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Krach systémique, ce n’est plus qu’une question de date

La rédaction
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Nombre d’institutions financières, d’acteurs du marché et d’analystes reconnaissent publiquement qu’un effondrement du système financier et de la zone euro est inévitable.

De telles alarmes ne sonneraient pas si la panique qu’elles peuvent provoquer n’était pas moins dangereuse que les dégâts à attendre du krach même. Si les avertissements peuvent être exacts, les solutions font cruellement défaut.

  • L’Institut pour la finance internationale (IIF), le plus puissant lobby des banques de Londres et de Wall Street, estime que le niveau d’endettement du secteur privé se situe bien au-dessus de celui de la banque Lehman Brothers, qualifiant ce constat de « profondément inquiétant », vu ce qui est arrivé en 2008. A cela s’ajoute le fait que cet endettement n’a servi qu’à financer des fusions-acquisitions, à payer les dividendes aux actionnaires et aux entreprises, à racheter leurs propres actions, plutôt qu’à investir.
  • Stanley Druckenmiller, un ancien partenaire de George Soros, prévoit un krach imminent, provoqué par l’endettement élevé des entreprises américaines sans rapport avec une quelconque activité productive. Les données « apocalyptiques » présentées par Druckenmiller, pour reprendre le terme de Zero Hedge, sont généralement connues : la dette cumulée par rapport au PIB aux États-Unis est passée de 2,5 pour 1 à 4 pour 1 en moins d’une décennie, et les profits nets du secteur non financier sont passés au rouge, tandis que la dette progresse à un rythme annuel de plus de 20 %. En plus, « la dette aujourd’hui a été utilisée à des fins d’ingénierie financière, et non pour l’investissement productif ».
  • James Bianco, président du Bianco Research de Chicago, prévient dans un entretien publié par Finanz und Wirtschaft que la bulle dans le secteur énergétique risque de déclencher un effondrement systémique, dressant le parallèle avec la crise des subprime. Sur les 3000 milliards de dollars estimés de dettes liées à l’énergie dans le monde, demande-t-il, quelle est la part détenue par les institutions financières ? « Les banques vous diront qu’elles n’y sont pas exposées, et qu’il n’y a aucun problème, tout comme en 2007, lorsqu’elles prétendaient être nullement exposées aux prêts subprime. » Bianco fait également remarquer que « Deutsche Bank est le plus grand détenteur de produits dérivés libellés en euros. Qu’arrivera-t-il en cas de Brexit ou de Grexit ? »
  • L’agence de notation Moody’s estime de son côté que « même une petite crise » pourrait déclencher l’effondrement final de la monnaie unique européenne. Dans un rapport publié le 4 mai, l’agence de notation écrit que même si l’UE survit à un vote en faveur du Brexit,

    même une ’’petite crise’’ future pourrait menacer la soutenabilité du cadre institutionnel actuel, si elle coïncidait avec un sentiment populaire négatif et des événements politiques populistes. Ceci peut donner l’impression que la question est de savoir quand le système doit s’effondrer, et non pas si.

Comme le montrent ces avertissements, un krach systémique est à l’ordre du jour. Une seule mesure permettrait de confiner les dommages inévitables d’un krach systémique au sein du système financier spéculatif et non productif : une séparation, avant qu’il ne soit trop tard, des banques selon le principe de la loi Glass-Steagall adopté par Franklin Roosevelt en 1933 et mise en oeuvre en France dans l’après-guerre.

Si nos gouvernement persistent à refuser hystériquement une telle approche, ce seront les peuples qui paieront avec leurs vies et celles de leurs enfants la capitulation devant cette finance folle.
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