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L’Egypte soutient l’Argentine contre les fonds vautours et s’oriente vers les BRICS

La rédaction
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Le président égyptien Al-Sissi va-t-il devenir le nouveau Nasser ?
Crédit : medseib.mondoblog.org

L’Egypte est aux cotés de l’Argentine dans son combat contre les « fonds spéculatifs qui sont un obstacle aux efforts de restructuration de la dette dans les pays en voie de développement », affirme le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi dans une lettre adressée à la présidente argentine Cristina Kirchner. « Nous vous assurons de notre soutien entier dans vos efforts inlassables pour atteindre le bien-être du peuple argentin amical. »

La lettre d’ al-Sissi, rendue publique hier par l’agence de presse argentine Telam, est un autre signal d’un sursaut en cours contre le système monétariste impérial mourant. Il s’agit d’une réponse à la lettre du 26 juin de Mme Kirchner où elle informait le président égyptien de l’état des négociations sur la dette à la veille de la tentative des fonds vautours d’acculer l’Argentine au défaut souverain.

Al-Sissi : « Tout en vous remerciant de l’information fournie sur l’évolution de ce problème majeur, je voudrais témoigner de la robustesse et de la force des liens qui unissent nos peuples frères, et de la fierté que nous éprouvons à l’égard de l’histoire de notre lutte commune depuis l’établissement de relations diplomatiques entre nos pays en 1947, en quête de liberté et d’indépendance. »

La souffrance infligée par les « conditionnalités » du Fonds monétaire international (FMI) au peuple égyptien privé y compris de pain, est de notoriété publique. Et le succès de l’Argentine qui a rompu avec le FMI n’est pas passé inaperçu :

Nous, en Égypte, suivons avec le plus grand intérêt les grands efforts accomplis pour atteindre votre développement, les réformes économiques drastiques qui ont permis à l’Argentine de payer en 2005, même avant échéance, sa dette au FMI, et votre effort d’honorer vos dettes en date et en heure, rétablissant ainsi la confiance en l’économie argentine.

Le sujet de la gestion de la dette souveraine a été, et continue à être l’une des grandes questions inhérentes à la croissance des pays en voie de développement à cause de ses effets multiples dans l’histoire économique et sociale de ces pays. Dans ce contexte, il est pertinent de pointer du doigt le phénomène des fonds spéculatifs, qui sont un obstacle aux efforts de restructuration de la dette accomplis par les pays en voie de développement. Lors du dernier sommet du G77+Chine qui a eu lieu en Bolivie, nous avons souligné le besoin d’empêcher de tels fonds d’affecter les efforts de développer nos pays, comme cela ressort clairement du document final du sommet.

L’Egypte ressert ses liens avec les BRICS

Le 12 août, le président russe Vladimir Poutine a reçu son homologue égyptien à Sotchi pour discuter développement et coopération militaire. Les échanges commerciaux entre Moscou et Le Caire ont doublé au cours du premier semestre 2014. La Russie est devenue le premier fournisseur de blé de l’Égypte, qui exporte en échange des produits agricoles. Le président égyptien a également pu visiter des systèmes d’armes antiaériennes ainsi que le croiseur lance-missiles Moskva.

Au-delà d’une simple rencontre bilatérale, l’Égypte intensifie sa coopération avec l’Union eurasiatique et les BRICS. Dans une déclaration officielle, Poutine a rappelé l’entente russo-égyptienne de l’époque du président Gamal Abdel Nasser (1956-1970), l’un des fondateurs du mouvement des pays non-alignés.

Poutine a déclaré que :

L’amitié traditionnelle entre nos deux pays date de l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1950 et 1960, des milliers d’experts soviétiques ont aidé l’Egypte à construire des usines, la réalisation du barrage d’Assouan et même à créer de nouveaux pans entiers de l’économie, comme la métallurgie. Bon nombre de ceux qui forment aujourd’hui l’élite politique, académique et culturelle de l’Egypte, sortent de nos universités. C’est une bonne base pour permettre aujourd’hui le renforcement de nos liens.

La commission intergouvernementale russo-égyptienne a conclu un accord en vue « d’établir une coopération entre l’Egypte et l’Union douanière comprenant la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan ». Cette Union douanière sera effective le 1er janvier 2015, lorsque l’Union économique eurasiatique entrera en vigueur.

Sur le plan des infrastructures, la Russie participera dans le grand projet du nouveau canal de Suez lancé le 5 août par l’Égypte. Sur le plan agricole, la Russie augmentera ses exportations de blé vers l’Égypte. Avec 5 à 5,5 millions de tonnes, la Russie répond déjà à 40 % des besoins égyptiens. Pour faciliter les échanges, les deux pays envisagent la création d’un centre logistique sur la côte de la Mer noire. La coopération dans le domaine du gaz, de l’hydroélectricité et du nucléaire a également été discutée. Et après le lancement en avril d’une sonde égyptienne par un lanceur russe, les deux pays entendent intensifier leur coopération dans le domaine spatial.

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