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L’Argentine ne faiblit pas devant les fonds vautours

La rédaction
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2015
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Le juge et le vautour
Photo montage sur les réseaux sociaux argentins montrant le juge américain Thomas Griesa en compagnie d’un vautour.
Crédit : www.taringa.net

Après deux journées de négociations marathon à New York entre l’Argentine et les fonds vautours, aucun accord n’a été trouvé sur le paiement de 1,6 milliards de dollars (1,33 milliards plus intérêts) qu’avait ordonné le juge Thomas Griesa avant la date limite du 30 juillet 2014. L’agence de notation américaine Standard & Poors ne s’est pas faite prier pour déclarer immédiatement l’Argentine en cessation de paiements, accordant du même coup pleine légitimité à ces fonds vautours domiciliés dans les paradis fiscaux et déployés par l’empire de Wall Street et la City.

Lors d’une conférence de presse au consulat de l’Argentine à New York, le ministre argentin des Finances Axel Kicillof a dénoncé très durement cette situation, déclarant que son gouvernement n’avait aucunement l’intention de sacrifier sa souveraineté ni son libre-arbitre en matière de stratégie de développement économique :

Nous ne signerons rien qui compromette le futur des Argentins. Nous n’allons pas céder à n’importe quoi uniquement pour pouvoir négocier avec les fonds vautours. Nous représentons un État qui a ses lois, et nous allons défendre les droits des Argentins et n’allons pas céder aux demandes d’extorsion.

Le ministre a expliqué qu’il avait offert de rembourser les fonds vautours selon les mêmes barèmes que les autres détenteurs de la dette argentine (ce qui déjà leur donnerait un rendement de 300 % car ils avaient racheté les obligations pour presque rien après la réorganisation de la dette il y a six ans), mais ils ont rejeté l’offre. L’Argentine ne pouvait pas céder à leur demande sans déclencher la clause RUFO (Rights Upon Future Offers), qui ouvrirait la porte à une vague de poursuites judiciaires de la part des autres détenteurs de la dette, demandant une égalité de traitement avec les fonds vautour.

« La responsabilité en incombe à Griesa », a dit le ministre. Cette situation est sans précédent, car l’Argentine a l’argent pour payer ses dettes, mais les fonds argentins gisant aux Etats-Unis et destinés au paiement des autres détenteurs d’obligations ont été saisis pour répondre aux exigences des fonds vautours : « Comment [le juge] peut-il bloquer les paiements ? L’argent est là, s’il y avait cessation de paiements il ne serait pas là. »

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