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Bail-in bonds : le G20 veut marcher dans les pas de Hjalmar Schacht

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L’escamoteur (vers 1505). Tableau de Jérôme Bosch.
Crédit : Wikipedia Commons

Dès aujourd’hui, plus de 6000 policiers sont sur le pied de guerre à Brisbane, la troisième ville d’Australie, qui accueillera le 15 et 16 novembre la réunion des chefs d’Etat du G20.

Alors que les pays des BRICS ont parlé grands projets, partenariats économiques et financement des infrastructures lors du sommet de l’APEC organisé à Beijing le weekend dernier, à Brisbane, la City et Wall Street comptent bien imposer leurs diktats.

Lundi, le Conseil de stabilité financière (Financial Stability Board ou FSB), désigné lors de la réunion du G20 à Londres en avril 2009 comme le régulateur suprême, a publié ses recommandations. Officiellement il s’agit de préempter un remake de la crise financière de 2007-2008 qui obligea les Etats à renflouer, avec l’argent du contribuable, sans compter les mégabanques croulant sous leurs dettes spéculatives.

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Hjalmar Schacht, le ministre des Finances d’Adolf Hitler, en attente de son jugement à Nuremberg.
Crédit : Wikepedia Commons

Rappelons d’abord que le CSF (Financial Stability Board), n’est rien d’autre qu’une branche de la Banque des règlements internationaux (BRI) de triste mémoire. Créée en 1930, à Bâle en Suisse, par le banquier américain JP Morgan, le gouverneur de la Banque d’Angleterre Montagu Norman et le président de la Reichsbank Hjalmar Schacht, l’objectif de la BRI était double : maintenir en vie la dette toxique de la première guerre mondiale et préserver la structure des banques contre ceux qui voulaient couper les banques en deux. Pour y arriver, la BRI a combattu le président Franklin Roosevelt et a rendu service au régime hitlérien.

Bail-in N°2

Mike Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre et actuellement à la tête du FSB, a présenté les nouvelles recommandations pour réduire les dangers de la crise systémique que tout le monde attend.

Les nouvelles procédures de « résolution bancaire » du FSB pour les banques systémiques, soumises à débat pendant un an et prévues pour entrer en application en 2019, prétendent pouvoir éviter qu’on fasse à nouveau recours aux deniers publics et que le système financier global soit perturbé.

Selon les documents de travail du FSB, pour constituer un ultime coussin de sécurité (« total loss-absorbing capacity » – TLAC), les trente banques dites « systémiques » concernées – dont BNP Paribas et Société Générale font partie – se verraient demander de mettre en réserve l’équivalent de 16 % à 20 % de leurs actifs (pondérés par le risque).

Une partie de ces sommes pourra être levée sous forme de dette, c’est-à-dire que les banques émettrons des « bail-in bonds » (obligations de renflouement interne) qu’elles vendront, non pas à d’autres méga-banques à risque systémique, mais exclusivement à des fonds de pension et des compagnies d’assurance.

En clair, après avoir fait valider, par les politiques de « bail-in » (renflouement interne), le principe de la confiscation des dépôts des épargnants, les grandes banques mettront la main sur les liquidités des assureurs et des fonds de pensions pour sauver leurs dettes toxiques. La pratique rappelle cruellement l’émission des « bons Méfo » lancés en 1934 par un des géniteurs de la BRI, le ministre des Finances d’Hitler Hjalmar Schacht. Faisant l’impasse sur une vraie remise en cause du système de crédit global, la politique d’auto-cannibalisation de la BRI a conduit et reconduira à la débâcle.

Certes, grâce à cette nouvelle cavalerie financière, on peut faire croire au plus naïfs qu’on ne touchera ni à l’argent des États (qui de toute façon sont exsangues…) ni à celui des contribuables.

En vérité, une fois de plus, si les banques casino se construisent un matelas de sécurité financière, c’est uniquement en dépouillant l’immense majorité des citoyens.

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