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Inondations : fatalité ou opportunité de développement ?

La rédaction
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Centrale hydroélectrique de pompage à Revin dans les Ardennes.

Par Laurent Kraus, militant S&P

La Haute-Marne a subi en janvier 2018 des inondations et en février, notre pays va devoir importer de l’électricité de nos voisins allemands et belges, ce qui aggravera encore un peu plus notre balance commerciale.

Mais toutes ces mauvaises nouvelles sont-elles vraiment à considérer comme une fatalité pour notre région ? Notre territoire n’a-t-il pas les ressources nécessaires pour agir positivement sur notre économie locale et de proche en proche, sur celle de notre pays ?

Selon le PPRI (Plan de prévoyance des risques d’inondation) publié en 2014 par la préfecture de Haute-Marne, une crue centennale engendrant un débit d’eau supérieur à 500 mètres cubes par seconde, évènement survenu en 1910, 1955 et 1983, peut entraîner une montée d’eau supérieure à un mètre, ce qui a pour conséquence d’inonder pendant 14 jours plus de 1500 hectares entre Chaumont et St-Dizier.

Pour éviter de subir les conséquences de ces crues, aggravées par le réchauffement climatique qui réduit les épisodes neigeux aux altitudes inférieures à 400 mètres, il faudrait doter ce secteur économique d’un réservoir de 10 millions de mètres cubes. A Revin, dans les Ardennes, la centrale hydraulique de technologie STEP dispose d’un réservoir de 8,5 millions de mètres cubes et produit annuellement 1TWh de courant, ce qui permet de couvrir la consommation électrique de 137 193 habitants.

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Dans le monde, les centrales hydrauliques STEP produisent environ 127 GW contre 360 GW pour le nucléaire. En France, il n’existe que six centrales de ce type qui totalisent une production de 6 à 7TWh.

Le coût moyen d’investissement de ce type d’équipement est compris entre 0,5 et 2 millions d’euros par MW installé. Le secteur géographique entre Chaumont et St Dizier dispose de plateaux qui culminent à 380 m alors que le cours de la Marne se situe, par endroits, à 220 m d’altitude, ce qui permet d’envisager des hauteurs de chute d’environ 160 m. A titre de comparaison, la centrale hydraulique de Grand-Maison dans l’Isère a une hauteur de chute de 140 m et produit 1790 MW.

Dans ces conditions, comment expliquer qu’à ce jour, aucune recherche de site en Haute-Marne n’ait été effectuée par aucune administration locale ou nationale ?
La Champagne-Ardenne se donne-t-elle vraiment les moyens de relever ce défi de notre temps qui est de produire de l’énergie dont on maîtrise techniquement toute la chaîne de production ?

Combien d’eau devra encore couler par-dessus les berges de la Marne pour qu’on se rende compte que des solutions technologiques existent pour répondre aux problèmes qui se posent d’aujourd’hui ?

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