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Hollande, Obama, l’envers du tableau

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La presse a amplement commenté la « lune de miel » entre Barack Obama et François Hollande. A une époque où l’image supplante souvent la réalité, chacun, pour ses raisons propres, semble y avoir trouvé son compte.

Ce qui inquiète, de prime abord, c’est le satisfecit officiel accordé par Washington à Paris. Libération du 12 février note que les Etats-Unis sont très contents de leur allié : « Un partenaire remarquable, parfaitement aligné sur leurs positions. Et surtout très discipliné, même quand il est humilié en public. Dans la crise des écoutes de la NSA, Paris a été une des capitales européennes les plus conciliantes. Pas un mot plus haut que l’autre. » Sur la crise syrienne et le nucléaire iranien, Obama et Hollande ont également affiché front commun. « Paris est non seulement de très bonne composition, mais a cet unique avantage de ne pas répugner à faire le sale boulot : notamment au Mali et en Centrafrique », précise Libération.

En échange de cette danse du ventre, Hollande compte sans doute récupérer quelques miettes économiques tombant de la table de l’hypothétique « reprise américaine ». La France espère notamment pouvoir profiter elle aussi de l’énorme marché iranien qui pourrait s’ouvrir si un accord avec l’Iran met définitivement fin à l’embargo.

Déjà, profitant de la signature fin novembre 2013 d’un premier accord de six mois sur le gel de certaines activités nucléaires iraniennes, une centaine de patrons français se sont rendus en Iran pour y faire de la prospection. Le voyage s’est très bien passé. La délégation a rencontré des représentants de la Chambre de commerce iranienne, des ministères de l’Industrie, de l’Énergie, des Mines et des Transports. Les Iraniens ont fait part de leurs immenses besoins en infrastructures ferroviaires, routières, portuaires (11 ports à moderniser), ainsi que de télécommunications. De quoi attiser l’appétit pour ce pays de 78 millions d’habitants, avides de biens de consommation et d’équipement.

Cette visite a immédiatement attiré l’ire de Washington. Début février, le secrétaire d’Etat John Kerry a même décroché son téléphone pour faire savoir à Laurent Fabius tout le mal qu’il pensait de cette équipée iranienne.

Et lorsqu’un journaliste, lors de la conférence de presse conjointe entre Obama et Hollande, montra du doigt les patrons français pour s’être risqués à cette visite, Obama répondit sèchement que « des entreprises peuvent toujours prospecter sur les chances plus ou moins à long terme de s’installer en Iran et sur l’échéance d’un accord international sur le nucléaire iranien. (…) Mais je peux vous dire qu’elles le font pour l’heure à leurs risques et périls. Parce que nous allons leur tomber dessus », a-t-il menacé. « Le président Hollande est du même avis », a insisté l’hôte de la Maison Blanche, contraignant Hollande, qui avait amené dans ses bagages le président du Medef, Pierre Gattaz, à répondre bravement que « le président de la République n’est pas le président de l’organisation patronale… »

Tout cela est d’une hypocrisie sans limite, souligne l’analyste Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l’Orient. General Motors, en guerre contre Peugeot et Renault en Iran, a déjà envoyé sur place 23 avocats pour étudier les lois iraniennes et discuter avec le constructeur automobile Iran Khodro. Quant aux grands groupes du BTP américain et de l’exploitation pétrolière (Bechtel, Halliburton, etc.), ils ont déjà délégué des lobbyistes sur place. Personne n’a encore contourné les sanctions, mais tout le monde est dans les starting-blocks.

Alors, Hollande Obama forever ?

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