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Intervention du député W. Jones à la conférence de l’Institut Schiller à New York

La rédaction
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Les 300 participants, dont plusieurs diplomates, réunis à New York le 26 janvier pour la conférence de l’Institut Schiller présidée par Helga Zepp-LaRouche, ont unanimement approuvé l’appel du député de Caroline du Nord Walter Jones en faveur de deux textes législatifs déposés devant la Chambre des Représentants ; l’un portant sur le rétablissement immédiat de la loi Glass-Steagall de séparation stricte entre banques traditionnelles et banques d’investissement, l’autre appelant à destituer tout président qui engagerait l’armée américaine dans un conflit sans la permission du Congrès.

Dans un message vidéo pré-enregistré, le député Walter Jones a salué les participants de la conférence, en déclarant :


Ca me fait plaisir de prendre un moment pour vous souhaiter la bienvenue à cette conférence, sur le thème ’’Un nouveau paradigme pour sauver l’humanité’’. Si jamais il y eut un moment approprié pour ce type de discussion, c’est maintenant, pas plus tard. 

Je voudrais commencer par expliquer le contenu de deux propositions de loi, une que j’ai introduite moi-même et la seconde en tant que co-parrain. La première est dénommée H. Con. Resolution 3. Elle proclame essentiellement que n’importe quel président qui, sans provocation, ignore le Congrès pour bombarder un pays, peut et doit être destitué. J’apprécierais que ceux parmi vous qui voudraient se joindre à moi dans cet effort le fassent en appelant leur député pour lui demander de soutenir la Résolution introduite par Walter Jones de Caroline du Nord. Pour moi, la Constitution est comme la Bible, elle est sacrée. Nous devons nous en remettre à notre Constitution, en particulier si nous décidons d’envoyer nos jeunes hommes et femmes au combat.

La seconde proposition que j’aimerais vous présenter, et pour laquelle je voudrais solliciter votre aide, a été introduite par mon amie Marcy Kaptur [députée démocrate de l’Ohio - ndt]. Je me suis joint à elle dans cette résolution H.R. 129. Son objectif est de réinstaurer Glass-Steagall. Je dois vous dire que l’une des pires erreurs que j’ai faites a été de voter pour l’envoi de soldats en Irak pour une guerre sans raison d’être. La seconde a été de voter pour l’abrogation de Glass-Steagall. Et je rejoins ma collègue Marcy Kaptur pour essayer d’amener la Chambre des représentants à soumettre cette proposition à l’ensemble des députés pour qu’ils puissent en débattre. Mais comme pour H.C.R. 3, nous avons besoin de votre aide à propos de la Proposition H.R. 129, celle de Marcy Kaptur, afin de pouvoir réinstaurer Glass-Steagall.

Je pense que ces deux propositions sont extrêmement importantes, mais nous ne pouvons obtenir qu’elles soient entendues au Congrès, à moins que vous ne preniez votre téléphone, ou que vous n’écriviez un courriel à votre député, pour lui dire de se joindre à la proposition H.C.R. 3, qui a rapport aux pouvoirs de guerre, ainsi que H.R. 129, portant sur la ré-instauration de Glass-Steagall.

Cette conférence à laquelle vous participez est très importante et très spéciale pour le futur de notre pays. Merci d’y être présent. Lorsque vous partirez, ayez suffisamment d’énergie pour prendre votre téléphone et faire savoir aux membres du Congrès dès maintenant que vous êtes au fait de la situation, en particulier pour ce qui concerne ces deux propositions de loi.

Immédiatement après le message de Walter Jones, Bruce Fein, un ancien responsable du département de la Justice américain et constitutionnaliste de renom, a pris la parole pour appuyer les remarques de Walter Jones. Voici quelques extraits de son intervention :


J’ai rédigé la résolution du député Jones sur la destitution. [Applaudissements] Je veux maintenant vous expliquer le contexte et les raisons pour lesquelles c’est si urgent.

Lorsque nos Pères fondateurs se sont rassemblés à Philadelphie en 1776, il s’agissait là de personnes très érudites, qui avait examiné l’histoire des conflits, et il est apparu que c’était la branche exécutive qui conduisait régulièrement les peuples vers la guerre, que ce soit David ou autres, parce qu’ils avaient réalisé qu’en situation de guerre ils avaient tous les pouvoirs, les impôts, l’argent, le secret, les contrats, et les marques d’honneur dans les livres d’histoire. Ainsi, l’exécutif concoctait le danger à partir de rien, de manière à pouvoir justifier la guerre.

Par conséquent, les membres [de la Convention] ont universellement et unanimement insisté que seul le Congrès des Etats-Unis, qui ne se trouvait pas en situation de conflit d’intérêt en cas d’entrée en guerre et ne verrait pas ses pouvoirs accrus mais diminués en temps de guerre, pourrait voter la guerre. Le Congrès des Etats-Unis seulement.

Par conséquent, le premier Président, George Washington, qui avait lui-même dirigé les débats au cours de la Convention constitutionnelle, a déclaré qu’il fallait, avant que tout président puisse avoir recours à la force pour une offensive militaire, que le Congrès vote une déclaration de guerre.

Thomas Jefferson avait besoin de dix lois pour utiliser la force contre les pirates barbares impliqués dans des crimes de pirateries internationale.

Pourquoi les Pères fondateurs pensaient-ils qu’il était très important de définir un seuil très précis pour pouvoir conduire le pays d’un état de paix vers un état de guerre ? La définition de la guerre, mesdames et messieurs, est de faire en sorte que ce que l’on considère normalement comme un meurtre soit légal. Elle rend le meurtre légal. En d’autres termes, vous revenez à l’état de nature. Comme Cicéron l’a dit : ’’En temps de guerre, la loi est silencieuse.’’ Cela ne signifie pas qu’il n’y ait jamais de situation où la guerre se justifie. Nous n’aurions pu répondre à l’attaque des Japonais sur Pearl Harbor par l’indifférence. Mais il faut des normes très élevées et exigeantes de provocation pour justifier la guerre, car vous revenez à un état de nature où, comme l’a écrit Thomas Hobbes dans Le Léviathan , ’’ la vie est pauvre, brutale, sale et courte ’’. Même les superpuissances vont subir le sort, ultimement, de l’Empire romain et de tous les autres empires, à moins qu’elles ne s’éloignent du précipice.

Parce que les Pères fondateurs ont déclaré à maintes occasions : ’’Le droit d’être [freedom] et la liberté telle que garantie par l’Etat [liberty] ne peuvent exister dans un état de guerre perpétuelle.’’ Les instruments d’autorité et de pouvoir qui ont été à l’origine concoctés pour combattre un danger en provenance de l’extérieur peuvent être utilisés en interne et détruire la liberté domestique.

Mesdames et messieurs, c’est exactement ce qui est arrivé depuis le 11 septembre 2001. On nous a dit dès lors : ’’Nous devons les combattre à Kaboul, nous devons les combattre à 6000 kilomètres d’ici, sinon nous serons obligés de les combattre ici à Washington D.C.’’ C’est ce qui a justifié Guantanamo, les détentions préventives sans chefs d’accusation ou procès, le recours unilatéral à la force par le Président, sous le sceau du secret, interceptant nos conversations téléphoniques, nos courriels et autres communications, sans mandat. (…)

Ce qui a été créé à l’origine, pour capturer et détenir des personnes à l’étranger, revient maintenant aux Etats-Unis mêmes ! Du point de vue de l’architecture du droit, l’autorité auto-proclamée du Président pour l’usage de drones prédateurs contre quiconque représente, selon lui, comme il en décidé secrètement, une menace imminente – et imminente ne ne veut plus dire ’’devant arriver bientôt’’ ; cela pourrait être dans un an, ou deux, ou même trois. En d’autre termes, cela signifie ’’c’est selon le bon vouloir du président’’, comme cela est exprimé par Humpty Dumpty dans Alice au Pays des merveilles . Voilà où nous en sommes. (...)

Ceux qui ne sont pas encore nés hériteront-ils de la servitude ou de la citoyenneté ? Je pense à ceci tous les jours, ainsi qu’à ce que les historiens diront de nous, dans cette salle ou n’importe où aux Etats-Unis. Il diront, comme Tacite à propos de Rome, décrivant sa dégénérescence du statut de République à celui d’Empire : ’’Les pires crimes ont été osés par certains, voulus par plusieurs et tolérés par tous.’’ (...)

Les participants à la conférence ont ensuite voté, à l’unanimité, une résolution de soutien aux efforts de Walter Jones, et se sont engagés à se mobiliser pour faire en sorte que les deux résolutions, H.C.R. 3 et H.R. 129 soient adoptées par le Congrès. Hier, une délégation de participants était reçue au Congrès par sept députés et sénateurs.

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Vos commentaires

  • Le 1er février 2013 à 20:44
    par Eric

    Ces fameux Pères Fondateurs étaient des bourgeois comme leurs homologues français et la Constitution qu’ils ont concoctée est une anti-Constitution, car une Constitution digne de ce nom doit être rédigée par des citoyens qui ont été tirés au sort. Dans une Constitution démocratique ce sont bien sûr tous les citoyens d’un pays qui doivent se prononcer sur l’entrée en guerre ou non du pays et non les millionnaires du Congrès qui subissent tous l’influence corruptrice de divers lobbys, fruits de l’anachronique système monétaire. Le plus puissant est bien sûr celui de Wall Street.

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