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Krach boursier : une « crise globale » et non pas chinoise, affirme Rafarin

La rédaction
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Ce n’est pas tous les jours que Solidarité & Progrès est en accord avec l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, loin de là. Mais, dans sa dernière tribune au Figaro, il y a quelque chose qui nous rappelle l’époque où la France pensait pouvoir, grâce à son indépendance millénaire, changer les orientations du monde. Ah, cette époque où le mot « grand dessein » n’avait pas encore été évincé du Petit Larousse politico-médiatique !

D’abord, Jean-Pierre Raffarin affirme ce que les grands médias et ses reporters experts en copier/coller n’ont pas dit : le lundi noir des bourses a révélé une « crise globale », et non pas chinoise. Ensuite, l’ancien Premier ministre fait le tour des problèmes en Chine, sans en masquer aucun : bulle immobilière, dégradation environnementale, corruption, ralentissement de la croissance, etc. Mais, il conclut malgré tout qu’il n’y a pas de quoi « faire de cette situation l’origine d’une panique mondiale ».

Car, par ailleurs, la politique de Xi Jinping cherche clairement « une nouvelle croissance plus qualitative et plus inclusive », accorde une « priorité massive à l’innovation » ce qui sacrifie le court au long terme, et se fonde sur une « équation, intelligence + travail qui est plutôt rassurante ». La Chine, un peuple aux « ressources exceptionnelles » qui a mobilisé tant d’énergie pour sortir de la révolution culturelle, engagera, dit-il confiant, « ses moyens immenses pour maîtriser la situation ».

Le problème se situe plutôt au niveau global, ajoute-t-il. En effet, « dans un système mondial très interdépendant, les attitudes des partenaires sont également déterminantes ». Et l’ancien Premier ministre craint qu’aujourd’hui « il n’est pas très évident que l’Occident soit très habile par ses comportements dans cette crise ».

Notamment les États-Unis dont l’attitude jouera, selon lui, un rôle majeur. Car la Chine « aspire à jouer un rôle essentiel dans les rapports de forces financiers », et face à cela, « les Etats-Unis ne peuvent plus jouer au yoyo monétaire en solitaire ». M. Raffarin déplore dans ce contexte « que le climat antichinois qui semble s’installer dans la campagne présidentielle américaine est un facteur aggravant ».

Et l’ancien Premier ministre de proposer une voie royale à l’Europe pour contribuer à la paix et à la coopération mondiale :

La Chine recherche toujours, avec l’Europe, le moyen d’échapper à un tête-à-tête exclusif avec les États-Unis. Sur le plan géopolitique, ces tensions financières ne doivent pas conduire à une nouvelle partition du monde, d’une part autour de la Chine, de la Russie et des émergents, et, en face, la reconstitution des alliés de l’Occident. On a sous-estimé le rôle de plate-forme d’échanges et de projets des BRICS qui notamment contribuent à rapprocher les stratégies russes et chinoises. De ce point de vue, les relations de l’Europe avec Vladimir Poutine mais aussi avec l’Iran sont des clés de la situation actuelle pour rétablir l’équilibre du monde multipolaire remis aujourd’hui en cause. L’actuel dialogue sélectif est sans doute le plus grand danger dans cette période.

C’est dans ce contexte que la France peut être un atout, explique Jean Pierre Raffarin : « Le rôle de la France apparaît primordial, (...) pour profiter du partenariat stratégique avec la Chine », « promouvoir à Bruxelles la coopération sino-européenne notamment en matière d’investissements », et enfin, pour « réaffirmer notre attachement à une vision d’indépendance de notre diplomatie. Avec cette perspective, les difficultés pourront être surmontées. Personne n’a vraiment de leçons à donner : à crise globale, il faut un dialogue global. »

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