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La Belgique suspend ses discussions sur un accord fiscal avec l’Arabie saoudite

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Le Roi belge Philippe lors de sa visite au Royaume de Saoud le 26 octobre 2015.
Crédit : aleqt.com

Bien entendu, le niveau d’alerte anti-terroriste reste élevé en Belgique après les attentats de Paris dont plusieurs des auteurs, notamment le « cerveau » Abdelhamid Abaaoud et Salah Abdeslam toujours en fuite, étaient des citoyens ou des résidents du pays.

Le 24 novembre, le député Dirk Van der Maelen (sp.a, socialiste) et Agora Erasmus ont mis le gouvernement belge au pied du mur : soit vous êtes contre le terrorisme, soit vous en êtes complice. Si vous êtes contre, alors il est grand temps de réexaminer l’ensemble des relations économiques et financières entre la Belgique et l’Arabie saoudite et les autres États du Golfe, qui promeuvent le terrorisme et des formes radicales de l’islam, plus précisément le salafisme et le wahhabisme.

Le message n’est visiblement pas passé inaperçu auprès des plus hautes sphères du gouvernement. Vendredi, le quotidien flamand De Standaard a rapporté que le ministre belge des Finances, Johan Van Overtveld a suspendu les négociations sur un accord fiscal entre la Belgique et l’Arabie saoudite. « A la lumière des événements récents, il semble approprié de réévaluer cette convention sur sa désirabilité », selon le cabinet Van Overtveld cité par le journal. Les discussions sont reportées « à plus tard ».

L’agence de presse russe Sputnik International note que « la décision vient après que l’opposition belge a appelé les autorités à réexaminer les relations du pays avec l’Arabie saoudite, à la lumière du support de Riyad à une interprétation "ultra-conservatrice" de l’islam. »

Grande mosquée de Bruxelles

Le 27 novembre, De Standaard rapporte les déclarations d’une autre députée socialiste, Yamila Idrissi (sp.a) qui exige que le gouvernement mette un terme au contrôle saoudien sur le Centre Islamique et culturel de Belgique, c’est-à-dire la grande mosquée de Bruxelles, « un centre de propagande d’un islam extrémiste à Bruxelles, en Belgique et en Europe ».

Comme nous l’avions souligné sur ce site, déjà en 2012, sous la pression de la Sûreté de l’État belge, l’Arabie saoudite a été contrainte de rapatrier un recteur de cette mosquée, pour ses discours et ses prêches enflammés. Le Centre Islamique et culturel de Belgique est, et a été depuis des décennies, un centre notoirement utilisé par des diplomates et des imams pour diffuser un wahhabisme féodal.

En 1967, le roi Baudouin de Belgique avait donné une concession de 99 ans aux Saoudiens pour posséder et gérer cette mosquée. La concession devrait être immédiatement rompue et la mosquée devrait devenir un « Centre moderne pour un nouvel islam » a précisé la députée Idrissi.

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