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Ukraine : l’UE ferme les yeux sur l’hégémonie des néonazis à la tête de l’insurrection

La rédaction
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Plusieurs grands médias occidentaux viennent de confirmer de façon indépendante l’exposé retentissant de l’Executive Intelligence Review sur le rôle dominant des organisations néo-nazies dans les manifestations de Kiev.

Pourtant, le Conseil de l’Union européenne n’a pas hésité à publier le 10 février un communiqué à la langue de bois déplorant en termes plus que vagues « la situation en ce qui concerne les droits de l’homme, les cas de personnes disparues, la torture et l’intimidation, et déplore la mort et les blessures encourues de tous les côtés ». Le Conseil affirme par ailleurs qu’il se « tient prêt à répondre rapidement [par des sanctions et des moyens militaires ?] à toute détérioration sur le terrain ».

Alors qu’en France la couverture de presse reste plus que discrète, le fait scandaleux que des organisations ultra-nationalistes et néo-nazies dominent les manifestations est amplement documenté par le Globe & Mail de Toronto (le principal quotidien du Canada), le Guardian de Londres et l’agence Bloomberg de New York.

Le 7 février, le Globe & Mail publiait un article intitulé « Un mouvement de l’ultra-droite devient le fer de lance des manifestations ukrainiennes ». Son auteur Doug Sanders écrit que « les manifestants des groupes les plus nombreux et les plus agressifs, qui refusent en général de parler aux journalistes, sont des membres de Pravy Sektor, un regroupement de bandes fascistes, nationalistes, de hooligans du football et d’extrémistes de droite, certaines avec des précédents nazis ».

Sanders ajoute : Pravy Sektor est en fait « l’ossature de ces manifestations », pour ce qui concerne la « construction et l’entretien des barricades autour des squares, une grande partie de la construction des camps, la surveillance, et les batailles rangées et parfois mortelles avec la police. (…) Dans quelques villes plus petites, les manifestations locales et l’occupation des bâtiments administratifs semblent avoir été entièrement l’œuvre de Pravy Sektor. » Sanders précise que Pravy Sektor n’est pas une organisation isolée de la tendance majoritaire dans les manifestations, contrairement à ce que l’on pourrait croire, mais en fait intégralement partie : « En dépit de leur histoire d’intolérance extrême, Pravy Sektor a gagné l’admiration d’un nombre étonnamment élevé d’organisations reconnues. » Il cite ensuite Volodymyr Fesenko, dirigeant du Centre d’études politiques de Kiev disant : « Les gens les soutiennent [Pravy Sektor] (…) car ils les voient comme l’armée de l’opposition. »

Quant au Guardian de Londres, il publie le même jour un article de Volodymyr Ishchenko, qui rapporte :

Les médias occidentaux célébraient naïvement [vraiment ?] les « valeurs européennes » du mouvement, malgré le fait que le parti Svoboda, xénophobe, homophobe et nationaliste avait été, avec des groupes encore plus extrémistes [tel que Pravy Sektor cité plus haut], impliqué dans l’Euromaidan... depuis presque le début. Ils criaient des slogans d’extrême-droite, combattant la police, dirigeant l’occupation des bâtiments administratifs, et démantelant les monuments. Et pourtant ni les incidents de torture, de lynchage et d’humiliation en public de soi-disant voleurs dans les camps des manifestants, ni le passage à tabac de sans-abris ou de gens en état d’ébriété autour des camps n’ont été rapportés dans les médias internationaux.

Pour sa part le site de Bloomberg mettait à sa Une le 10 février la photo de terroristes portant un masque noir, sur le Maidan de Kiev, avec pour titre : « Les radicaux ukrainiens poussent à la violence alors que le zèle des nationalistes s’accroît. »

Les journalistes Daryna Krasnoloutska et Volodymyr Verbyany concentrent leur attention sur Pravy Sektor, le décrivant « comme un regroupement d’organisations nationalistes, incluant Tryzoub et Bilyi Molot [marteau blanc], dont l’idéologie est fondée sur Stepan Bandera, qui avait combattu l’administration soviétique dans les années trente, quelque fois aux côtés de l’Allemagne nazie ».

L’article conclut que ce sont ces groupuscules violents qui dominent la rue et cite le chef de Pravy Sektor, Dmytro Yarosh : « Nous sommes contre l’effusion de sang mais nous reconnaissons qu’il est impossible de parler aux autorités criminelles sans avoir recours à la force. »

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Vos commentaires

  • Le 13 février 2014 à 23:10
    par petite souris

    lézélites de l’UE ferment les yeux !
    si les peuples savaient..... ils ne soutiendraient tacitement pas la rébellion !
    donc
    silence assourdissant des médias lesquels deviennent complice de ce qu’il va arriver .... c’est à dire : le pire ! c’est à dire la guerre

    Répondre à ce message

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