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Jacques Cheminade : Trouver les capacités de marcher vers l’inconnu

La rédaction
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Pour conclure la conférence de l’Institut Schiller des 13 et 14 juin, Jacques Cheminade, président de Solidarité & Progrès, a demandé au public de s’engager comme jamais il ne l’avait fait auparavant. Car la survie de la France et la civilisation en dépendent !

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Jacques Cheminade, président de Solidarité & Progrès.
Crédit : Institut Schiller

Avant qu’Helga Zepp-LaRouche ne nous apporte sa conclusion, je voulais livrer une réflexion sur cette dernière séance : l’oligarchie, pour paralyser et tenir les êtres humains, promeut l’idée selon laquelle l’homme est par nature prédateur, mauvais, et qu’il est opposé, par son existence même, à la nature.

L’oligarchie allègue également que le temps est une réalité que nos sens perçoivent et que l’on peut (éventuellement) arrêter ce temps à un certain moment. Elle dit que la biodiversité est là pour toujours, que si une espèce nouvelle arrive, on doit lui demander son passeport et qu’on peut l’expulser ; que toutes les espèces anciennes doivent être maintenues. Enfin, elle affirme que les ressources humaines sont limitées. Repensez aux cycles de précession de l’axe de la Terre dans son mouvement galactique – des cycles de 100 0000 ans. Si vous allez au musée d’Eyzies-de-Tayac et de Tautavel, il y a sur les murs de l’un et dans les salles de l’autre une idée de ce qui s’est passé depuis 500 000 ans. Dans ces régions d’Europe, il y a eu à un certain moment des rhinocéros laineux et des mammouths (et de la glace et de la neige partout), et à d’autres moments, un climat tropical avec des tigres à dents de sabre et des crocodiles géants. Les choses changent donc, dans la nature, et ces cycles de 100 000 ans marquent des changements extrêmement importants.

Donc, prétendre arrêter le temps, vouloir préserver les choses telles qu’elles sont à un moment donné, c’est une idée absolument infantile. Et si vous avez une idée infantile, vous êtes manipulables et les oligarchies peuvent vous tenir.

Du point de vue du judaïsme et du christianisme (en particulier mais pas seulement), prétendre arrêter le temps à un moment donné est conçu comme le péché majeur.

Pour la science moderne, Einstein notamment, l’espace et le temps ne sont pas des données absolues, ce sont des « relatifs » : l’espace-temps est un domaine relatif. Par rapport à cela, on doit penser à d’Héraclite, qui est le premier à ma connaissance – avec les Védas en Inde – à avoir dit qu’il n’est de permanent que le changement. En effet, l’être humain est capable de penser, changer, transformer, améliorer son univers, ce qui le rend complètement différent de l’animal, et capable de se donner un avenir.

Or l’oligarchie promeut le pessimisme culturel, selon lequel l’homme a nécessairement des effets négatifs sur la nature, conçue comme séparée de lui. Cette séparation conduit à justifier la dépopulation, puisque les ressources sont limitées et qu’il faut bien arrêter de croître un jour.

Si vous regardez nos sociétés européennes, il y a une chose très caractéristique qui en est le reflet : c’est l’abstention électorale. En s’abstenant, les citoyens n’interviennent plus dans la politique et l’oligarchie s’en félicite absolument ! Elle espère ainsi que dans un pays comme la France, on aura comme perspective, pour la présidentielle de 2017, Nicolas Sarkozy, Marine le Pen et... François Hollande. C’est donc comme un gel du temps, et c’est vraiment ce contre quoi nous devons nous mobiliser.

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Le vrai défi, c’est de parvenir à trouver en nous-mêmes la capacité de penser – de manière créatrice – et de marcher vers l’inconnu. Il faut pour cela avoir les deux qualités des astronautes (taïkonautes ou cosmonautes) : parce qu’ils rencontrent nécessairement du nouveau, ils doivent, pour survivre, inventer des choses nouvelles. Un des principaux défis de l’espace, de cet impératif extra-terrestre, c’est qu’il force à découvrir, à connaître, et à avoir la plus haute compétence tant dans les domaines de la physique, de la connaissance et de la culture, que dans le domaine manuel. Nous trouvons là cette qualité de l’humanité qui consiste à aller voir ailleurs, tous ensemble, pour le développement mutuel.

C’est de cette façon qu’on doit voir la dernière séance de cette conférence, car notre avenir est dans la maîtrise des processus qui ont lieu dans la galaxie et dans le système solaire. Cela peut être fait depuis la Terre, sans nécessairement s’imaginer des épopées hollywoodiennes (où on irait voir ailleurs en croyant trouver les mêmes conditions). Car les conditions là-bas (radiations, vents solaires, radiations galactiques, etc.) sont extrêmement différentes et nous devons acquérir la capacité de les voir et de les comprendre.

Je crois encore plus profondément que (même si c’est une image), si Einstein n’avait pas joué du violon quelques heures par jour, il n’aurait pas été le grand scientifique qu’il a été.

Ainsi, je demanderais à Helga Zepp-LaRouche de conclure en nous emmenant dans ce domaine de la culture, qui est pour nous la chose fondamentale que l’on doit vivre chaque jour.

Vers les autres messages et discours de la conférence.

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