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Glass-Steagall : juin, le mois décisif

La rédaction
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Au moment où la loi traîtresse de Moscovici sur la réforme bancaire revient cette semaine à l’Assemblée nationale en deuxième lecture, d’autres voix s’élèvent en Europe et dans le monde pour un approche beaucoup plus tranchante :

En Italie :

L’ancien ministre des Finances Giulio Tremonti, aujourd’hui sénateur, vient d’introduire formellement, le 28 mai, la proposition de loi S. 717 au Sénat italien, « confiant au gouvernement un mandat pour réformer le système bancaire par l’entremise d’une séparation entre le crédit productif et l’activité financière spéculative ».

En Espagne :

Une conférence de 4 heures du journaliste d’investigation Daniel Estulin a mobilisé 120 personnes à Barcelone, au cours de laquelle ont été présentées trois courtes vidéos de Helga Zepp et Lyndon LaRouche, ainsi que de Dennis Small du LaRouche PAC, sur la bataille pour Glass-Steagall. Helga Zepp-LaRouche, qui dirige notre parti frère en Allemagne, a présenté le combat en Allemagne contre les politiques d’austérité exigées par Angela Merkel et imposées par la Troïka sur toute l’Europe, avec les résultats que l’on connaît en Espagne, incluant le vol de l’épargne populaire pour sauver des banques minées par la spéculation. Elle a montré comment seul le rétablissement du principe Glass-Steagall pourra mettre fin aux plans d’austérité meurtrière contre les populations. En adoptant une séparation stricte de ces deux activités, et en annonçant que dorénavant ils ne protégeront plus que les banques de dépôt et de crédit, utiles aux épargnants et à l’économie, les États abandonneront, de facto, les banques d’affaires à leur propre sort. Si elles ont joué et perdu, elles devront mettre la clé sous la porte, a déclaré Helga Zepp-LaRouche.

Aux Etats-Unis :

Un article de Kenric Ward dénonçant les conséquences meurtrières de la fausse loi de régulation bancaire Dodd-Franck a été publié sur le site examiner.com. Reprenant un communiqué de presse du Larouche PAC, le comité d’action politique associé à « l’ancien candidat à la présidence américaine Lyndon LaRouche », Ward tire la sonnette d’alarme sur les « raids massifs à venir sur les dépôts dans les banques américaines », pour tenter de couvrir les quelque 1 600 milliards de dollars de produits dérivés détenus par les banques qui devront être honorés en toute priorité en cas de défaillance bancaire, comme le prévoit la loi Dodd-Franck.

En Angleterre :

Un article du chroniqueur économique Liam Halligan dans le Daily Telegraph le 1er juin rapporte le fait (soigneusement dissimulé aux Français par notre presse nationale) que des propositions de loi sont maintenant en discussion dans les deux chambres (représentants et sénat) du Congrès américain, et observe « qu’aux E.U. le débat sur Glass-Steagall est en train de basculer », alors qu’au Royaume-Uni des voix tardent encore à se faire entendre.

Dans son article, intitulé « le manque de réforme véritable sème les graines de la prochaine crise », Halligan rappelle l’introduction récente d’une proposition de loi au sénat américain, pour le rétablissement de la séparation des banques, sur le modèle de la loi Glass Steagall de Roosevelt. Il souligne que si les partisans de Glass-Steagall avaient été tournés en dérision au lendemain de la crise (de 2008), plusieurs personnalités importantes se sont depuis ralliées à l’idée, dont le gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King (dont le mandat s’achèvera bientôt), l’ancien chef de la Réserve fédérale américaine Paul Volcker, l’ancien chancelier de l’échiquier britannique Lord Lawson, les banquiers américains John Reed et Sandy Weill (ex patron de Citigroup, à l’origine de l’abrogation de Glass-Steagall en 1999), l’économiste néolibéral Jeffrey Sachs et plusieurs autres.

Halligan termine en dénonçant la pseudo-réforme de la loi Vickers, adoptée en Grande Bretagne, et appelle les nombreuses personnalités qui lui ont confié en privé être en faveur de Glass-Steagall à se prononcer publiquement, haut et fort, et ce le plus tôt possible.

Ceci vaut également, bien entendu, pour la France, où Solidarité & Progrès présente sa propre proposition de loi :

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Vos commentaires

  • Le 3 juin 2013 à 22:32
    par petite souris

    la loi Moscovici fera de la France la dernière à agir alors qu’il serait si simple c’est encore possible qu’elle soit le phare des pays européens en votant tout de suite une loi à la Glass-Steagall
    faut donc croire que ceux d’en haut n’aiment pas la France ...........puisqu’ils font tout pour la détruire, assez bien du reste !

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