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Le deal d’Obama avec JP Morgan

La rédaction
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Suite à d’intenses négociations entre le ministre américain de la Justice Eric Holder et les avocats de la mégabanque-casino JPMorgan Chase, un accord a été conclu entre l’Etat américain et la banque. JP Morgan paiera 13 milliards de dollars pour son rôle dans l’affaire des subprimes, accusés d’être à l’origine de la pire crise financière depuis les années trente et responsables de l’éviction de millions de ménages américains de leur logement.

Le deal vise à contenter une opinion publique exaspérée par la clémence scandaleuse d’Obama à l’égard des banquiers, tout en minimisant l’impact d’une peine trop lourde sur les activités spéculatives de Wall Street. Il comprend un dédommagement de 7 milliards de dollars pour les investisseurs floués par JP Morgan (ainsi que par Bear Stearns et Washington Mutual, rachetées plus tard par la banque à la suggestion du gouvernement américain) ; 4 milliards d’aides aux ménages lésés par la crise ; et 2 autres milliards au titre d’amende.

JPMorgan n’a toutefois pas obtenu ce qu’elle désirait le plus : une immunité contre toute poursuite ultérieure au pénal. Du moins pour l’instant.

La montée en force des initiatives en faveur d’un rétablissement de la Loi Glass-Steagall visant à imposer une séparation stricte entre banques dédiées, a amené la banque à faire certaines concessions, de même que les nombreux scandales touchant les grande banques américaines et provoquant de nombreuses interrogations de la part de la population, qui ne comprend pas pourquoi les banquiers ne finissent jamais en prison !

Ainsi, si l’administration Obama devait abandonner l’idée de poursuivre les dirigeants de la banque au pénal, la situation politique dans le pays pourrait devenir explosive.

Plusieurs autres points en suspens n’ont pas été inclus dans les négociations avec JP Morgan :

  1. La manipulation des taux d’intérêt LIBOR, ainsi que des prix de l’électricité et des matières premières en Californie et dans le Midwest.
  2. L’enquête au pénal menée par les autorités de l’état de New York n’a pas été suspendue.

Pour ce qui concerne l’accord avec la justice américaine, il a été révélé que la banque pourrait, si l’administration Obama ne fait pas objection, finir par payer bien moins que les 13 milliards annoncés car, selon l’agence de presse Reuters, une grande partie de l’amende pourrait être traitée comme déductible d’impôt !

En effet, pour la partie de 4 milliards devant être allouée à des aides pour les ménages touchés par la crise des subprimes, JP Morgan va l’inscrire dans ces comptes comme un acte de charité déductible d’impôt, et elle tentera de faire pareil pour les 7 milliards versés aux investisseurs ! Reste à voir si l’administration Obama fermera les yeux.

Plus proche de nous, dans Dexia, une banque toxique, le livre de Nicolas Cori et Catherine Le Gall (La Découverte, 256 pages, 19,50 euros), les auteurs interrogent un ancien banquier de JP Morgan. Ce dernier, sous couvert d’anonymat, reconnaît être l’inventeur du « crédit structuré », bien connu chez nous sous l’étiquette « emprunt toxique »...

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