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Jeffrey Steinberg : pourquoi il ne faut rien attendre de bon d’Obama II

La rédaction
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Entretien avec Jeffrey Steinberg, rédacteur de l’Executive Intelligence Review (EIR), Washington D.C.

Lors de la deuxième investiture de Barack Obama, le 21 janvier 2013, certains se sont permis de la comparer à la deuxième investiture de Franklin Roosevelt. A vous de juger en lisant ce qui suit.

Certains avaient voulu croire à une deuxième administration Obama moins guerrière et plus conciliante en politique étrangère, notamment vis-à-vis des puissances « émergentes » comme la Russie et la Chine, voire même avec l’Iran.

Pour Jeffrey Steinberg, proche collaborateur de notre ami Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et véritable insider de la politique à Washington, tel ne sera pas le cas.

Cette nouvelle administration se situera « malheureusement dans la continuité » de la première, a-t-il dit dans un entretien avec Christine Bierre, rédactrice-en-chef de Nouvelle Solidarité.

Si le personnage de John Brennan, proposé pour diriger la CIA, est, de l’avis général, plutôt sinistre, les candidatures de Chuck Hagel au Pentagone et de John Kerry au département d’Etat avaient suscité quelques espoirs. Le franc-parler de Hagel à l’égard d’Israël est bien connu, tout comme son opposition à la guerre d’Irak. La réputation de Kerry, en tant qu’ancien du Vietnam devenu homme de paix, semblait aussi une donnée sûre.

« Beaucoup de gens, y compris un général quatre étoiles à qui je viens de parler, et son cercle d’intimes, ont été très déçus des réponses de Hagel aux élus, au cours des auditions pour sa confirmation au poste », a déclaré Steinberg, joint par téléphone. « Hagel a évité toutes les questions qui auraient pu fâcher Obama. Idem pour Kerry. (…) Ce qui va probablement se passer est que le vrai pouvoir décisionnaire sera dominé par les proches conseillers du Président à la Maison Blanche, qui sont beaucoup plus favorables à la politique d’interventionnisme militaire, au nom, bien-sûr, des critères humanitaires, que ne l’étaient ceux qui ont quitté l’administration, ou même Kerry et Hagel.

« Ce qu’on est en train de voir dans le cas de la Syrie est une méchante escalade de la part des Etats-Unis. On l’a vu notamment dans les discours prononcés à la conférence de la Wehrkunde sur la défense, en Allemagne. Les Etats-Unis ont apparemment donné leur feu vert aux attaques d’Israël contre un centre de recherche et un convoi en Syrie même. Nous pourrions être dans une escalade qui, même si cela n’est pas le but visé, nous conduit vers un affrontement contre la Russie. A la réunion de la Wehrkunde, Sergei Lavrov [le ministre russe de la Défense] a utilisé des formulations très dures en réponse à l’intention apparente de l’OTAN d’aboutir à une conclusion rapide en Syrie, avec le renversement de Bachar el-Assad. »

Quant à Brennan, « il a joué un rôle clé dans le retrait des troupes américaines d’Irak et d’Afghanistan, et dans le remplacement de cette stratégie par une montée en puissance de la guerre par drones, avec ses assassinats ciblés, ainsi que d’autres types d’opérations paramilitaires spéciales. (…) Brennan a vingt-cinq ans d’expérience à la CIA et il pèsera en faveur de plus d’opérations de collecte humaine de renseignements. Surtout, il protègera le Président dans l’une de ses plus grandes vulnérabilités, la stratégie de drones qui intègre le fait que le Président des Etats-Unis peut assassiner n’importe qui dans le monde, y compris des citoyens américains.

« Brennan était déjà à la Maison Blanche ; Kerry est l’homme qui a aidé le président Obama lorsqu’il a emmené le pays dans une guerre inconstitutionnelle en Libye. Hagel était déjà un conseiller du Président, en tant que co-président du PFIAB (Commission présidentielle de consultation en politique étrangère) depuis le début du premier mandat d’Obama. Ainsi, toutes ces personnalités étaient déjà dans l’administration et ne seront vraisemblablement pas des moteurs de changement politique. Les événements pourront peut-être obliger à un changement, mais je pense que leur trajectoire restera généralement constante. »

Quant à ceux qui rêvaient d’une accalmie avec l’Iran, ils en seront pour leurs frais, a dit Steinberg, rappelant que de nouvelles sanctions économiques, encore plus sévères, entreront en vigueur à partir du 6 février et que « les sanctions sont souvent le chemin le plus direct vers la guerre, et non le moyen d’aboutir à un accord et à un compromis. Le danger est que nous avons déjà assez de puissance navale et aérienne dans la région étendue du golfe Persique pour lancer une première phase d’affrontement militaire majeur avec l’Iran. Il y aura des négociations, il y aura une nouvelle série de pourparlers dans le cadre du P5 + 1, mais la question est de savoir si on veut vraiment donner aux Iraniens une possibilité de dire oui. »

Steinberg est revenu à plusieurs reprises sur le fait qu’Obama ait demandé le retrait anticipé du général Mattis de la tête du Centcom, le commandement chargé du théâtre de guerre du Moyen-Orient, un général qui osait poser des questions pertinentes sur les conséquences terribles qu’aurait une guerre contre l’Iran. Bien que le général Dempsey, chef d’état-major interarmées, qui n’est pas un va-t’en guerre, reste en place, « le réel danger, pour Steinberg, est que ses recommandations puissent être tout simplement ignorées, car, en dernière analyse, le Président est aussi le commandant en chef des armées ».

En termes économiques, « le plus intéressant actuellement » n’est pas Jack Lew, nouveau secrétaire au Trésor, mais « le vent de révolte au sein du système de la Réserve fédérale, car la rumeur circule qu’Obama serait tenté de nommer soit Larry Summers, soit Tim Geithner à la tête de la Fed, en remplacement de Bernanke. Ce qui est intéressant aussi est le soutien grandissant du Congrès pour rétablir la loi Glass-Steagall de séparation bancaire. Cet intérêt ne vient pas de la Maison Blanche ; on doit même se demander si le Président n’empêchera pas la loi d’être votée ou s’il serait prêt à exercer son veto contre son adoption si elle venait à être votée dans les deux chambres. »

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  • Eric • 05/02/2013 - 20:31

    Si les Etats-Unis étaient une démocratie et non un gouvernement faussement représentatif depuis leur fondation, ce pays ne serait jamais devenu une puissance impérialiste. Qu’attendent Lyndon Larouche et ses supporters pour promouvoir la démocratie ?

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