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A Atlanta, la lutte pour Glass-Steagall atteint son paroxysme

La rédaction
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Une lutte frontale entre les représentants des mégabanques de Wall Street et les forces menées par le Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC)pour rétablir la Loi Glass-Steagall est en cours à Altanta, où se tient comme chaque année, la National Conference of State Legislatures (NCSL, conférence nationale des élus des Etats américains).

Bien que la pression des banquiers a fini par conduire la sénatrice de l’Etat du Delaware Katherine Cloutier à retirer son projet de vœu en faveur de Glass-Steagall, la situation reste entièrement ouverte, dans la mesure ou plusieurs autres élus restent complètement mobilisés en ce sens.

A Washington, Politico, qui diffuse son contenu rédactionnel via la télévision, Internet, la presse papier et la radio, relate l’intensité de la bataille à l’intérieur de la conférence, en prenant soins toutefois d’omettre le rôle joué, depuis des années, par le LPAC.

Dans un article consacré à cette question, le journaliste Kevin Cirilli rapporte le 13 août que la sénatrice Cloutier s’est vu obligée de retirer le projet de vœu qu’elle entendait faire adopter au cours de la conférence en faveur de Glass-Steagall, sans toutefois donner de raison précise. Soulignons cependant qu’à l’intérieur des Etats-Unis, le Delaware est le principal Etat servant de paradis fiscal pour les mégabanques de Wall Street. Le journaliste précise :

Les grandes banques ne prennent pas la question à la légère. Prenons le Delaware – Etat à partir duquel plusieurs grandes banques organisent leurs opérations de carte de crédit. Lorsqu’un groupe bipartisan de sénateurs de l’état ont déposé un projet de vœu en juin appelant à un retour à Glass-Steagall, quatre lobbyistes – incluant ceux travaillant pour le compte de J.P. Morgan Chase et Bank of America – se sont montrés lors d’une audition pour dénoncer l’idée. La projet a été classé.

Cet article a été repris par les sites Market Watch et ThinkProgress.org, avec quelques précisions supplémentaires. « Ces Etats veulent que le Congrès agisse pour scinder les grandes banques », et puisque seul le gouvernement fédéral peut agir en ce sens, « l’idée des vœux est d’aider la sénatrice Elizabeth Warren qui a déposé le 11 juillet une proposition de loi avec trois autres sénateurs pour rétablir Glass-Steagall] à mettre de la pression sur le reste de Washington. »

Même si les banquiers semblent avoir le dessus pour l’instant, l’article reconnaît qu’« un nouveau Glass-Steagall peut bien être la nouvelle proposition la plus populaire pour limiter le risque posé par un secteur financier surexposé » et affirme, sans préciser pourquoi, que « ce n’est surtout pas la seule ».

Quant au Dakota du Sud, l’un des quelques Etats à avoir voté des vœux en faveur de Glass-Steagall dans les deux chambres, son principal quotidien, le Daily Oklahoman, publie une lettre ouverte de l’associé de Lyndon LaRouche Paul Gallagher, en réponse à l’interview accordée au journal le 7 août par le PDG de J.P. Morgan Jamie Dimon, au cours de laquelle ce dernier avait fait part de son opposition au retour de Glass-Steagall.

Gallagher répond que Glass-Steagall est un retour aux principes établis par le premier secrétaire au Trésor américain Alexander Hamilton, pour une banque nationale et le crédit public, et ajoute que les efforts de Dimon et ses acolytes pour abroger Glass-Steagall ont eu le même effet destructeur sur l’ensemble du pays que l’abandon progressif des principes défendus par Hamilton.

Après avoir fait la liste des crimes et délits commis récemment par J.P. Morgan Chase, pour lesquels la banque a plaidé coupable, échappant à des poursuites au pénal en échange de sanctions financières mineures, Gallagher conclut que « seul le principe de crédit publique de Hamilton permettra de financer chaque nouveau cycle de production et d’assurer l’investissement nécessaire dans l’amélioration de la productivité et des capacités cognitives de la main d’oeuvre ».

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