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L’Institut Schiller se mobilise pour la défense des buts communs de l’humanité

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Pour le trentième anniversaire de l’annonce par le président américain Ronald Reagan de l’Initiative de défense stratégique (IDS), le 23 mars 1983, l’Institut Schiller a organisé une conférence près de Washington pour souligner l’urgence de lancer un programme similaire aujourd’hui, capable de faire face aux défis stratégiques que posent les missiles et de protéger la Terre contre des menaces venant de l’espace, notamment les impacts d’astéroïdes.

Voici un extrait du discours d’ouverture de Helga Zepp-LaRouche, présidente internationale de l’Institut Schiller.


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Il y a exactement trente ans, et c’est pourquoi nous avons choisi cette date pour notre conférence, le président Reagan déclarait dans un discours télévisé qu’il faisait de l’Initiative de défense stratégique (IDS) la politique officielle des Etats-Unis. C’était une opportunité historique immense, résultant du travail de Lyndon LaRouche et de quelques autres pour répondre au fait que le monde se trouvait en pleine crise des missiles, où le délai de mise à feu d’un missile était si bref qu’il y avait un risque de lancement accidentel, mettant le monde en danger d’extinction thermonucléaire.

Lorsque mon mari a proposé l’IDS, nous étions impliqués depuis un an dans des négociations avec les Russes, avec l’aval du gouvernement Reagan, et il était alors possible de changer complètement le paradigme mondial. Le projet échoua cependant, à cause d’un changement dans la direction du gouvernement russe. Ce que LaRouche avait proposé sous forme d’un nouveau protocole entre superpuissances était l’idée de neutraliser complètement les armes nucléaires en appliquant des technologies reposant sur de nouveaux principes physiques, qui deviendraient un vecteur scientifique, non seulement dans le domaine militaire mais aussi dans le civil. Ainsi, LaRouche avait proposé de dépasser les blocs militaires et d’utiliser l’impact d’un vecteur scientifique sur la productivité de l’économie civile, en lançant un gigantesque programme de transfert de technologies, afin de vaincre le sous-développement du secteur en développement.

Surmontant ainsi un système irrationnel et déterminé par des motifs géopolitiques, nous aurions pu réorienter le monde vers un nouveau modèle fondé sur ce que le Dr Edward Teller appelait à cette époque « les objectifs communs de l’humanité ».

Dès 1984, LaRouche avertissait que si l’Union soviétique continuait à refuser cette Initiative, elle s’effondrerait d’ici cinq ans. A l’époque, personne ne le croyait, mais l’Union soviétique s’est finalement désintégrée, entre 1989 et 1991. Mais plutôt que de profiter de ce moment historique, où il n’y avait plus d’ennemi, pour développer un nouvel ordre de paix pour le XXIe siècle, les néoconservateurs ont décidé de bâtir un empire anglo-américain et d’éliminer tout gouvernement s’y opposant, en imposant un changement de régime.

Cette politique a perduré jusqu’à ce jour. Malheureusement, comme le confirme un récent article du journal Quarterly Review, la stratégie actuelle de l’OTAN présuppose qu’il est possible de neutraliser les forces nucléaires d’un ennemi en le désarmant et détruisant son armement ; c’est-à-dire que les armes nucléaires auraient été modernisées à tel point, et il y aurait eu une telle évolution dans la technologie militaire et dans la précision, qu’avec des systèmes de tir très précis, l’on pourrait anéantir les armes nucléaires de l’ennemi sans retombées radioactives.

C’est ce mode de pensée qui peut mener à court terme à la Troisième Guerre mondiale si on n’en change pas.

Nous avons donc besoin d’une nouvelle façon de penser, où toutes les nations du monde, en particulier les plus grandes, doivent mettre leurs forces en commun pour une défense conjointe de la planète. Parce que les technologies dont nous avons besoin pour nous défendre des astéroïdes et autres objets provenant de l’espace sont essentiellement les mêmes que celles dont nous avons besoin pour la défense antimissile conjointe.

Une Renaissance de la pensée

Cette possibilité de rassembler le monde autour d’un projet commun existe. Nous avons fait campagne pour le Glass-Steagall ces dernières années en Europe. Très récemment, un groupe très important en Russie [1] a publié un texte exigeant un système de crédit de type Glass-Steagall pour la Russie, comme Roosevelt l’avait fait en 1933 pour les Etats-Unis. Les Russes ont fait aussi diverses propositions de défense antimissile conjointe.

Alors que le danger se fait plus perceptible, le sort du monde ne tient littéralement qu’à un fil. L’option est là : nous pouvons susciter un changement, mais c’est loin d’être gagné. Nous avons besoin d’une renaissance de la pensée, nous accordant sur un nouveau paradigme qui soit cohérent avec la dignité et la véritable identité de l’humanité, à savoir que l’humanité est une espèce créative, la seule connue jusqu’ici dans cet univers. Et que nous devons complètement révolutionner notre pensée, selon ce qu’avait proposé Nicolas de Cues au XVe siècle. En effet, ses écrits marquent le passage entre le Moyen-âge et ce que nous connaissons comme les temps modernes.

Nous devons donc réaliser ce changement et abandonner toute idée de résoudre les conflits par la guerre. Si nous ne parvenons pas à dépasser cela, nous ne survivrons pas en tant qu’espèce. Nous sommes dans une période de grande tension, mais je pense que cette tension doit conduire à un nouvel âge de la civilisation. Et je veux vous dire que cela dépend en grande partie de vous.


[1Le Club d’Izborsk, fondé le 8 septembre 2012, réunit des patriotes russes opposés au néolibéralisme mondialisé. Son dernier rapport a été coécrit par le général Léonid Ivashov, ancien directeur du Département des affaires générales du ministère soviétique de la Défense, l’économiste et ancien candidat à la présidence russe Sergueï Glaziev, Alexander Prokhanov et Alexander Nagorny, tous deux éditeurs de l’hebdomadaire Zavtra, et l’historien Andrei Fursov.

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