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Crise bancaire : pour l’UE, la contribution forcée des déposants n’est plus tabou

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Samedi, les ministres des Finances de l’UE, réunis au Luxembourg, après vingt heures de discussions, se sont séparés sur un désaccord, et Dieu merci !

Sur la table, les nouvelles règles de l’UE à appliquer en cas de défaillance d’une grande banque, hypothèse qu’on affirme toujours purement hypothétique, jusqu’au jour où elle se réalise.

Solidarité & Progrès et Jacques Cheminade ont été les premiers à vous mettre en garde : Chypre a été le laboratoire pour tester les directives de la Banque des règlements internationaux (BRI) de Bâle. Son Conseil de sécurité financière (CSF) préconise depuis des années de compléter les renflouements des banques en difficulté par les Etats, avec la nouvelle technique dite du bail-in, celle d’un renflouement mobilisant exclusivement ses ressources internes dont, si besoin, les dépôts des clients.

Alors que la presse française évite d’étaler les détails, d’après le site internet Express.be, la revue des cadres en Belgique,

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a proposé que les actionnaires, les créanciers, les déposants et les titulaires de comptes subissent une ponction de 8%, affirmant que cette solution demeurait plus favorable pour eux, car leurs pertes seraient beaucoup plus importantes si les banques faisaient faillite.

Son collègue français Pierre Moscovici juge que cette mesure va trop loin. Comme les ministres des Finances de la Grande-Bretagne et de la Suède, il craint qu’elle ne provoque une ruée bancaire massive, et il préfère que les pays conservent une plus grande liberté pour décider ce qui doit être fait au moment où ils seront confrontés à cette question.

Ainsi, sur le fond, tout en se disputant sur les nuances, ces Messieurs sont hélas bien d’accord qu’il faille honorer « le mieux possible » les énormes dettes illégitimes car purement spéculatives dans lesquelles les grandes banques se sont embourbées. D’accord aussi, d’éviter à tout prix la vraie solution que tout le monde attend : celle d’un retour aux principes du Glass-Steagall Act de 1933 imposant une séparation stricte entre banques de dépôts et banques d’affaires.

Ce qui compte, a dit le Ministre espagnol des Finances Luis de Guindos, c’est de définir l’ordre dans lequel les différents agents de l’économie seront mis à contribution.

« La contribution forcée des déposants a été un sujet tabou jusqu’au début de cette année, avec le plan de sauvetage de Chypre », note Express.be. « L’idée de Schäuble n’est pas nouvelle ». Déjà en 2011, le Boston Consulting Group, think-tank consulté par Sarkozy et la plupart de nos hommes politiques, « avait estimé qu’imposer une taxe de 30% sur tous les actifs serait la seule façon de sortir de la crise de l’euro ».

Voilà ce qui risque d’être adopté par les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’UE lors du sommet de jeudi et vendredi à Bruxelles. A nous d’intervenir !

Soutenez notre proposition de loi pour couper les banques en deux !

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Vos commentaires

  • Le 25 juin 2013 à 23:47
    par petite souris

    Les banques n’aident pas les entreprises au bord de la faillite et donc des milliers de personnes sans emploi donc sans argent que les banques ne pourront voler pour qu’elles ne fassent pas faillite !!!!!!!!!!!
    J’hésite : Kafka ou Shaddocks ?

    Répondre à ce message

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