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Face à la colère populaire, l’UE compte museler ses citoyens

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Que n’a-t-on pas dit contre ceux qui « osaient » prétendre qu’un jour la crise financière allait dégénérer en un fascisme financier et des mesures autoritaires pour l’imposer ? L’oligarchie en place a une expérience millénaire dans ce domaine. Elle sait bien que l’austérité draconienne qu’elle exige et la confiscation des biens des peuples qu’elle impose, provoqueront fatalement, après le mécontentement, des révoltes et des émeutes.

Pour la neutraliser, les écoutes et les caméras accompagnent la stérilisation des esprits. Sachez que la Xbox One, la nouvelle console que vos enfants exigeront sans doute comme cadeau de Noël pour s’éclater avec leurs jeux vidéo, est équipée de « sensors Kinect », c’est-à-dire des cameras qui surveillent et transmettent au producteur de l’engin et demain pourquoi pas à la police, le moindre comportement du joueur cobaye, et ce de jour comme de nuit.

En France

Chez nous, l’étrange silence sur les programmes d’espionnage de la NSA américaine s’explique aisément par l’Article 13 (géolocalisation) du projet de loi de programmation militaire votée en octobre dernier au Sénat, dans une quasi-indifférence. « La France vire-t-elle à la société orwellienne ? » s’interroge même Le Figaro.

En pleine affaire Snowden, du nom de cette taupe qui a révélé comment l’Amérique espionne le monde au nom de l’antiterrorisme, le gouvernement s’apprête à faire voter un projet de loi de programmation militaire dont certaines dispositions étendent les possibilités de capter les données numériques de dizaines de milliers de personnes par an. Il s’agit de savoir qui ces potentiels "ennemis d’État" appellent et qui les joint, ou même de les localiser en temps réel à travers leurs téléphones, leurs ordinateurs. En dehors de toute action judiciaire.

Espagne

Dans les pays durement frappés par la Troïka, c’est la répression policière qui permet désormais de faire tenir l’euro. Dès avril 2012, le journal espagnol Publico dénonçait que sous prétexte de vouloir endiguer les débordements violents des mouvements sociaux, le gouvernement cherchait à durcir le Code pénal. A l’époque, Publico écrivait :

Conscient que les coupes budgétaires et la réforme du travail peuvent déclencher des mouvements de protestation semblables à ceux des Indignés (…) ou de la grève générale du 29 mars, le gouvernement de Mariano Rajoy a décidé d’anticiper.

Fidèle aux théories de Joseph De Maistre, l’un des fondateurs de la synarchie et admirateur de l’Inquisition, il s’agit avant tout, par une répression aveugle et autoritaire à l’encontre des victimes de la crise, de renforcer « l’autorité » d’un Etat discrédité car uniquement au service de la finance folle.

Discutée lors du Conseil des ministres le vendredi 22 novembre 2013, la « loi citoyenne de sécurité » a provoqué un tollé en Espagne. D’après le site de la télévision belge RTBF, le nouveau dispositif législatif prévoit que

celui qui occupe un bâtiment tel qu’une agence bancaire peut être puni de 3 à 6 mois de prison ; si l’on interrompt les transports publics, l’on peut être condamné jusqu’à deux ans d’emprisonnement. La résistance à l’autorité (par exemple en s’enchaînant les uns aux autres pour éviter une expulsion) pourra être assimilée à un attentat et donc punie de 4 ans de prison. Quant au partage ou à la diffusion par des moyens publics d’actions qui troublent l’ordre public (en d’autres termes : l’appel à une manifestation via des réseaux sociaux), il peut être puni d’une peine de prison d’un an maximum.

La loi prévoit également des amendes allant jusqu’à 30 000 euros pour les « infractions graves » comme les menaces ou insultes envers un policier, ou encore pour empêcher « la libre circulation des véhicules et des personnes ».

Le texte sanctionne également ceux qui manifestent « sans préavis devant des institutions de l’Etat comme le Congrès, le Sénat ou les hauts tribunaux ». Porter une capuche pourrait également être considéré comme une infraction, tout comme la pratique des « escraches », lorsque des mouvements ou associations se rendent au lieu de travail ou au domicile des personnes qu’ils veulent dénoncer publiquement. Cette loi réconfortera sans doute l’oligarchie locale puisque ce mode d’action a été largement utilisé par les membres de la Plate-forme des victimes de crédits hypothécaires (PAH) pour contester les expulsions locatives et exhorter les politiques du Parti populaire à la révision de la loi sur les crédits immobiliers.

Mais le ministre de l’Intérieur, Jorge Fernández Díaz, a déclaré que le durcissement ne visait qu’à mieux combattre la « spirale de violence » des « collectifs antisystème » qui utilisent des « techniques de guérilla urbaine ». Il faut que les « gens craignent davantage l’Etat », n’a pas hésité à dire pour sa part le ministre de l’Intérieur du gouvernement autonome catalan, Felip Puig.

Pour le juge espagnol Joachim Bosch, interrogé par Publico, pour qui cette nouvelle loi est la plus sévère d’Europe, l’Espagne bascule d’un « Etat social » vers un « Etat pénal ».

Face à cette loi controversée, l’ONG Reporters sans Frontières (RSF) tire la sonnette d’alarme et appelle les parlementaires à revoir d’urgence une « disposition inconstitutionnelle ». Pour RSF, « ce projet de loi risque de faire des manifestations de rue des zones interdites aux journalistes. Sous le coup de poursuites judiciaires et d’amendes exorbitantes, susceptibles d’être distribuées à l’envi tant la notion "d’atteinte à l’image ou à l’honneur d’un policier" est imprécise, comment les journalistes pourront-ils couvrir efficacement non seulement les manifestations, mais l’ensemble des événements impliquant la police ? ».

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Vos commentaires

  • Le 7 décembre 2013 à 10:32
    par petite souris

    Interdire de manifester !
    les populations ne vont pas aimer
    enfin !
    yenaura qui trouveront la dictature indispensable
    d’autres qui résisteront comme Mendela et qui mourront
    L’honneur cela existe ..................

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Extraits des statuts - Article 2 - Objet