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En rejetant le Glass-Steagall, Hillary Clinton se disqualifie comme candidate

La rédaction
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Le militant de LPAC se fait escorter vers la sortie après avoir posé à Hillary Clinton la question qui fâche : "Allez-vous rétablir la loi Glass-Steagall ?"

« Mme Clinton, allez-vous rétablir le Glass-Steagall Act ? » hurla à plusieurs reprises Daniel Burke, un militant du Comité d’Action politique de Lyndon LaRouche (LPAC) à la fin d’un discours de la candidate, censé esquisser sa politique économique à la New School de New York City.

Alors que les vigiles procédaient à l’expulsion de l’intrus (aucune période de questions n’étant prévue), la candidate s’est empressée à ne pas répondre.

Burke fut immédiatement interrogé par une petite douzaine de journalistes et l’information, reprise par plusieurs grands médias ainsi que sur les réseaux sociaux, a créé un buzz majeur.

Avec Hillary, « vous n’allez pas voir Glass-Steagall » a reconnu par la suite à l’agence Reuters Alan Blinder, un des dix économistes qui conseillent Hillary Clinton, et qui venait d’évoquer la question avec la candidate.

Depuis plusieurs mois, Martin O’Malley, le seul candidat réellement indépendant des mécènes de Wall Street, n’a cessé de souligner que le système financier peut exploser. Et vu les menaces que pose la crise de l’euro (« crise grecque »), la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, elle aussi en campagne pour Glass-Steagall depuis 2013, a déposé le 7 juillet, avec trois autres sénateurs, un projet de loi pour un « Glass-Steagall du XXIe siècle » (S. 1709) proposant une vraie réforme bancaire qui séparerait de façon hermétique les banques commerciales des banques d’investissement.

La non-réaction d’Hillary a immédiatement fait scandale. La raison en est simple : le Glass-Steagall est actuellement dans tous les esprits. C’est même LA question au cœur du débat présidentiel américain.

L’information, reprise par Bloomberg, The Independent, The Hill, Business Insider UK, MEDIAite, etc., continue à faire le tour d’Internet. Pour sa part, le Huffington Post prédit qu’en cas de nouvelle crise bancaire, « Hilary renflouerait les banques ».

Résultat : plusieurs syndicats, notamment le syndicat des enseignants (American Federation of Teachers - AFT), qui avaient déjà accordé leurs soutien à Hillary Clinton tout en étant favorables à l’initiative de Warren, envisagent désormais de reconsidérer leur position.

L’ancien ministre du travail de Bill Clinton, Robert Reich, a souligné sur son blog que c’est là une grave erreur de la part d’Hillary, car l’abrogation de Glass-Steagall a été une des causes majeures de la crise de 2008.

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