www.solidariteetprogres.org | BP27 92114 Clichy cedex | 01 76 69 14 50

Accueil >Actualité >UE/BCE/Euro

La décision de Karlsruhe : un désastre pour l’Allemagne et l’Europe

La rédaction
1267 visites | 2 commentaires

La Cour constitutionnelle allemande a annoncé le 12 septembre sa décision tant attendue sur les plaintes en référé, visant à interdire au gouvernement le versement de fonds au Mécanisme européen de stabilité (MES), en attendant la décision définitive sur la constitutionnalité du mécanisme. Les injonctions ont été rejetées, de même qu’une requête spéciale déposée par le député Peter Gauweiler le 9 septembre, suite à la décision de la Banque centrale européenne d’acheter une quantité « illimitée » d’obligations souveraines. La Cour a néanmoins posé certaines conditions limitatives au MES, dont le respect de la prérogative budgétaire du Bundestag et de son droit d’être consulté en cas de hausse du montant de la quote-part allemande, conditions qui doivent être ajoutées au traité allemand sous forme d’amendements.

Pour Helga Zepp-LaRouche, présidente du parti allemand Büso, cette décision « représente une véritable catastrophe pour l’Allemagne ». Dans une courte vidéo, elle a expliqué pourquoi : « Tout d’abord, elle permet au MES d’entrer en vigueur, après l’ajout de quelques amendements, et deuxièmement, elle cautionne la manoeuvre de la BCE, opérée six jours avant la décision de la Cour. » Ainsi, on injectera des quantités pratiquement illimitées de liquidités dans le système, poursuivit Zepp-LaRouche, tandis que Bernanke fait de même aux Etats-Unis avec un nouvel « assouplissement monétaire ». L’ensemble de la région transatlantique est menacée à court terme d’une hyperinflation similaire à celle de l’Allemagne en 1923 – mais ne se limitant pas cette fois-ci à un seul pays. « La requête de Gauweiler, estime Zepp-LaRouche, pour une injonction temporaire aurait définitivement dû être retenue, parce que la décision de la BCE a effectivement créé une donne tout à fait nouvelle. »

Le MES, poursuivit-elle, « représenterait la dernière étape dans la mise en place d’une dictature financière. Ce serait une dictature des marchés aux dépens de l’intérêt général. »

Elle a cité aussi le dernier paragraphe de la décision de Karlsruhe, qui a été censuré par la quasi totalité des grands médias, apparemment parce qu’il affirme clairement que « dans l’hypothèse d’une sortie de l’Union européenne, le fondement de la participation aux obligations réciproques des Etats membres de l’UE dans le cadre du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) serait supprimé (...). Et la poursuite de l’adhésion à la monnaie unique est la base essentielle liant l’Allemagne aux dispositions du TSCG (...), qui se trouverait supprimée en cas de sortie de l’Union monétaire. »

Ceci, commenta Zepp-LaRouche, est la voie pour sortir par le haut : « L’Allemagne doit se libérer de la terreur en quittant l’UE et l’Union économique et monétaire. »

Témoignant du peu de respect accordé par le gouvernement à la Cour et au Bundestag, et donc à la démocratie, le président Joachim Gauck a signé le document de ratification du MES le 13 septembre, sans même attendre les amendements que la Cour avait explicitement imposés. L’un des plaignants, le professeur Karl-Albrecht Schachtschneider, a déclaré suite à l’annonce de la Cour constitutionnelle que le MES représente, pour lui, la nouvelle « loi d’exception » d’une dictature supranationale européenne, comparable à la loi qui, suite à l’incendie du Reichstag en 1933, scella la dictature d’Hitler.

Au niveau de la population, le rejet de la politique européenne du gouvernement s’est tellement renforcé que la Cour s’est sentie obligée d’annoncer une audition extraordinaire sur la BCE d’ici quelques semaines.

  • 2525€
  • 5050€
  • 100100€
  • 250250€
  • 500500€
  • 10001000€
  • 20002000€
 

Voir les 2 commentaires

Vos commentaires

  • Le 25 septembre 2012 à 08:46
    par Michele

    Les dirigeants europeens se sont laissés corrompre et se sentent pris au piège mais ne voulant pas assumer leurs actes, ils préfèrent "offrir" leurs peuples (c’est pitoyable) et se cacher la tête dans le sable. la Bête fait des ravages dans ce monde mais ce sont les innocents qui paient les ignominies de leurs dirigeants. Ce qu’ils oublient, c’est que chacun recevra selon ses mérites, alors................
    Oser dire NON, c’est s’affirmer, c’est exister (comme Mr Poutine ) Voilà un Homme, un vrai.

    Répondre à ce message

  • Le 18 septembre 2012 à 19:07
    par petite souris

    L’Allemagne doit se libérer de la terreur en quittant l’UE et l’Union économique et monétaire.

    ... et aussi la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la France......

    Quel peuple quel pays agira le premier ?

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Notez que votre message n'apparaîtra qu'après avoir été validé par notre équipe.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Vous pouvez utiliser les boutons pour enjoliver votre texte. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires

« Le parti a pour objet de combattre, en France et dans le monde, pour la paix par le développement économique et l'égalité des chances et contre l'usure financière et les idéologies du sol, du sang et de la race. Il défend pour chacun et entre les peuples le progrès matériel, intellectuel et moral. A cet effet, il participe à la vie politique de notre pays, notamment lors des échéances électorales. Il peut apporter son soutien politique et financier à des partis et associations dont l'objet concorde avec celui-ci. »

Extraits des statuts - Article 2 - Objet