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Evo Morales aspire à la « libération scientifique » de la Bolivie

La rédaction
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Le président bolivien Evo Morales.
Crédit : theprisma.co.uk

Reflétant la propagation de l’esprit des BRICS à l’ensemble de l’Ibéro-amérique, le président bolivien Evo Morales ainsi que son vice-président Alvaro Garcia Linera ont souligné l’importance du progrès scientifique pour la libération du pays dans des discours prononcés devant des assemblées de jeunes.

Grâce à ce qu’il ont appelé la « libération scientifique », la Bolivie compte réduire sa dépendance à l’égard de la technologie étrangère, tout en formant des milliers de scientifiques, d’ingénieurs, de professeurs et autres personnels qualifiés, capables de contribuer au développement rapide du pays.

L’agence de presse chinoise Xinhua rapporte que lors d’une cérémonie à Santa Cruz de la Sierra le 18 septembre, au cours de laquelle ont été distribués 14 050 ordinateurs portables, le président Morales a déclaré :

Nous avons maintenant la tâche de nous libérer par nous-mêmes dans le domaine de la science. Cela est pour nous une lourde responsabilité, et nous avons des plans pour construire des cités scientifiques où l’on se rendra pour passer une maîtrise ou un doctorat. La Bolivie a besoin d’hommes et de femmes qui possèdent un savoir scientifique et qui peuvent contribuer à l’industrialisation du pays.

Lors d’une cérémonie similaire dans un institut technique situé dans le district urbain d’El Alto près de La Paz, le vice-président Garcia Linera s’est adressé à un rassemblement d’étudiants et de professeurs, et leur a expliqué que si la Bolivie avait réussi à se libérer de la domination étrangère en nationalisant ses ressources et en mettant en œuvre une politique agressive d’industrialisation, il lui reste maintenant à développer ce qu’il a appelé « l’économie de la connaissance ».

Après avoir passé en revue les accomplissements du pays au cours de la dernière décennie dans le traitement sur place des matières premières, il leur a fait comprendre que « cela ne suffisait pas », que la Bolivie devait « se préparer à commencer à produire, vendre et exporter la connaissance, la sagesse et la technologie ».

Le gouvernement mettra les moyens nécessaires pour former les professionnels, les envoyer en France, en Europe, au Japon ou aux Etats-Unis pour étudier et tout absorber « comme des éponges », a-t-il déclaré, afin qu’ils puissent rentrer au pays et « travailler pour l’Etat, (…) pour propager ce savoir ».

La Bolivie du 21e siècle, a-t-il ajouté, « est une Bolivie scientifique et technologique ». Il a mis les étudiants au défi d’étudier sérieusement : « Ne faites pas l’idiot, sinon vous ne serez d’aucune utilité. » Il a demandé aux professeurs d’être exigeants, de ne pas faire de faveur à ces étudiants qui passent leur temps à faire la grève, ou à protester. « A vous étudiants, a-t-il déclaré, nous vous aimons et nous vous donnerons tout ce dont vous avez besoin, mais vous devez également faire don de vous-mêmes : vous devez étudier, faire les sacrifices nécessaires, être pleinement engagés. »

L’Etat, leur a-t-il promis, fournira la nourriture, l’infrastructure, les bourses d’étude, l’équipement, le soutien. Si les étudiants font leur part et étudient, « notre patrie sera grande et forte. La richesse du pays a deux noms : production et éducation. » Ne nous laissez pas tomber.

Étudiez, (…) la Bolivie a besoin des meilleurs. Nous sommes fatigués d’être les derniers... L’objectif du président Evo est une Bolivie industrielle, productive, un centre d’énergie pour l’Amérique latine, et nous allons y arriver car nos étudiants étudieront.

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