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Drogue et terrorisme sont reliés en Afrique du Nord, au grand bénéfice des banques

La rédaction
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Le responsable de la lutte anti-drogue russe Victor Ivanov a souligné le lien existant entre le trafic de drogue et les groupes armées en Afrique du Nord, et a lancé une nouvelle attaque contre le « système financier international », l’un des « principaux bénéficiaires » du trafic de stupéfiants. Ivanov s’exprimait dans le cadre d’une entrevue pour l’édition espagnole de la chaîne de télévision Russia Today. [1]

Il a ciblé tout particulièrement les grandes banques internationales, activement à la recherche de dépôts en provenance du trafic de drogue, et a expliqué qu’un retour à une séparation des activités bancaires selon le principe Glass-Steagall permettrait de mettre un terme à ce processus.

« Puisque les fonds provenant chaque année du trafic de drogue vont, selon les estimations, de 500 à 800 milliards de dollars, il va sans dire que ces milliards ne sont pas placés sous un oreiller, mais deviennent une partie du système financier international – ils sont légalisés, blanchis, causant des dommages colossaux à l’économie du pays », a expliqué Ivanov.

Il a par ailleurs soulevé le rôle du trafic de drogue dans la propagation de la guerre terroriste en Afrique du Nord : « Il existe depuis quelque temps une tendance à transporter des quantités significatives de drogue à travers les pays d’Afrique de l’Ouest vers l’Europe. Au cours des 5 dernières années, le marché de la cocaïne en Europe s’est accu de 2 à 4 fois sa taille initiale ; ce qui signifie qu’il y a eu une gigantesque redistribution des flux. » Les trafiquants sont lourdement armés, avec des lance-genades portatifs (RPG), des hélicoptères et avions de transports, et même des missiles.

Ivanov a par ailleurs rejeté l’argument sociétal souvent mis de l’avant pour justifier la légalisation de la drogue. « Bien sûr, la demande existe en raison de besoins biologiques de gens déjà dépendants de la drogue ; mais au-delà de cette demande biologique, il y a une demande financière, et la demande financière est dictée par la stabilité des profits des cartels... Ce qui signifie qu’il y a aussi une demande de la part du système bancaire mondial, qui est également utilisé pour accueillir ces subsides stables équivalant à quelque 800 milliards de dollars. Qui nierait cela ? »

En ce qui concerne la légalisation, « je la rejette, je ne la soutiens pas ! », s’est-il exclamé, avant de se référer à l’épisode des guerres de l’opium contre la Chine : « La Chine, un immense pays, était au bord de l’extinction, elle coulait sous le cauchemar de l’opium. » Il a développé la situation en Afghanistan de manière détaillée, de même qu’au Mexique, un pays composé de 32 états plus une entité fédérale, mais où l’on trouve également « 12 cartels de la drogue qui ont divisé le territoire complet comme il leur plaisait ». Ils ont des armées entières à leur disposition, « et le budget de chacun d’entre eux dépasse celui de 5 gouverneurs ». Il y a également le fait que « les activités de ces cartels bénéficient d’un certain soutien social, car les paysans obtiennent du boulot, un boulot qui paye ».

Il a répété à plusieurs reprises que le développement économique est un aspect essentiel de la victoire dans la lutte contre la drogue.


[1Une transcription complète de ses remarques en espagnol est disponible ici.

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