Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

Egypte : "It’s A Revolution... Not a Coup, Mr. Obama !"

La rédaction
visites
852

Pendant que le président Barack Obama et les médias occidentaux accusent l’armée égyptienne d’avoir perpétré un coup d’état, la population égyptienne exulte.

Tahrir, un quotidien indépendant fondé au lendemain de la révolution de 2011 et dirigé par le présentateur télé et écrivain connu pour ses vues dissidentes Ibrahim Eissa, a publié hier à sa une un large titre, en anglais : « It’s a Revolution ... Not a Coup, Mr. Obama ! »

Un autre quotidien, Al-Shorouk, rapporte qu’Obama a pleinement soutenu Morsi jusqu’à la toute fin, et cite des sources unanimes affirmant que le président américain a menacé de couper l’aide militaire à l’Égypte si Morsi était renversé.

Le nouveau président par intérim, l’ancien juge-en-chef de la Cour constitutionnelle égyptienne Adly Mahmoud Mansour, a loué le peuple égyptien, après avoir prêté serment, pour avoir remise la « glorieuse » révolution de 2011 sur la bonne voie. Il a enjoint les Égyptiens à rester fidèles aux idéaux de la révolution en mettant fin, en particulier, « à l’idolâtrie du chef » qui a conduit le pays vers la dictature à de nombreuses occasions par le passé. Il a remercié l’armée, la justice, la police et les médias du pays pour leur rôle dans le dénouement pacifique de la situation et a réitéré que des « vraies élections présidentielles et parlementaires, libres, reflétant la véritable volonté du peuple, sont la seule voie vers un avenir libre, démocratique et juste ».

Le Front national du salut (FNS) a pour sa part publié une déclaration affirmant que
« l’Égypte assiste actuellement non pas à un coup militaire » mais à une décision nécessaire, que les dirigeants de l’armée ont dû prendre, pour « protéger la démocratie, maintenir l’unité du pays et son intégrité, restaurer la stabilité et remettre le pays sur la voie des objectifs de la Révolution du 25 janvier [2001] ».

Le FNS estime que « les décisions conjointes prises lors de la réunion du 3 juillet entre les forces armées et autres forces nationales », en présence de dirigeants religieux respectés comme le Grand imam de la mosquée Al-Azhar et le Pape copte, confirment que les forces armées « n’ont pas l’intention d’intervenir dans le processus politique ».

Aux Etats-Unis, le chef d’Etat-major des armées le Général Martin Dempsey, qui s’est déclaré opposé à de nombreuses reprises à la politique d’ingérence pratiquée par l’administration Obama, a accordé une entrevue à la chaîne CNN qui sera diffusée dans son entièreté dimanche le 7 juillet prochain, au cours de laquelle il fait valoir que les forces armées égyptiennes ont agi selon leur devoir, qui est de préserver la stabilité du pays, et que leur action n’était par conséquent pas un coup d’Etat. Il a de plus insisté sur le fait qu’il appartenait aux Égyptiens de décider quel gouvernement ils désirent.

Il a fait remarquer que le monde « a besoin d’une Égypte stable », que la situation devait être « résolue de manière pacifique », et que « l’Égypte doit avoir une influence positive au Moyen-Orient, non pas une influence négative ». Il a également estimé que les manifestations avaient été « absolument remarquables » vu le nombre de gens impliqués (une dizaine de millions le 30 juin) et leur caractère pacifique.

Quant aux Britanniques, propriétaires historiques des Frères musulmans, le ministre des Affaires étrangères William Hague a déclaré que son pays se prépare à s’adapter à la situation, même « si nous serons toujours clairs que nous ne soutenons pas les interventions militaires » (à part celles venues de l’extérieur et organisées par eux !). « Nous devons travailler avec les autorités égyptiennes, en raison de la sécurité de nos citoyens présents sur place et parce que nous avons tellement d’entreprises britanniques là-bas... », a-t-il expliqué.

Contactez-nous !