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L’écart se creuse entre Anglo-Américains et Européens continentaux

La rédaction
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Rencontre Poutine-Merkel à Rio de Janeiro le 13 juillet.
Crédit : kremlin.ru

Suite au tir de roquettes depuis le territoire ukrainien sur la région russe de Rostov le 13 juin, les responsables russes ont averti que de nouvelles attaques mèneraient à une escalade dangereuse de la crise. Vladimir Poutine, qui est arrivé à Rio de Janiero le même jour, a tenu sur place des consultations avec Angela Merkel, centrées sur l’Ukraine. Le vice-président américain Joe Biden téléphonait en même temps au président urkainien Porochenko pour l’assurer du soutien indéfectible de la Maison Blanche à son gouvernement.

Face à la politique délirante de Washington, certains pays européens se sont vus obligés de prendre leurs distances comme en témoignent les relations avec la Russie. Les ministres des Affaires étrangères allemand, français et russe ont entamé le 3 juillet des négociations diplomatiques directes avec leur homologue ukrainien, sans la participation des Américains.

En outre, la ministre italienne des Affaires étrangères Federica Mogherini, qui assume en ce moment la présidence tournante du Conseil européen, s’est rendue à Kiev et à Moscou la semaine dernière et a annoncé que l’Ukraine, l’Union européenne et la Russie entameraient des négociations sur l’Accord d’association Ukraine-UE.

Mogherini est restée deux jours à Kiev pour discuter avec les dirigeants ukrainiens, avant de rencontrer le président Poutine le 9 juillet à Moscou, pour plaider pour « un cessez-le-feu bilatéral ». Le principal obstacle à un cessez-le-feu reste cependant l’offensive militaire de Kiev dans l’est de l’Ukraine.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn milite lui aussi de son côté pour la diplomatie. Dans une interview le 10 juillet au quotidien autrichien Die Presse, il a déclaré sans détours que « de facto la Crimée ne fait plus partie de l’Ukraine. Inutile de dire que nous ne le reconnaîtrons pas de jure. » Asselborn a révélé que c’était lui qui avait encouragé le président autrichien Heinz Fischer à recevoir Poutine à Vienne il y a deux semaines, ajoutant qu’il était en désaccord avec la politique conduite par l’Ukraine : « Evidemment, le président Porochenko tente de résoudre le conflit par la force militaire. Il devrait suivre le conseil de Steinmeier et entamer un dialogue avec la Russie et l’OSCE. »

L’Europe et les Etats-Unis, souligne Asselborn, ne peuvent pas dicter la politique à suivre à la Russie et à la Chine ; par conséquent « l’Occident devrait repenser sa politique ». Un exemple qu’il a choisi est particulièrement intéressant : « Tony Blair est encore convaincu que la guerre en Irak était la bonne option, bien que des dizaines de milliers de personnes ont trouvé la mort sans raison. Le pays est encore dans le chaos aujourd’hui. »

Les grandes nations d’Eurasie (Russie, Chine et Inde), de concert avec le Brésil et l’Afrique du Sud, comptent pour leur part établir dès cette semaine les bases d’une nouvelle architecture financière internationale, avec des institutions de prêt comme la banque des BRICS et la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures. D’autres pays importants en Amérique latine et en Asie-Pacifique envisagent de participer à la nouvelle architecture.

Si l’Europe et les Etats-Unis veulent assurer leur avenir, ils doivent soutenir ces initiatives, ainsi qu’une réforme financière internationale ouvrant la porte à une politique de développement économique globale.

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