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L’ex-chef du MI6 menace de moucher Tony Blair

La rédaction
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Le chef du MI6 britannique (service de renseignement extérieur, l’équivalent de la DGSE en France) à l’époque de l’agression anglo-américaine contre l’Irak en 2003, Sir Richard Dearlove, a menacé de rendre publique sa propre version des événements si les conclusions de la Commission d’enquête Chilcot, attendue depuis longtemps, devaient le décevoir.

Le rapport fourni à l’époque par Dearlove sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein a été apparemment modifié par le gouvernement Blair, qui a voulu le rendre « plus sexy », selon plusieurs témoins. Des sources proches de Sir Richard ont confié au Telegraph que celui-ci insiste sur le fait que la Commission devrait reconnaître le rôle de Tony Blair et de son porte-parole Alistair Campbell dans l’évaluation selon laquelle Saddam Hussein pouvait utiliser des armes chimiques contre les troupes britanniques stationnées à Chypre, une assertion qui a conduit à l’entrée du Royaume-Uni dans la guerre contre l’Irak. Le Docteur Kelly, un autre expert en armement, fut retrouvé mort suite à son opposition aux mensonges de Blair sur les armes de destruction de masse irakiennes.

Dearlove a passé la dernière année à écrire un compte-rendu détaillé des événements qui ont mené à la guerre, dans l’idée que ses travaux ne seraient mis à la disposition des historiens qu’après sa mort. Il s’attend à être critiqué par la Commission pour l’imprécision des informations fournies au gouvernement par les agents du MI6 sur l’Irak, et qui auraient été utilisées pour la rédaction du « dossier douteux » brandi par Blair pour justifier la guerre, selon le Sunday Mail.

Dearlove pourrait ainsi changer ses plans, explique le journal, citant un courriel que lui a fait parvenir l’ex-patron des services secrets :

Ce que j’ai écrit est un compte-rendu des événements entourant l’invasion de l’Irak de mon point de vue professionnel d’alors. Mon intention est que ceci devrait être une ressource à la disponibilité des historiens après mon décès (peut-être plus tôt selon ce que publiera Chilcot).

Mais rassurez-vous ! Sir Dearlove ne va pas devenir un nouveau Edward Snowden, puisqu’il « n’a nullement l’intention de trahir le secret professionnel » auquel il est astreint ni, on peut l’imaginer, sa loyauté à l’égard de sa majesté. Intérêts de l’Empire obligent...

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