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L’UE considère la drogue, la prostitution et la contrebande comme des activités productives

La rédaction
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ElDiario.es rapportait le 20 janvier qu’à partir d’octobre 2014, l’Agence de statistique espagnole (INE) inclura les revenus provenant de la prostitution, la drogue et la contrebande dans son calcul du produit national brut (PNB). L’article cite des estimations selon lesquelles 10 milliards d’euros supplémentaires par an seront ajoutés aux PNB, soit un plus de 1 %, un chiffre à comparer à la « reprise » de 0,3 % rapportée en fanfare dans les médias ces derniers jours.

Cette décision a été prise sous la pression de l’UE qui demande « explicitement », selon l’Agence de statistiques suédoise Statistika Centralbyrån, aux Etats membres d’intégrer les revenus d’activités illicites dans leur PNB, en conformité avec le Système de compte européen ESA95.

Ceci pose cependant quelques problèmes, selon la Statistika Centralbyrån, et Eurostat a dû mettre en place en 2002 un groupe de travail pour développer les modèles nécessaires :

Pour être incluse dans la valeur ajoutée, une transaction économique, légale ou illégale, doit répondre à la définition d’accord mutuel entre les ’unités’ [sic] impliquées (…) et doit pouvoir entrer dans la catégorie des activités productives. La drogue, la prostitution, la contrebande de biens volés et le commerce de copies illégales semblent répondre à ces critères. Par contre, Eurostat a des difficultés à déterminer si le vol et le racket devraient être considérés comme des transactions ou retenus dans la liste suggérée, étant donné qu’il n’y a en général pas d’accord mutuel dans ces activités. Pour ce qui concerne les pots de vin, si nous pouvons présumer qu’il y a en général un accord mutuel, la question de savoir si un tel accord tombe dans la catégorie des activités productives est discutable.

Il semble qu’on a trouvé pour la drogue, la prostitution et la contrebande une méthode de calcul appropriée puisqu’il a été décidé que leur intégration dans le Produit national brut deviendra obligatoire pour tous les Etats membres à compter de 2016. Eurostat a fait parvenir en toute discrétion une note technique aux agences nationales pour leur expliquer comment procéder. Ainsi, la prostitution fera partie des « services » et sera estimée à partir de l’ « offre », tandis que le trafic de stupéfiants sera estimé à partir de la « demande ».

Avec une telle créativité comptable, il deviendra rapidement possible de démontrer que la crise est derrière nous et qu’enfin la courbe du chômage a été renversé !

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