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L’ancien ministre italien de l’Economie Tremonti renouvelle sa défense de Glass-Steagall

La rédaction
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Dans une lettre à l’éditeur publiée par le quotidien italien Corriere della Sera, le sénateur italien et ancien ministre de l’Economie Giulio Tremonti fait explicitement le lien entre sa proposition pour changer les règles de comptabilité applicables aux produits financiers dérivés, et sa proposition de rétablir une séparation stricte entre métiers de banque, à la Glass-Steagall Act.

Tremonti veut surtout répondre aux attaques lancées contre lui par la journaliste télévisuelle Milena Gabanelli qui l’accuse, à tort, d’avoir promu les contrats de swaps et autres produits dérivés à l’origine des emprunts toxiques qui ont empoisonné les villes et communes italiennes.

Tremonti rappelle d’abord ses propres efforts visant à réglementer et même bannir l’utilisation de ces contrats, une pratique devenue courante dans les années 1990 quand les gouvernements de centre gauche préparaient l’entrée de l’Italie dans l’euro.

Ensuite, Tremonti affirme que sa proposition récente – qui interdirait aux entreprises d’inclure les contrats dérivés dans leurs livres de comptes avant qu’ils ne rapportent – va de pair avec « sa proposition de loi précédente sur la séparation bancaire [Sénat N° 717] ».

Si, en tant que banque, vous collectez des dépôts, vous ne pouvez que les employer pour des prêts productifs : pour des prêts à des entreprises, des familles, les communes, etc. Si, par ailleurs, vous voulez spéculer, vous êtes libre de le faire, mais à vos risques et périls. Le modèle pour cette proposition, qui n’est certainement pas favorable à la spéculation, est le Glass-Steagall Act introduit par le président Roosevelt en 1933 et abrogé par le président Clinton à la fin des années 1990. Et également le modèle pour la loi bancaire italienne de 1936, également abrogée dans les années 1990.

Tremonti explique que « l’obligation [pour une banque] d’enregistrer les résultats des dérivés arrivés à maturité enlève à la racine l’incitation à leur utilisation toxique et fait en sorte que les dérivés ne puissent plus être utilisés comme instrument de création fictive de "valeur" ! Ainsi, tout intérêt à utiliser les dérivés tombe ».

La polémique sur l’utilisation par les banques des produits financiers dérivés (swaps, options, etc.) qui empoisonnent tant de villes et communes est symptomatique d’une colère qui se lève dans toute l’Italie, colère qui se concentre contre tel ou tel homme politique ou banquier au lieu d’atteindre la structure du système financier.

La réponse de Tremonti a le mérite de changer cette dynamique.

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