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Ebola : Obama refuse d’y faire face

La rédaction
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Barack Obama vient de nommer un expert en communication pour gérer la crise d’Ebola

Dans un article intitulé « Certains experts d’Ebola redoutent que le virus Ebola puisse se propager plus facilement que prévu », le quotidien américain The Los Angeles Times révèle le fait que plusieurs experts contestent les versions officielles concernant la transmission du virus.

Le docteur C.J. Peters, qui a combattu en 1989 une vague de propagation du virus chez les singes de laboratoire à Reston, Virginie, et qui a par la suite dirigé l’étude la plus complète du CDC (Center for Disease Control, l’agence officielle américaine pour la lutte contre les épidémies) sur la transmission d’Ebola chez les humains, a déclaré qu’il n’excluait pas la possibilité que le virus puisse se propager par voie aérienne dans des environnements confinés. « Nous n’avons tout simplement pas les données nous permettant d’exclure cette possibilité », a déclaré le professeur, qui continue à étudier les maladies virales à l’Université du Texas à Galveston.

Le docteur Philip K. Russell, un virologue chargé de la recherche sur Ebola au Commandement de la recherche et du développement médical de la Marine américaine et qui a ensuite géré les stocks de vaccins au lendemain des attaques terroristes du 11 septembre 2001, a lui aussi déclaré qu’il restait encore beaucoup à apprendre sur Ebola : « Un comportement dogmatique serait, je crois, mal approprié, car il y a trop de questions sans réponse à ce sujet. »

Le Los Angeles Times révèle qu’un certain nombre de chercheurs restent dubitatifs en ce qui concerne les hypothèses de travail des agences de santé américaines dans trois domaines :

Le premier concerne l’efficacité des procédures de détection aux aéroports des personnes susceptibles d’êtres contaminées par le virus. Face au manque chronique de moyens pour soigner les gens dans les trois pays constituant l’épicentre de l’épidémie (Sierra Leone, Liberia et Guinée), certains malades cherchant à se faire soigner aux Etats-Unis pourraient contourner les mesures de dépistage en prenant de l’ibuprofène ou d’autres analgésiques antipyrétiques pour faire baisser leur température. Le Los Angeles Times cite à se sujet Kim Beer, un résident de Freetown, en Sierra Leone, impliqué dans les efforts pour obtenir le matériel nécessaire au traitement des malades, qui explique que la dernière chose qu’une personne souffrant d’une légère fièvre souhaiterait faire serait de faire part de ses doutes et de se voir repoussée en toute probabilité vers un centre de quarantaine.

Le second domaine concerne l’hypothèse selon laquelle une personne infectée mais ne montrant aucun symptôme ne peut pas transmettre le virus à quelqu’un d’autre. Le quotidien cite ici un spécialiste en santé publique de l’université du Minnesota, Michael Osterholm, qui a récemment siégé sur le Conseil scientifique national pour la biosécurité, qui a déclaré que « personne parmi nous ne connaît la réponse à cette question ».

Quant au docteur Russell, qui a supervisé la recherche effectuée par l’armée américaine sur Ebola, il a expliqué qu’il « avait trouvé les données épidémiologiques non convaincantes », étant donné que la notion de « symptôme est assez difficile à définir dans la pratique » et qu’il est prématuré de dire à partir de quel moment le virus apparait dans les diverses sécrétions et peut se transmettre à quelqu’un d’autre.

Le dernier domaine concerne l’affirmation selon laquelle Ebola ne peut être transmis par voie aérienne. Tout comme le Docteur Peters, le chercheur Charles L. Bailey, commandant-adjoint de l’Institut de recherche sur les maladies infectieuses de l’armée américaine (USAMRID) à Fort Detrick, Maryland, qui avait supervisé en 1989 la réponse à une éruption de fièvre Ebola parmi plusieurs douzaines de singes rhésus de laboratoire à Reston, en Viriginie, estime, à la lumière de cette expérience, qu’il n’est pas prudent d’éliminer la possibilité que l’actuelle souche du virus se propageant en Afrique de l’Ouest puisse se transmettre par voie aérienne, car aucune étude n’a été faite à ce sujet.

Un beau-parleur pour gérer Ebola

Plutôt que d’écouter l’avis des experts qui préconisent la précaution et surtout confier à l’un d’entre eux la direction des efforts pour combattre l’épidémie d’Ebola, Obama a préféré nommer Ron Klain au poste de Coordinateur national de la réponse à la crise (Response Coordinator).

Klain, un simple communicant politique, n’a aucune expérience en matière de lutte contre les épidémies. Après avoir supervisé la répartition de l’enveloppe de 800 milliards de dollars votée au cours du premier mandat d’Obama pour « stimuler » l’économie au lendemain du krach financier de 2008 (dont un demi-milliard versé à une entreprise de panneaux solaires, Solyndra, qui a fait faillite un an plus tard), et avoir été chef de cabinet du Vice-président Joe Biden, Klain a quitté ses fonctions en 2011 pour devenir président de Case Holdings, le groupe gérant le actifs financiers du fondateur d’AOL Steve Case.

En nommant un expert en propagande, plutôt qu’un expert médical, Obama se montre une fois de plus cynique et incompétent face à une crise qui représente potentiellement une des plus grandes menaces pour l’humanité tout entière.

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