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L’industrie française s’effondre aussi vite que la popularité d’Hollande

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Des nouveaux chiffres sur l’état réel de l’économie physique confirment hélas le déclin catastrophique de l’industrie française, une réalité non sans rapport avec la déculottée électorale infligée par les Français à leurs dirigeants lors des dernières élections municipales.

Le 8 avril, Jérôme Frantz, le président de la Fédération des industries mécaniques (FIM) affirmait que « le parc des machines a vieilli dans l’industrie française, où il est passé de 17 à 19 ans ces dernières années » alors que de l’autre coté du Rhin, les industriels ont acheté « 200 000 machines pendant cette période, soit dix fois plus que les Français ». En ce faisant, les Allemands ont ramené l’âge de leur parc de machines « à 9 ans, alors qu’il y a vingt ans, nous étions pourtant à égalité à 15 ans », a-t-il précisé.

La cause ? Avec la crise financière de 2008, les PME et les entreprises de taille intermédiaire, abandonnées par les grandes banques, ont surtout cherché à consolider leur structure financière : augmentation des fonds propres, réduction de l’endettement, le tout au détriment de l’investissement. Résultat : la France perd en compétitivité.

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Dans son dernier rapport, le Conseil national de l’industrie (CNI) constate qu’en 2013, en dépit de quelque 10 milliards d’euros de différentes mesures de soutien à l’industrie (CIR, CICE, etc.), 4736 entreprises ont déposé le bilan. Rien que dans ce secteur, 61 900 emplois furent supprimés, dont 10 300 dans l’automobile, 8300 dans la métallurgie et 7300 dans le bois, le papier et l’imprimerie. Plus inquiétant encore, l’effondrement de l’investissement, en chute de 7 % en 2013, alors qu’il avait augmenté de 9 % en 2012 et même de 19 % en 2011.

Le gouvernement français s’est mobilisé utilement pour promouvoir 34 programmes de haute technologie et tente de relocaliser les sites de production. Seulement, du « made in France », on est passé à la « Marque France ». Les syndicats d’Alstom viennent de constater amèrement qu’un des 34 projets promus, en l’occurrence le TGV du futur d’Alstom réclamé par Montebourg, sera entièrement produit à l’étranger et destiné à l’exportation… Austérité aidant, à part la ligne Bordeaux-Toulouse, l’extension du réseau TGV en France est de toute façon gelée. Même la haute direction de la SNCF ne considère plus le TGV comme sa vache à lait en France.

Bien sûr, avec nos « trois vieilles » (BNP-Paribas, Société générale, Crédit agricole), la France a toujours une « industrie bancaire » très dynamique quand il s’agit de spéculer sur les produits dérivés et le marché des changes.

Cependant, comparé à la Suisse, un pays pourtant très bancaire, l’évidence du désastre français apparaît encore plus. Dans la Confédération helvétique, le chômage est tombé le mois dernier à seulement 3,3 % alors qu’il est à 10,2 % en France. Si la banque y représente 10 % du PIB (4,6 % en France), l’industrie représente 22 %, alors qu’en France sa part dans le PIB est tombée en dessous des 13 %...

Le moment est venu de remettre l’argent au service de la production, le travail, l’innovation et la créativité humaine. Pour cela, une vraie loi de réforme bancaire imposant une séparation stricte entre banques de dépôt et banques d’affaires (Glass-Steagall) doit être le premier pas en direction d’un retour à un système de crédit public au service de la réindustrialisation.

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