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Etats-Unis : soutien grandissant pour Glass-Steagall, mais Obama dit non

La rédaction
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Probablement énervé par la perte de son aura magique, le président Obama est passé à un aveu révélateur dans une interview postée sur le site internet du magazine Rolling Stone le 25 octobre. Après avoir défendu la loi Dodd-Frank, une véritable usine à gaz législative servant à noyer le poisson d’une véritable réforme bancaire, Obama a de lui-même, sans qu’on lui demande, mis le sujet sur la table, comme s’il cherchait à se justifier : « Rien n’indique qu’une restauration de Glass-Steagall changerait quoi que ce soit à la dynamique », avant de marteler le mantra que « le problème actuel du secteur financier ne peut pas être résolu en réimposant des modèles qui ont été établis dans les années 1930 ».

Obama répond enfin clairement aux nombreux Américains qui exigent une vraie séparation bancaire. L’un d’entre eux, l’ancien ministre du Travail de Bill Clinton Robert Reich, avait à nouveau appelé le Président le 18 octobre à scinder les plus grandes banques américaines et à rétablir le Glass-Steagall, notant que ce serait un bon moyen de « démasquer » Mitt Romney. Si Reich voit en Romney le candidat de Wall Street, il sait parfaitement que c’est Obama qui s’est opposé au rétablissement de Glass-Steagall, qui a renfloué Wall Street et promu la loi Dodd-Frank, une loi qui maintient la politique des banques « too big to fail ».

Lors d’une conférence au Centre Woodrow Wilson à Washington le 23 octobre, un journaliste d’EIR a interrogé James Baker III, ancien secrétaire au Trésor du gouvernement Reagan (1985-1988) et secrétaire d’Etat sous George H.W. Bush (1989-1992), sur la pertinence de Glass-Steagall. Baker a précisé qu’une telle législation interdirait aux banques d’investissement de mener des activités commerciales et vice versa. « Je ne pense pas que Romney [y] serait favorable », a-t-il répondu, « mais son rétablissement est une très bonne idée. Lorsque j’étais secrétaire au Trésor, nous avions le Glass-Steagall. Mais la politique du "too big to fail" règne encore aujourd’hui et les contribuables pourraient de nouveau être appelés à payer la note. »

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