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L’Egypte se dote d’un nouveau gouvernement

La rédaction
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Un nouveau gouvernement égyptien composé de quinze personnalités laïques doit être assermenté aujourd’hui, dans un effort visant à accélérer la transition vers un régime civil, suite aux manifestations massives du 30 juin dernier et à l’expulsion subséquente du président Mohammed Morsi.

Parmi les figures principales se trouvent Nabil Fahmy, qui fut pendant longtemps ambassadeur d’Egypte à Washington. Il est également le fils d’un ancien ministre des Affaires étrangères. Un haut magistrat, Mohammed Amin Mahdi, a été nommé comme ministre de la Justice.

Selon des sources à Washington, les Frères musulmans se sont vu offrir la possibilité de participer au nouveau gouvernement mais ont refusé. Dans des confrontations entre la police et les Frères musulmans, 7 personnes ont été tuées au Caire dans la nuit de lundi à mardi.

La presse égyptienne confirme néanmoins que les Frères musulmans ont participé à des négociations directes avec les généraux hauts placés concernant le rôle qu’ils doivent jouer dans le pays à l’avenir. Le Dr Mohammed Ali Bishr, un membre de la direction des Frères musulmans, a confirmé publiquement pour la première fois hier que des pourparlers étaient en cours avant que l’armée n’intervienne pour déposer Morsi.

Selon une source de haut rang au sein du renseignement américain, des commandants de l’armée avaient demandé à Morsi d’organiser un référendum, ce qu’il avait immédiatement refusé de faire. La participation massive des Egyptiens aux manifestations du 30 juin aura par conséquent servi de référendum sur l’exercice du pouvoir par Morsi et les Frères musulmans.

Des plans visant à rédiger et à ratifier une nouvelle constitution au cours des prochains mois sont déjà en préparation. Un comité de dix juristes a été nommé pour rédiger un premier projet, qui sera ensuite, d’ici 30 jours, revu par une assemblée constituante de 50 personnes. Le projet sera ensuite soumis au peuple par voie de référendum au bout de deux mois. Des élections parlementaires et présidentielles seront ensuite organisées rapidement.

Selon des sources du renseignement américain, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Koweït ont promis entre 8 et 12 milliards de dollars en aides et prêts immédiats afin de donner au nouveau gouvernement une marge de manœuvre, maintenir des subventions sur les produits de première nécessité et commencer le processus de reconstruction économique.

L’ancien secrétaire d’Etat adjoint américain Bill Burns, un diplomate de carrière ayant servi plusieurs décennies aux Moyen-Orient, s’est récemment rendu au Caire, où il a pu rencontrer des responsables gouvernementaux ainsi que le général al-Sissi, ministre de la Défense. Les Frères musulmans, le parti Nour (salafiste) et les partis laïques (Tamarod) ont refusé de rencontrer Burns pour diverses raisons, mais que l’on peut résumer à leur colère vis-à-vis de l’administration Obama et de son cafouillage en janvier 2011, lorsque les premières protestations contre le président Mubarak ont commencé.

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