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Enfin un coup de gueule contre la politique française en Syrie !

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Saluons cette intervention forte dans le quotidien Libération de ce jour, dans le débat qui secoue notre pays à propos de la conférence de paix sur la Syrie, qu’Américains et Russes ont décidé d’organiser début juin à Genève.

Signée par un haut fonctionnaire, maître de conférences en relations internationales, qui a préféré utiliser un pseudonyme, Horace Bénatier, elle nous redonne espoir qu’il y a des voix dissidentes parmi nos hauts responsables, à propos de cette guerre lâche que nous soutenons depuis deux ans contre un pays « ami ».

D’abord, le titre donne le ton : « Syrie : donner une chance à Genève II, ou se taire » !

L’auteur y prend à parti toutes les raisons évoquées pour justifier cette guerre. On nous parlait de la « fin imminente du régime », or « l’exécutif ne s’est pas effondré », « l’armée régulière lui est restée loyale », et « l’alliance d’intérêt entre alaouites et minorités confessionnelles » (...) s’est érodée sans pour autant se désintégrer ».

L’auteur fait le tour une fois de plus sur l’impossibilité de l’usage de la force pour aller jusqu’au bout dans ce changement de régime inique : «  le scénario d’une opération militaire étrangère n’est pas envisageable en Syrie, du fait d’un rapport coûts/bénéfices trop défavorable », une « répétition du scénario tunisien et égyptien, dans lesquels des Frères musulmans mal élus succèdent à des despotes en fuite, paraît encore moins vraisemblable ». L’auteur dénonce la décrédibilisation par l’inertie «  de la Coalition nationale syrienne, la barbarie de certaines factions combattantes et la montée en puissance des salafistes jihadistes liés à Al Qaeda. »

Bénatier revient sur l’essentiel : en proposant, le 8 mai, « la tenue d’un Genève II, Américains et Russes ont établi les deux conditions essentielles d’une sortie de crise : une solution négociée à l’issue d’un processus politique dont Genève ne sera qu’une étape, et la participation de tous les protagonistes, à commencer par des représentants de l’exécutif syrien et de l’opposition, voire de leurs parrains iranien et saoudien, comme le suggère Moscou. »

L’avenir du Président syrien ne « saurait être une condition à l’ouverture de négociations de paix », souligne-t-il, notant que c’était bien cette exigence qui a fait capoter Genève I. « Considérer que la sortie de crise en Syrie est liée au destin politique d’un seul homme est aussi absurde qu’inacceptable ».

Puis, enfin, un coup de gueule contre les plus hauts responsables diplomatiques et politiques français. « Quid de la France dans ce ballet diplomatique ? Elle s’est fourvoyée en multipliant les mauvais choix ». Il dénonce le « pari raté » du soutien à la dite opposition syrienne, et les propositions hasardeuses, comme celle visant à « militariser la rébellion ».

L’auteur dénonce « la posture cynique » adoptée par la France qui, en « dénigrant Genève II, démontre qu’elle privilégie la victoire de "sa" méthode à la perspective d’une solution négociée en Syrie qui laisserait Paris sur la touche. » La France, dit-il, n’est pas plus légitime à vouloir se mettre à la table de négociations, elle qui a agi en pyromane dans ce conflit que « trop d’acteurs alimentent par procuration ».

Pour conclure, «  La France doit se ranger dès à présent derrière l’appel du 8 mai. A défaut, Paris doit se garder d’apparaître comme un obstacle aux tentatives de dialogue. Dans l’intérêt de tous et d’abord des Syriens ».

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