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« En bande organisée » de Flore Vasseur, fiction ou réalité ?

La rédaction
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En bande organisée
Flore Vasseur, 2013,
Équateurs littérature, 317 pages, 19 €

Sébastien Costal, un cadre dirigeant de Goldman Sachs (“Folman Pachs” - dans le roman les noms les plus sensibles sont légèrement maquillés) est « suicidé » alors qu’il tente de rendre public le scandale du siècle : le maquillage des comptes grecs n’est pas un cas isolé. Goldman a en réalité aidé non pas un, mais la plupart des pays européens, dès 1995, à embellir leurs comptes afin de les rendre éligibles à l’euro. La banque les a alors inféodés au système des swaps et des dérivés, transformant la zone euro en schéma de Ponzi, et condamnant mécaniquement celle-ci, à moyen terme, à la crise de la dette.

Les amis de Sébastien Costal, tous issus de la même promo HEC, sont autant de portraits de l’oligarchie française déclinante : porte-flingue de Bercy, éditorialiste donneur de leçon, communicant, consultant de la finance… Y en aura-t-il un pour reprendre le flambeau du défunt ?

La fiction peut être un moyen puissant pour alerter le citoyen sur les enjeux complexes de notre temps. On peut bien sûr reprocher au roman son cynisme, son manque de perspective. C’est un peu le problème récurent de la culture alter-mondialiste. Flore Vasseur est elle-même issue d’HEC et du marketing, on compatit.

En revanche on ne peut que se réjouir de cette dénonciation sans fard de la collaboration des élites avec la finance, de la confusion des genres et des contre-pouvoir en carton pâte. En adoptant, pour suivre ses personnages, le point de vue intime qu’aurait un vieux copain de classe retrouvant ses amis vingt ans plus tard en poste aux plus hautes fonctions, l’auteur enrichit son récit d’une description bien sentie du progressif renoncement et du manque profond de caractère de ces-dites élites, engluées dans un système qui les conditionne à agir, « en bande organisée », contre le peuple.

On est aussi surpris par la franchise et la précision avec laquelle la romancière explique les tenants et aboutissants de la crise européenne. Pas étonnant d’ailleurs de la voir utiliser l’expression « couper les banques en deux », slogan de campagne de Jacques Cheminade en 2012, et du mouvement Solidarité et Progrès depuis lors.

En espérant que l’auteure ne finisse pas elle-même dans le piège qu’elle dénonce : cooptée par une « élite intellectuelle » résolument engagée à ne rien faire.

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