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L’Institut Schiller invité à Oufa au forum des jeunes des BRICS

La rédaction
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Le délégué de l’Institut Schiller Sébastien Drochon, lors de son intervention à Oufa.
Crédit : Institut Schiller

Du 26 au 28 juillet derniers, à Oufa en Russie, les BRICS organisaient, dans la continuité de leur sommet avec l’Organisation de la Coopération de Shanghai (OCS), leur troisième forum de jeunes.

C’est ainsi que 150 jeunes représentaient le Brésil, l’Inde, l’Afrique du Sud, mais aussi la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, et l’Ouzbékistan. Quatre autres jeunes sont également venus en tant qu’observateur de Bulgarie, du Japon... ainsi que d’Allemagne et de France. Ces derniers étaient Kai-Uwe Ducke et Sébastien Drochon, invités pour représenter l’Institut Schiller. Nous avons pu nous entretenir avec Sébastien...

Question : Bonjour Sébastien, peux tu nous dire quel est l’objectif de ce forum de jeunes ?

Sébastien Drochon : Il s’agit de lancer des systèmes de réseau et d’organiser des échanges entre jeunes entrepreneurs et entre universités de différents pays. L’idée est de mobiliser les jeunes autour des perspectives offertes par les coopérations économiques lancées par les pays des BRICS et de l’OCS. Ici ces perspectives sont vues comme quelque chose d’extraordinaire, un horizon totalement nouveau qui fait contraste avec ce qui se passe en Europe et aux États-Unis.

C’est sûr, il y a une recherche d’opportunité pour les jeunes et les futurs entrepreneurs, et la possibilité pour eux de développer leurs activités et leur business ailleurs. Les jeunes indiens et d’Afrique du Sud sont d’ailleurs particulièrement motivés. Mais il y a un message qui ressort clairement : l’importance pour les générations futures de créer une communauté de développement pour la paix.

La coopération au niveau scientifique et au niveau spatial chez les BRICS est très présente. En est-il question ici ?

Oui, il va y avoir un panel sur l’innovation technologique et la science, impliquant des personnes qui travaillent dans ce domaine les jours prochains. Pour l’instant c’est surtout depuis mon intervention sur le chercheur russe Vladimir Vernadski et la question d’une coopération sur les hautes technologies, qu’on en parle. Ça plaît beaucoup aux gens car ils voient l’intérêt qu’une tel niveau de discussion représente pour la communauté internationale.

Peux-tu nous en dire plus sur ton intervention ?

Je suis intervenu avec Kai-Uwe et il y a eu un très bon répondant. On a présenté l’Institut Schiller, l’enjeu géostratégique entre d’un côté un système transatlantique qui s’effondre et de l’autre les BRICS et l’OCS qui coopèrent pour organiser un futur, reflétant deux visions du monde et deux visions opposées de l’être humain. J’ai amené la pensée de Vernadski et de Lyndon Larouche dans ce contexte : l’importance pour l’humanité de faire des découvertes scientifiques pour déterminer un futur meilleur, en concordance avec l’évolution de la vie, de la biosphère, et avec celle de la noosphère, c’est à dire de l’action du pensant et donc de l’humain. Tout de suite après les journalistes de l’agence de presse Itar-Tass ont voulu m’interviewer pour comprendre ce qu’est vraiment l’Institut Schiller et pourquoi nous étions invités en tant que représentants européens.

Comment les gens nous voient là-bas, nous autres occidentaux ?

Les gens ici sont très choqués par le silence des Européens et des Américains sur toutes ces nouvelles perspectives qu’offrent les BRICS. Ils sont donc très heureux d’en voir quelques uns s’exprimer et montrer un intérêt pour ces questions. On leur dit qu’il y a des institutions financières, comme la City de Londres et Wall Street, que combat l’Institut Schiller, qui bloquent toute capacité pour la population européenne de comprendre ce qui se passe.

As-tu pu avoir des contacts de jeunes ?

Oui, et certains discours étaient particulièrement bons, comme celui d’un jeune brésilien. Il a commencé par évoquer la crise financière internationale, le danger de guerre mondiale, sans mâcher ses mots. Il insistait sur le fait qu’on ne peut rester silencieux face à cette grande crise du capitalisme, qui est aussi une crise stratégique, qu’il faut défendre la souveraineté des nations et qu’aucune ne devrait dire à l’autre ce qu’elle doit faire. Il a parlé du danger de fascisme et de celui qui revient en Europe notamment via l’Ukraine. Il a même dénoncé la stratégie de pivot asiatique d’Obama. En discutant avec lui et avec d’autres, comme la présidente de l’association des post diplômés du Brésil, on a appris que beaucoup soutiennent Dilma Roussef là-bas, et qu’ils ne comprennent pas pourquoi en Occident on nie les efforts qu’elle a fait pour développer le peuple. Pour l’instant on a distribué une cinquantaine de résolutions de l’Institut Schiller et on a recueilli de nombreuses cartes de visite. On gardera un contact avec eux à l’avenir.

Penses-tu qu’en revenant en France tu te diras « on a fait avancer le processus » ?

Ce qu’il faut bien comprendre c’est cette frustration de tous ces jeunes au sujet du silence de l’Europe concernant les projets des BRICS. Nous on aura pu leur donner un sens qu’il existe en Europe une force politique et institutionnelle, une force mobilisée pour promouvoir ce qu’ils font. C’est un pont qu’on est en train de construire dont il faudra étendre la portée. Il faudra à l’avenir connecter les États-Unis à ce pont en imposant ensuite un niveau d’exigence scientifique et épistémologique.

Un dernier mot à nos lecteurs ?

On devrait s’extraire de notre petit monde et de nos certitudes pour aller voir ce qui se passe réellement ailleurs ; car il y a des choses extraordinaires à y faire et y défendre. Ici, là où je suis, entre Moscou et l’Oural, il n’y aucun a priori vis-à-vis des autres, les gens sont très ouverts et très enthousiastes.

En étant ici, en tant que citoyens français et allemands, nous leur donnons un sens de l’espérance qu’ils représentent par notre apport culturel et scientifique. Nous nous efforçons de leur faire mieux prendre conscience de ce qu’ils peuvent et doivent offrir au monde, afin que le développement économique mutuel soit le nouveau nom de la paix.

Propos recueillis par Maëlle Mercier.

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