Solidarité&progrès

Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

Flash : 21 janvier - Pour LaRouche, le Président Trump « n’a pas encore des principes très clairs... » Lire Flash : 21 janvier - Jacques Cheminade expose son projet éducatif devant le Syndicat général des lycéens (SGL) Lire Flash : 21 janvier - Le fondateur d’Alibaba parlant aux Américains : « vous avez trop dépensé pour vos banques et vos guerres ! » Lire
AccueilActualité

Syrie : la Russie détient la preuve que les obus chimiques venaient de Libye

La rédaction
visites
982
commentaires

Voici une nouvelle qui mettra encore un peu plus dans l’embarras la présidence française et les va-t-en-guerre du journal Le Monde.

D’après le journaliste britannique Robert Fisk du quotidien l’Independent, les déclarations du Premier ministre adjoint syrien Qadri Jamil au Guardian, selon lesquelles les obus chimiques utilisés lors de l’attaque du 21 août à Ghouta seraient d’origine libyenne, risquent d’être confirmées par des preuves dont dispose la Russie.

Robert Fisk écrit que ces preuves montrent non seulement à quel moment les obus ont été fabriqués mais également vers quels pays ils ont été exportés. Selon les registres russes, qui doivent encore être rendus publics, les obus ont été fabriqués en 1967 et exportés vers trois pays : le Yémen, l’Égypte et la Libye.

Fisk reconnaît que des tonnes d’armes sont sorties de Libye depuis la chute du régime de Kadhafi en 2011 et que certaines d’entre elles ont été retrouvées au Mali, en Algérie, et « une grande quantité au Sinaï ». Il ajoute :

Les Syriens persistent à dire que des quantités substantielles d’armes de fabrication soviétique ont fait leur chemin depuis la Libye jusqu’aux mains des rebelles (...) grâce à l’aide du Qatar, qui avait soutenu les rebelles libyens contre Kadhafi et qui paie actuellement les cargaisons d’armes à destination des rebelles syriens.

Il n’y a aucun doute que la Syrie a un large arsenal d’armes chimiques, incluant des missiles de 122mm du type de ceux identifiés par l’équipe d’enquête de l’ONU mais, ajoute-t-il, « si les Russes ont en fait été capables d’identifier des marques spécifiques sur les fragments retrouvés à Ghouta, et s’ils proviennent de munitions jamais exportées vers la Syrie, le régime d’Assad pourra claironner que son innocence a été prouvée. »

Le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a pour sa part insisté pour que les forces rebelles syriennes soient elles aussi obligées de participer au plan de remise et de destruction des armes chimiques présentes dans le pays. Dans une intervention à la télévision russe, Lavrov a déclaré que « les solutions actuellement mises en œuvre par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) suggèrent que tous les stocks d’armes chimiques syriennes devront être placés sous contrôle et ensuite détruits ».

Ria Novosti cite Lavrov affirmant que « lorsque nos partenaires occidentaux répètent que seul le régime a des armes et que c’est la raison pour laquelle seul le régime aurait pu les utiliser, il s’agit d’une ruse ». Il est nécessaire que « ceux qui financent les groupes rebelles, y compris les extrémistes, trouvent le moyen d’exiger d’eux qu’ils rendent celles [les armes] qu’ils avaient saisies pour qu’elles soient détruites ». Lavrov fait référence à des informations fournies par Israël à deux occasions, selon lesquelles les rebelles avaient pris le contrôle de zones où des armes chimiques étaient stockées, et au cours desquelles ces armes seraient tombées entre leurs mains.

Le chef de la diplomatie russe a également dénoncé les interventions conduites précédemment par la France, le Royaume-Uni et les États-Unis en Libye comme exemple de politique mal inspirée, puis insisté sur le fait que si ces pays étaient sérieux dans leur volonté de protéger la population et de mettre fin à une guerre civile qui dure depuis plus de deux ans, ils agiraient pour que la Syrie adhère le plus rapidement possible à l’OIAC.

Il a révélé que contrairement à l’accord auquel il était arrivé avec son homologue John Kerry, l’administration Obama menace dans les coulisses de retirer son appui à l’adhésion de la Syrie à l’OIAC pour forcer la Russie à soutenir un nouveau projet de résolution belliqueuse à l’ONU.

VIDEO : La nouvelle Route de la soie, alternative à la guerre

Voir les 2 commentaires

  • petite souris • 24/09/2013 - 20:07

    Ce qui prouve que les soviétiques tenaient parfaitement leurs registres .............

    • Elie • 25/09/2013 - 09:15

      Toujours pertinente petite souris :-))
      Ca c’est sûr....les russes ont toujours été très forts dans la tenue de registres et de listes...
      Donc les russes auraient des preuves qu’il faut croire, et les occidentaux des preuves qu’il ne faut pas croire. Et bien sûr tout le monde nous annonce qu’on va nous montrer ces preuves, mais on ne voit jamais rien.....
      On baigne dans la désinformation en Syrie, c’est évident. Chacun y met son grain de sel, en fonction de ses sensibilités et de ses orientations politiques, vous y compris....

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous avez adoré cet article ? Rejoignez-nous !

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Don rapide