit hypothécaire américain) ne faisait qu’extérioriser la mort de tout le système financier international. Pour empêcher que cette crise ne contamine tout le système, LaRouche proposa le Homeowners and Banking Protection Act (HBPA ou « projet de loi pour la protection des propriétaires et des banques ») et le LPAC s’est mobilisé dans tout le pays pour le faire adopter.

Dans l’Etat de Pennsylvanie, des dizaines de conseils municipaux ont passé des résolutions de soutien à cette loi et sept Etats ont adopté une résolution de soutien dans leur législature. Mais nous n’avons pas pu faire introduire cette loi au Congrès à cause de la pression explicite de Georges Soros, Félix Rohatyn et d’autres qu’Helga Zepp-LaRouche a mentionnés hier dans son discours.

L’élection d’Obama a marqué un véritable et terrible tournant, révélant le problème que M. LaRouche pointe du doigt depuis toujours, à savoir ce « régime des partis » qui empoisonne la République américaine. Obama a donc été élu. Bien sûr, au début, on a essayé de croire qu’on pouvait en faire quelque chose de positif, que peut-être les anciens de l’équipe de Bill Clinton pourraient en faire quelque chose, en espérant qu’Obama n’était pas aussi horrible que son profil le laissait craindre.

Vient ensuite avril 2009, lorsque Obama effectue ses deux premières visites officielles à l’étranger : il se rend d’abord à Londres pour voir la Reine… Il y a cet incident célèbre, où Michelle Obama viole le protocole en lui touchant l’épaule ! Heureusement, sa Majesté apprécie tellement les Obama que cela n’a pas tourné en incident diplomatique... Ensuite, il se rend en Arabie saoudite, un pays impliqué dans le terrorisme. Ainsi, à peine élu, Obama a immédiatement rendu, de fait, hommage aux auteurs des attentats du 11 septembre 2001 !

M. LaRouche a alors diagnostiqué que cet individu souffrait d’un trouble narcissique de la personnalité, comme Néron ou Hitler. Peu après, Obama a commencé à pousser sa réforme de la santé, souvent présentée à tort comme l’amorce d’une couverture maladie universelle [à la française].

En pratique, c’est un plan de triage des malades à la Hitler visant à se débarrasser des « bouches inutiles », en livrant tout le système de santé aux compagnies d’assurance privées et à des comptables qui décident s’il n’est pas trop coûteux, du point de vue statistique, de vous maintenir en vie et de vous soigner. La loi elle-même prévoyait des coupes de 750 milliards de dollars dans le programme de santé public (Medicare), au profit des compagnies d’assurance privées.

Devant cette horreur, nous avons décidé de coller à Obama la moustache d’Hitler. Soudainement, tous ces gens qui avaient travaillé avec nous sur la loi HBPA, par obéissance envers leur parti, ont disparu. Ils se sont terrés sous leur lit, derrière leur bureau, ils nous ont claqué la porte au nez en nous disant : « Ne m’appelez plus jamais, ne venez plus me voir, je ne peux pas croire que vous disiez cela, vous dépassez les bornes ! »

Les masques tombent

Que s’est-il passé alors ? Après sa réforme de la santé, Obama a lancé une intervention « humanitaire » en Libye. Il a fait bombarder ce pays pendant 250 jours, sans jamais avoir demandé l’aval du Congrès. Mais c’était « humanitaire » et d’ailleurs, « ce n’était pas une guerre », car « aucun Américain n’avait été tué » ! C’est l’un des candidats contre lequel je me suis présentée aux primaires démocrates qui me l’a dit. Donc, si nous tuons d’autres personnes, cela ne peut être qualifié d’action militaire. Et bien sûr, après coup, nous avons découvert sans surprise qu’il y avait des soldats américains au sol, et que tout l’argumentaire était un mensonge. Kadhafi a été exécuté alors qu’il était encore en exercice.

Plus tard, comme le député Jones l’a mentionné, il y eut l’étrange affaire de Benghazi, où notre ambassadeur avait demandé à plusieurs reprises qu’on renforce sa sécurité et où rien n’a été fait pour l’empêcher d’être assassiné. Ce soir-là, après un court briefing sur la situation, Obama décide d’aller se coucher car il veut avant tout être en forme le lendemain pour un dîner de levage de fonds à Las Vegas, un évènement forcément plus important que la sécurité de notre ambassadeur.

Avec le temps, au fur et à mesure que se déroulait chacun de ces événements, une partie de ceux qui avaient déserté la bataille à cause de la moustache commencèrent à ressortir de dessous leur lit, de derrière leur bureau, et commencèrent à se dire que peut-être, LaRouche n’avait pas exagéré autant que ça sur le caractère maladif et malveillant d’Obama, le caniche de cette Reine qui veut dépeupler la planète.

En même temps, la Réserve fédérale s’engageait à faire tourner à fond la planche à billets avec une politique d’assouplissement quantitatif (Quantitative Easing I, II, III, IV, etc.). Quand Obama prit ses fonctions, Paulson avait déjà lancé le plan de renflouement bancaire (TARP) sous l’administration Bush, qui s’élevait à 700 milliards de dollars. Or, à la fin du premier mandat d’Obama, l’argent injecté pour sauver les banques spéculatives atteignait 29 000 milliards de dollars.

Dès 2010, la bataille pour rétablir la loi Glass-Steagall a commencé par une initiative bipartisane, lancée par Maria Cantwell du côté démocrate et John Mc Cain du côté républicain. Elle prit la forme d’un amendement à la loi Dodd-Frank, ce que je trouve très comique, car cela aurait en fait annulé toutes les sottises contenues dans cette loi ! Les voix requises pour faire passer cet amendement existaient, mais Obama et Frank ont tout fait pour tuer la poule dans l’œuf. Ensuite, Marcy Kaptur et Walter Jones ont rallié le soutien de 84 députés pour la HR 1489.

Le réveil du peuple américain face à l’austérité meurtrière

Aujourd’hui, c’est un changement révolutionnaire qui se profile aux Etats-Unis. La population commence enfin à prendre conscience de ce qu’il arrive, grâce au fait que LaRouche et notre organisation fournissent depuis des décennies une certaine qualité de leadership que les gens reconnaissent comme juste. Quand les élus donnent leur signature en soutien au Glass-Steagall, ils ne peuvent pas ne pas voir les affiches de 6 pieds de long avec Obama et sa moustache, que nous plantons en face de leur bureau. Ils les voient très bien, c’est un sujet de discussion, et ils décident de signer pour le Glass-Steagall.

Ce qui précipite encore plus cette bataille, c’est la politique de « séquestration » du budget de l’Etat américain. Standard & Poors et Moody’s ont dégradé la note des Etats-Unis et nous forcent à faire des coupes budgétaires de 1200 milliards de dollars. C’est ça la politique d’Obama. La semaine dernière, nous avons perdu 750 000 emplois. Aujourd’hui de nombreux médecins n’acceptent plus les patients bénéficiant du programme de santé public Medicare, parce qu’il n’a plus assez de fonds pour rembourser les praticiens et les hôpitaux. C’est ainsi que beaucoup de personnes âgées ou souffrant de maladies graves ne sont plus soignées ! Nous le voyons lorsque nous militons : nos propres sympathisants nous racontent des histoires horribles, des membres de leur famille venant chercher leur traitement de chimiothérapie habituel et auxquels on dit : « Désolé, ce n’est plus couvert, si vous voulez le traitement, sortez votre carte de crédit. »

A New York, il y a un centre de traitement pour le cancer où 16 000 patients reçoivent une chimiothérapie. Eh bien, ils ont dû dire à 5000 d’entre eux : « Nous ne pouvons plus vous traiter. » On commence aussi à mettre en prison les gens qui ne peuvent plus payer leurs dettes. Les agences de recouvrement poursuivent les gens, et si vous ne pouvez pas payer l’amende, vous allez en prison !

Les Etats poussent les feux sur Glass-Steagall

Ainsi, avec l’éclatement de cette crise et notre présence militante sur le terrain depuis des décennies avec nos solutions, la bataille monte d’un cran. Comme le disait Walter Jones, il y a maintenant 53 sponsors pour le rétablissement de la loi Glass-Steagall à la chambre des députés (HR 129), et nous allons mener une guerre spectaculaire pour l’introduire au Sénat. Nous l’avons fait introduire dans quinze Etats. La Caroline du Nord est le dernier à l’avoir introduite dans sa législature. Deux Etats l’ont adoptée pour l’instant : le Maine et le Dakota du Sud.

Dans le Maine, la motion de soutien au Glass-Steagall a été votée à l’unanimité au Sénat et au Parlement. Sachant que nous avons besoin du Sénat pour pouvoir le faire, le législateur qui l’a introduite a écrit un communiqué de presse très mordant, où il cible le sénateur indépendant Angus King. Récemment élu, ce dernier avait fait beaucoup de battage sur le krach financier, appelant à un Glass-Steagall de façon très agressive pendant toute sa campagne, jusqu’au jour où il a pris ses fonctions au Sénat. Depuis on ne l’entend plus ! Ce législateur du Maine utilise donc délibérément le fait que son Etat a voté la motion pour le mettre au défi de l’introduire au Sénat.

L’autre Etat où une motion pour le Glass-Steagall est passée est le Dakota du Sud, dont l’un des législateurs, Patty Miller, a envoyé un message de soutien pour cette conférence. Comme vous le verrez, c’est une fondamentaliste chrétienne qui mobilise même sa foi pour Glass-Steagall.

Message de Patty Miller (législateur du Dakota du Sud).

Extrait

C’est un congrès vraiment extraordinaire que vous êtes en train de tenir et j’aurais souhaité être parmi vous. Je suis très fière de vous tous qui vous êtes engagés dans cet incroyable mouvement. Nous transmettons tous le flambeau, c’est le flambeau de l’espoir pour soumettre la finance au bon sens. Si nous plaçons Dieu à la barre, et si dans notre marche, nous pardonnons à ceux qui détruisent nos libertés divines, nous ne pouvons pas échouer. Mais une grande victoire arrive généralement sous la forme de nombreuses petites batailles, jusqu’au jour où, ça y est, la victoire est là ! Nous avons gagné une bataille dans le Dakota du Sud et bientôt, espérons-le, dans le Minnesota.

« Tim, Nina, Jeannie, Tim Begalka, beaucoup d’autres que j’ai rencontrés, et beaucoup d’autres que je n’ai pas rencontrés, sont les héros dans cette histoire. J’étais simplement au bon endroit, au bon moment, pour aider à porter une victoire de Dieu pour les siens. Vous êtes au bon endroit, au bon moment pour faire de même : il y a d’autres gens que vous inspirerez. Continuez le juste combat, restez emplis d’espérance, sans jamais douter, sans jamais vaciller. Dans Isaïe 55:11, il annonce la victoire à travers ses paroles, en parlant fort chaque jour. Parlons de ce que nous voulons, pas de ce que nous voyons, mais de ce que nous voulons, de ce que nous cherchons. Proclamons la bataille, annonçons la victoire. La parole est une force puissante, donc je prie à voix haute, en lisant les Ecritures tous les jours, en remerciant et en vénérant constamment le Seigneur. C’est un Dieu d’amour et de paix, et il honore ceux qui l’honorent… »

Sachez que là-bas, la motion a été acceptée par 67 voix contre 2, alors que nous n’avons même pas de bureau régional dans cet Etat, ni dans le Maine ! Le travail a été fait par un groupe d’agriculteurs, militants et sympathisants de longue date du mouvement de LaRouche. Patty Miller était tellement motivée qu’elle est venue dans l’Etat voisin du Minnesota pour nous aider à y faire introduire la motion pour le Glass-Steagall.

Nous avons aussi un autre législateur, Tom Jackson, qui est venu participer à la dernière conférence de l’institut Schiller en Virginie. A son retour, il n’est pas seulement allé voir les membres du Congrès, il a aussi pris son téléphone pour mobiliser d’autres législateurs.

Ce que vous voyez maintenant dans cette bataille, c’est un certain type de passion. Car il est clair que nous n’avons plus beaucoup de temps. Il nous reste quelques jours, quelques semaines, comme l’a dit Jacques Cheminade au début du panel, nous sommes dans un moment où certaines choses peuvent changer du jour au lendemain, et le monde ne sera plus le même. C’est ainsi qu’on doit agir.

Un potentiel décuplé de mobilisation pour réveiller le courage des élus nationaux

Je voulais vous donner un aperçu des nombreuses interventions que nous faisons, pour vous donner un sens de ce changement qualitatif dans la population américaine, qui génère le changement que nous voyons dans les législatures, le Congrès et, je l’espère, bientôt au Sénat.

Nous avons le cas du sénateur Ron Wyden, le démocrate ayant soutenu le filibuster (procédure d’obstruction parlementaire) de son homologue républicain Rand Paul afin d’exiger d’Obama qu’il dise s’il considère comme conforme à la Constitution de tuer des citoyens américains par drone, sur le sol américain, sans procès préalable. Il a tout de même fallu six semaines et un filibuster pour que l’administration Obama réponde à cette question ! Vous pourriez dire que Ron Wyden a du courage, pour rejoindre un républicain sur cette question, contre la ligne de son parti. Il était à une réunion publique dans l’Oregon, à laquelle assistaient quelques centaines de personnes et 200 lycéens. Plusieurs militants du LPAC s’y sont rendus, dont Dave Christie, qui est lui aussi candidat. Nous avons contacté toutes les personnes du coin dont nous avions les coordonnées pour leur proposer de nous accompagner à cet évènement. Finalement, deux personnes sont venues, mais nous avons vite été déçus car les questions posées en public étaient tirées au sort. Nous avions donc une chance sur 400 que notre question soit posée ! C’en était trop pour nos sympathisants. L’un d’entre eux, qui ne nous avait rencontrés qu’une fois et que nous connaissions à peine, a décidé de prendre en main les choses. Dès que Wyden eut fini son discours, il saute de sa chaise et lui demande : « Attendez une minute, vous avez voté pour la loi Dodd-Frank, vous ne soutenez pas le Glass-Steagall, savez-vous que Dodd-Frank dit qu’on peut nous voler notre argent comme cela a été fait à Chypre ? Est-ce que vous voulez qu’on nous vole notre argent ? »

Alors, Dave Christie a pris la parole, enchaînant avec un discours très pertinent sur le Glass-Steagall. Bien sûr, le service d’ordre n’a pas laissé Dave s’approcher du sénateur pour lui donner des documents. Mais ce n’était pas grave, car l’autre sympathisant que nous avions appelé s’est précipité à la fin pour pouvoir parler au sénateur en privé.

Les gens s’activent sans qu’on ait besoin de leur expliquer en détail comment faire. Nous avons une situation similaire dans l’Etat du Connecticut, où un très bon monsieur, un inventeur rencontré dans la rue, est venu à plusieurs réunions, notamment à mon meeting de lancement de campagne, où nous avions eu cet évènement musical. Il nous a dit : « Vous savez, je suis aux anges, vous êtes l’organisation que j’ai cherchée toute ma vie. »

De retour dans le Connecticut, il a décidé d’organiser une réunion publique. Il s’est bougé, est allé voir plus d’une centaine de connaissances, de membres de sa famille, amis… il en a conclu : « Mon dieu, vous faites un tel travail, je ne me rendais pas compte que c’était si dur ! » Nous sommes allés l’aider, nous avons organisé une très bonne réunion publique, où des gens que nous avions rencontrés récemment dans la rue sont venus. Avec lui, ils forment désormais un noyau de militants pour mobiliser le Connecticut !

Lorsque Jim Himes, ce petit congressiste mielleux, est venu parler et faire l’anguille en expliquant pourquoi nous n’avions pas besoin du Glass-Steagall, il y avait à cette réunion huit de ces militants du Connecticut, plus mon mari, qui n’ont pas arrêté de le questionner sur Dodd-Frank et Glass-Steagall. Il a fini par lâcher « vous savez, nous allons faire quelque chose contre les banques trop grosses pour couler, nous allons les diviser en petits morceaux... »

Alors, l’un de nos sympathisants, qui était au fond, lui lança : « Ce n’est pas une question de taille, c’est une question de fonction ». Tout le public a applaudi. Et le journal local a couvert cette réunion publique avec ce congressiste comme un évènement où le sujet principal était le Glass-Steagall ! Donc ce congressiste n’a pas trop réussi son coup.

Nous organisons chaque jeudi soir une réunion téléphonique avec les militants et activistes de tout le pays, parce qu’il y a beaucoup d’endroits où nous n’avons ni bureau ni membres permanents, mais où nous avons des sympathisants qui veulent devenir actifs. Au fur et à mesure de ces réunions, il y a eu de plus en plus de participants, jusqu’à atteindre plus de 200 personnes, à tel point que nous avons dû souscrire un nouveau système de téléconférence pour pouvoir connecter au moins 1000 personnes.

Quand la Troïka a décidé de ponctionner les dépôts à Chypre, nous avons décidé de faire une réunion téléphonique d’urgence. Nous avons envoyé des mails partout où nous avions des sympathisants. Finalement, plus de 500 personnes ont cherché à se connecter à la réunion, nous avons même dû l’arrêter car le système était saturé ! Car à chaque fois qu’une nouvelle personne se connecte, cela fait un « bip », au final, tellement de gens se connectaient que les « bips » couvraient la voix de mon collègue Paul Gallagher qui faisait son briefing sur la situation. Vous voyez, le potentiel pour l’activisme est en train d’exploser ! Tous ces gens qui s’activent sont en train d’induire un changement.

A propos de ce changement par rapport à Obama, une congressiste afro-américaine, Karen Bass, tenait une réunion publique locale en Californie. Elle a essayé de dénoncer le Tea Party et d’autres choses, mais quand la question du Glass-Steagall et du séquestre budgétaire a été soulevée, elle, qui est pourtant démocrate, s’est dédouanée en disant : « Tout cela, c’est la politique d’Obama ! »

Nous avons aussi vu ce changement quand nous avons envoyé une équipe de militants à Wall Street et Manhattan, à New York, qui sont des lieux particulièrement hostiles pour militer, bien que l’on puisse y lever des fonds. La semaine dernière, nos militants ont battu tous les records de levage de fonds en collectant 700 dollars auprès des passants à Wall Street. Visiblement, c’était assez extrême. Les personnes mauvaises étaient vraiment très mauvaises et méchantes, et les militants se revigoraient en leur criant dessus ! Les bonnes personnes étaient vraiment très bonnes, et voulaient vraiment participer à la bataille.

Nous avons aussi déployé une équipe de militants au centre de Manhattan. Un employé de la City Bank est descendu de son bureau, avec une photocopie encore toute chaude d’un gros dossier interne à la banque, parce qu’il voulait nous communiquer les informations secrètes sur la politique de la City Bank par rapport à cette crise.

C’est une dynamique très différente de ce que nous avions auparavant. J’ai aussi eu un rapport hier soir sur notre intervention à la Convention démocrate en Californie, où nous avons envoyé des militants. LaRouche a souvent soulevé le fait que les partis se sont tellement désintégrés, qu’ils se sont tellement coupés de leur base politique avec cette réélection stupide d’Obama, qu’ils ne trouvent même plus cette minorité de militants pour nous virer de leurs événements ! Nous avons donc pu intervenir.

Lors de cette convention démocrate, il y avait un meeting avec Nancy Pelosi, qui voulait focaliser toute la discussion sur la question du mariage pour tous. Une de nos militantes est alors intervenue en disant : « Pourquoi parler de ça ? Ils sont en train de couper la sécurité sociale, ils sont en train de couper Medicare, nous allons tous mourir, pouvons-nous parler de quelque chose de réel ? » Les applaudissements ont éclaté de toute la salle et les gens sont venus la voir après le meeting pour l’interviewer et ont posté la vidéo sur leur page Facebook.

Dans le Labor Caucus, Michael Stieger, l’un des membres de notre comité de stratégie politique, a été invité à prendre la parole sur le Glass-Steagall. Dans le meeting des citoyens seniors, une personne qui n’est pas l’un de nos militants, mais un senior, est intervenue pour demander « pourquoi n’est-on pas ici pour parler de la destitution d’Obama ? Il coupe la sécurité sociale, il va nous tuer ! »

Ce ne sont que quelques aperçus de la dynamique de changement dans la population aux Etats-Unis, mais je crois que c’est la raison pour laquelle LaRouche a dit dans l’une de nos discussions sur la stratégie politique, « ce n’est pas que nous ayons gagné, mais nous pourrions gagner. Nous avons encore beaucoup de travail, mais nous pourrions bien gagner la bataille aux Etats-Unis ». Nous devons continuer à construire une masse critique et agissante pour le Glass-Steagall, pour briser l’impasse au Sénat.

Pour cela, il faut faire en sorte que les sénateurs cessent d’avoir peur de Satan et commencent à craindre Dieu !

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