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L’Obamacare nuira gravement à la santé

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Le shutdown aux Etats-Unis – l’arrêt des services fédéraux, faute d’un accord au Congrès sur le budget 2014 et le plafond de la dette globale du pays – a été une fois de plus l’occasion pour les médias français, soumis à Washington, de nous inonder avec la propagande obamiste. Scénario du film ? Le pugilat entre Obama, le progressiste, et les républicains réactionnaires, majoritaires à la Chambre, qui, en échange de leur accord, exigeaient la remise en cause de l’Obamacare, loi de réforme du système de santé censée être l’accomplissement principal du Président Obama. Promulguée en 2010, elle oblige tous les Américains à avoir une assurance santé et les assureurs, à la leur fournir.

La réalité est bien différente. Si les critiques des Républicains contre l’Obamacare sont délirantes – Obama est accusé d’être un dictateur, car pour ces ultralibéraux, toute intervention de l’Etat dans l’économie est insupportable – il y a des raisons bien réelles pour dénoncer cette réforme, comme Lyndon LaRouche et le camp progressiste du Parti démocrate l’ont bien illustré. C’est à se demander si les délires des Républicains ne servent pas de faire-valoir à Obama pour obliger « son » camp à adopter les réformes criminelles dans la santé exigées par Wall Street.

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En 1939, concentrant son budget sur l’effort de guerre, Hitler demanda à son ministre de la Santé de « faire certaines économies sur les dépenses hospitalières ». Il finit par rédiger le décret du 1er septembre, intitulé « destruction des vies sans valeur ». Cette affiche du parti nazi s’indigne du fait que la personne frappée d’une maladie héréditaire coûtera 60 000 reichsmark à la collectivité ! « C’est aussi votre argent ! » souligne l’affiche.

Criminelles, car toute réforme qui, au nom de critères comptables, et dans le seul but d’assurer la survie d’intérêts financiers en faillite, porte atteinte à la vie des gens, est assimilable au programme T4 des nazis ayant conduit à l’élimination des bouches inutiles.

Ne nous voilons pas la face sur l’Obamacare. Si Obama avait voulu stopper net l’envolée des dépenses du Medicare, l’assurance santé gérée par l’Etat pour les plus de 65 ans, accusée d’être à l’origine de l’explosion des dépenses de santé, il aurait opté pour l’abandon des assureurs privés au centre du dispositif : les HMO (organismes privés de gestion de la santé). Il aurait rétabli la loi Hill-Burton, qui avait jusqu’alors organisé un système de soins public avec un privé conventionné. Aujourd’hui, tout le monde est obligé de s’assurer auprès des HMO. Au départ, ceux-ci offrent un forfait incluant toutes les dépenses, mais peu à peu, les coûts augmentent et les remboursements baissent.

Pourtant, Obama a choisi de garder ce système pour assurer 32 des 55 millions d’Américains qui en sont dépourvus. Ces personnes sont obligées de souscrire à une assurance privée, sous peine de se voir infliger des amendes. Ceux qui ne peuvent pas se la payer bénéficieront des aides de l’Etat. Les entreprises de plus de 50 employés sont elles aussi obligées de leur fournir une couverture. Les principaux bénéficiaires de l’Obamacare sont ainsi incontestablement les assureurs privés. Le grand perdant est l’Etat, car les coûts estimés de l’Obamacare dépassent les 700 milliards de dollars !

Obama n’a jamais nié le coût de sa réforme. Mais il s’est bien gardé de claironner que, pour la financer, il allait ralentir drastiquement l’augmentation naturelle des dépenses du Medicare, notamment celles de son programme Medicare Advantages, qui offre de meilleurs remboursements et qui est géré par les HMO. Selon Medicare, la progression annuelle de ce programme passera ainsi de 5,9 % à 1 % ! La réduction de 720 milliards de dollars des dépenses d’ici 2020 compensera les dépenses de l’Obamacare !

Démanteler les droits sociaux

La réalité est que les coupes prévues par le Obamacare, dont les conséquences sont déjà meurtrières, ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Wall Street exige beaucoup plus.

Comme le souligne Nancy Spannaus, du Comité d’action politique de LaRouche (LPAC), ce qui a ouvert la voie au compromis entre démocrates et républicains, mettant fin au shutdown, a été l’abandon par ces derniers de l’exigence d’annuler l’Obamacare, et leur décision de faire un deal avec la Maison Blanche pour sabrer les programmes sociaux : le Medicare, le Medicaid et la Social Security (les retraites).
Les Républicains sont-ils à l’origine de ce compromis ? Le 9 octobre, le républicain Paul Ryan, chef de la commission budgétaire de la Chambre, publiait en effet une tribune dans le Wall Street Journal, qui en a ouvert la voie. Le shutdown serait une « percée », disait-il, s’il pouvait amener les deux côtés à s’accorder sur une réforme des programmes sociaux.

Mais c’est là qu’on s’aperçoit que nous sommes devant un théâtre de marionnettes, dont les ficelles sont tirées de part et d’autre par les banques de Wall Street. Car le premier à avoir annoncé une réforme de ces programmes hérités de Franklin Roosevelt (qui sont d’ailleurs sanctuarisés, séparés d’autres fonds gérés par le budget) fut bien Barack Obama.

Ses déclarations remontent à une interview donnée au Washington Post peu avant son inauguration présidentielle, le 15 janvier 2009. Il n’est pas possible, disait-il, de séparer les problèmes financiers du pays de la nécessité de réduire les coûts des programmes sociaux. En janvier 2010, Obama créait la « Commission nationale sur la responsabilité fiscale et la réforme » pour s’attaquer à cette tâche. Cette Commission haïe, surnommée rapidement « Commission des aliments pour chats », tellement la crainte était grande qu’elle réduise les retraités à manger de la nourriture pour animaux, n’a jamais vu le jour.

Mais aujourd’hui, profitant du choc du shutdown, Obama et ses démocrates, tout comme les Républicains, tenteront de la remettre sur le tapis si nos amis du LPAC et d’autres courants d’opposition, à la gauche du Parti démocrate et parmi les modérés du Parti républicain, ne réussissent pas à les en empêcher.

Les conséquences de l’Obamacare :

  • Les hôpitaux (dont ceux de type CHU ou de l’assistance sociale) qui acceptent trop de réadmissions de patients, verront leurs remboursements Medicare amputés de 8,2 milliards entre 2013 et 2019.
  • Les hôpitaux dont le nombre de patients non couverts dépasse un certain seuil verront leurs remboursements réduits de 22 milliards sur les 10 ans à venir. Ils refuseront des malades.
  • De nouveaux critères pour les hôpitaux en zones rurales isolées, établis en août par l’Administration, pourraient aboutir à la fermeture de 2/3 de ces 1332 établissements.
  • Les coupes automatiques pour réduire la dette nationale viennent d’amputer de 45 milliards le financement des hôpitaux.
  • Les mammographies pour dépister le cancer du sein chez les femmes de 50 à 74 ans ne se feront plus chaque année mais tous les deux ans, et pourraient s’arrêter à 75 ans.
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