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Syrie : le ferment anti-guerre s’empare des Etats-Unis et du Royaume-Uni

La rédaction
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Etats-Unis :

Dans un contexte déjà tendu, où la destitution du président Obama est discutée dans tout le pays, 116 députés (98 républicains et 18 démocrates) ont signé la lettre rédigée par le député Scott Rigell sommant le président de respecter la Constitution en obtenant l’autorisation préalable du Congrès pour toute action militaire en Syrie.

Des initiatives similaires se multiplient avec la même exigence, de la part de parlementaires déterminés à ne pas revivre l’affaire de la Libye, où Obama avait engagé l’armée américaine sans chercher l’approbation préalable du Congrès. Si les démocrates se sont montrés discrets jusqu’à présent, un groupe de députés progressistes a signé la lettre de la députée californienne Barbara Lee, affirmant que le « Congrès doit réaffirmer son autorité sur cette question » [la prérogative constitutionnelle de déclarer la guerre].

Pour sa part, le site Politico rapporte qu’il y a, sous la surface, « un ferment, qui n’a tout simplement pas encore éclaté au grand jour ». Le député démocrate Jim McDermott est cité : « S’ils tirent des missiles là-bas, vous verrez un tas de gens s’exclamer : ’’c’est une erreur absolue, ils n’auraient pas dû faire cela, je ne soutiens pas cette action’’. La tempête éclatera s’il [Obama] y va sans l’approbation du Congrès. »

Le républicain Justin Amash a dit mercredi que l’usage de la force contre la Syrie est « manifestement anticonstitutionnel », et le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, qui a le pouvoir de convoquer le Congrès actuellement en vacance, a envoyé une lettre à Obama mercredi questionnant le droit du président à lancer une action militaire sans l’autorisation du Congrès.

Les députés démocrates Rick Nolan et Peter Welch, ainsi que le républicain Chris Gibson, un vétéran de la guerre d’Irak, ont demandé que le président convoque le Congrès pour qu’il se prononce sur l’escalade possible de l’action militaire américaine contre la Syrie : « Avant d’engager nos forces, écrivent-ils, dans ce qui serait clairement un acte de guerre, le président a l’obligation constitutionnelle d’obtenir l’autorisation du Congrès, et nous avons l’obligation d’étudier les conséquences potentielles, de conseiller et de consentir à la prise d’une telle décision. »

Après avoir rappelé que la Loi des pouvoirs de guerre de 1973 avait été adoptée à la fin de la guerre du Vietnam pour s’assurer qu’aucun président ne violerait plus jamais la constitution en engageant le pays dans une guerre sans l’autorisation du Congrès, les trois députés exigent des réponses aux questions suivantes :

Il est essentiel que tout le monde comprenne qu’une fois une attaque lancée, des conséquences durables et inévitables nous conduiront à répondre tôt ou tard à des questions difficiles, parmi lesquelles :

  • avons-nous les moyens de nous engager dans un nouveau conflit armé onéreux à mi-chemin de l’autre côté de la planète, au moment où nous confrontons chez nous une crise sur le plafond de la dette et notre capacité à financer le fonctionnement de l’Etat et les services essentiels à notre population ?
  • quelles seront les ressources exigées par une attaque sur la Syrie, et sur quelle période de temps ?
  • une attaque américaine ne résulterait-elle pas en un usage encore plus grand des armes chimiques par le gouvernement syrien ?
  • quels seront les dommages collatéraux sur les villages et les civils innocents causés par une attaque américaine sur les forces du gouvernement syrien ?
  • la Russie et l’Iran ne se verront-ils pas obligés de venir à l’aide de la Syrie, déclenchant possiblement une confrontation entre les superpuissances par subrogation ?
  • reconnaissant que nous n’avons pas d’amis dans aucun camp du conflit syrien, un engagement des Etats-Unis ne servira-t-il pas, ultimement, à prolonger la guerre et exacerber les tueries ?

Le Congrès se doit d’examiner ces questions fondamentales dès maintenant, avant toute intervention militaire américaine en Syrie. Nous vous demandons par conséquent, une fois de plus, de convoquer le Congrès en session au plus vite.

Royaume-Uni :

Le Premier ministre David Cameron doit lui aussi faire face à une opposition de plus en plus forte contre sa tentative de déclencher une guerre souhaitée ardemment par les financiers de la City et de Wall Street.

Cameron a dû modifier le projet de résolution qu’il devait déposer aujourd’hui au Parlement, pour que le vote autorisant l’usage de la force soit retardé jusqu’à ce que ne soit complété le rapport des inspecteurs de l’ONU enquêtant à l’heure actuelle sur la question des armes chimiques en Syrie.

Il ne faut pas oublier toutefois que la prérogative de décider la guerre revient ultimement à la reine-impératrice britannique, même si la tradition demande que le Parlement soit consulté. Il n’y a par conséquent pas de danger, contrairement aux Etats-Unis où Obama pourrait se voir destitué pour avoir violé la Constitution, de voir la reine abdiquer ou le gouvernement tomber pour ne pas avoir obtenu l’autorisation préalable du Parlement avant de lancer la guerre. Dès le mois de juin, 114 députés de la Chambre des communes de tous les partis avaient toutefois voté en faveur d’une résolution demandant que Cameron consulte le Parlement avant de partir en guerre contre la Syrie.

Le parti travailliste n’a pas rejeté la possibilité qu’il puisse voter en faveur d’une attaque contre la Syrie, mais entend poser des conditions visant à s’assurer que le droit international soit respecté, que les objectifs stratégiques soient clairement identifiés, et que soit connue l’étendue du soutien de la communauté internationale. La voix de l’opposition en matière de politique étrangère, le travailliste Douglas Alexander, a déclaré que son parti n’a pas l’intention de « signer un chèque en blanc pour le gouvernement ». Certains membres du parti de Cameron, dont le tory Adam Holloway, ont également fait part de leurs doutes sur les conséquences d’une attaque contre la Syrie, faisant remarquer que la « réaction face à l’horreur ne constitue pas une stratégie ».

Dans un exercice visant à discréditer davantage la Chine et la Russie, le gouvernement de sa Majesté a par ailleurs déposé un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, afin d’obtenir l’autorisation des Nations unies pour attaquer la Syrie, sachant que ces deux pays y opposeront leur veto et que la France ne sera pas cette fois-ci de leur coté.

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