Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

La décision de Karlsruhe : un désastre pour l’Allemagne et l’Europe

La rédaction
visites
1269

La Cour constitutionnelle allemande a annoncé le 12 septembre sa décision tant attendue sur les plaintes en référé, visant à interdire au gouvernement le versement de fonds au Mécanisme européen de stabilité (MES), en attendant la décision définitive sur la constitutionnalité du mécanisme. Les injonctions ont été rejetées, de même qu’une requête spéciale déposée par le député Peter Gauweiler le 9 septembre, suite à la décision de la Banque centrale européenne d’acheter une quantité « illimitée » d’obligations souveraines. La Cour a néanmoins posé certaines conditions limitatives au MES, dont le respect de la prérogative budgétaire du Bundestag et de son droit d’être consulté en cas de hausse du montant de la quote-part allemande, conditions qui doivent être ajoutées au traité allemand sous forme d’amendements.

Pour Helga Zepp-LaRouche, présidente du parti allemand Büso, cette décision « représente une véritable catastrophe pour l’Allemagne ». Dans une courte vidéo, elle a expliqué pourquoi : « Tout d’abord, elle permet au MES d’entrer en vigueur, après l’ajout de quelques amendements, et deuxièmement, elle cautionne la manoeuvre de la BCE, opérée six jours avant la décision de la Cour. » Ainsi, on injectera des quantités pratiquement illimitées de liquidités dans le système, poursuivit Zepp-LaRouche, tandis que Bernanke fait de même aux Etats-Unis avec un nouvel « assouplissement monétaire ». L’ensemble de la région transatlantique est menacée à court terme d’une hyperinflation similaire à celle de l’Allemagne en 1923 – mais ne se limitant pas cette fois-ci à un seul pays. « La requête de Gauweiler, estime Zepp-LaRouche, pour une injonction temporaire aurait définitivement dû être retenue, parce que la décision de la BCE a effectivement créé une donne tout à fait nouvelle. »

Le MES, poursuivit-elle, « représenterait la dernière étape dans la mise en place d’une dictature financière. Ce serait une dictature des marchés aux dépens de l’intérêt général. »

Elle a cité aussi le dernier paragraphe de la décision de Karlsruhe, qui a été censuré par la quasi totalité des grands médias, apparemment parce qu’il affirme clairement que « dans l’hypothèse d’une sortie de l’Union européenne, le fondement de la participation aux obligations réciproques des Etats membres de l’UE dans le cadre du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) serait supprimé (...). Et la poursuite de l’adhésion à la monnaie unique est la base essentielle liant l’Allemagne aux dispositions du TSCG (...), qui se trouverait supprimée en cas de sortie de l’Union monétaire. »

Ceci, commenta Zepp-LaRouche, est la voie pour sortir par le haut : « L’Allemagne doit se libérer de la terreur en quittant l’UE et l’Union économique et monétaire. »

Témoignant du peu de respect accordé par le gouvernement à la Cour et au Bundestag, et donc à la démocratie, le président Joachim Gauck a signé le document de ratification du MES le 13 septembre, sans même attendre les amendements que la Cour avait explicitement imposés. L’un des plaignants, le professeur Karl-Albrecht Schachtschneider, a déclaré suite à l’annonce de la Cour constitutionnelle que le MES représente, pour lui, la nouvelle « loi d’exception » d’une dictature supranationale européenne, comparable à la loi qui, suite à l’incendie du Reichstag en 1933, scella la dictature d’Hitler.

Au niveau de la population, le rejet de la politique européenne du gouvernement s’est tellement renforcé que la Cour s’est sentie obligée d’annoncer une audition extraordinaire sur la BCE d’ici quelques semaines.

Contactez-nous !