Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

La Chine met les pendules à l’heure sur sa zone de défense aérienne en mer de Chine

La rédaction
visites
939
JPEG - 99.1 ko

A quelques jours avant l’arrivée du vice-président américain Joe Biden à Beijing le 3 décembre, le ministère chinois de la Défense nationale a publié un communiqué répondant aux critiques suite à son annonce de la mise en place d’une zone d’identification de défense aérienne (AZID) le 23 novembre dernier en mer de Chine orientale.

Selon le communiqué, « la zone de défense aérienne est une mesure nécessaire pour la protection de sa souveraineté et sa sécurité territoriale et aérienne. Elle aide à maintenir la sécurité des vols dans l’espace aérien international, et est conforme aux lois et conventions internationales. »

Le communiqué vient également contrer les nombreuses inexactitudes avancées par des responsables et commentateurs occidentaux et japonais. La première est que la mise en place d’une zone de défense aérienne équivaudrait à la proclamation d’un espace aérien territorial, ou d’une zone d’exclusion aérienne.

Il ne s’agit pas d’un espace aérien au dessus du territoire d’un pays, mais d’un espace aérien international démarqué à l’extérieur de l’espace aérien territorial, dans l’objectif d’une identification et d’une alerte précoce ; ce n’est pas une zone d’exclusion aérienne, et cela n’affectera pas la liberté de survol, selon les lois internationales, des avions d’autres pays.

Le communiqué ajoute que l’objectif de la zone est « de laisser suffisamment de temps pour donner l’alerte afin de défendre l’espace aérien du pays, en prenant la défense comme principal point de vue ». De plus, fait remarquer le communiqué, « un nombre très limité de pays – en particulier le Japon – ont accusé la Chine d’altérer le status quo en mer de Chine orientale et par conséquent de faire monter les tensions ».

Le fait est qu’ils y ont établi une zone de défense aérienne dès 1969 et ensuite étendu son étendue plusieurs fois, jusqu’à 130 km de la limite occidentale de nos côtes, ce qui couvre la plus grande partie de l’espace aérien au dessus de la mer de Chine orientale, et ils ne sont par conséquent pas qualifiés pour faire des remarques irresponsables sur cet acte légal et rationnel de la part de la Chine.

La Chine réitère également son appel au Japon, dans ce communiqué, afin qu’il respecte la Déclaration du Caire de 1943, par laquelle tous les territoires de la Chine pris par le Japon seraient restitués à la Chine à la fin de la Deuxième guerre mondiale. Comme la presse chinoise l’a fait remarquer à plusieurs reprises, le 27 novembre était le 70 anniversaire de la Déclaration du Caire. Un anniversaire qui n’a pas été mentionné dans la presse occidentale.

La mer de Chine orientale est une zone de sécurité, et non pas de risque, ni une zone d’occupation, non pas de compétition. Nous sommes prêts à communiquer activement et à consulter toutes les parties concernées pour assurer une sécurité conjointe des vols et promouvoir la paix et le développement dans la région Asie-Pacifique.

Lors de sa visite à Beijing, le vice-président américain Biden, afin de calmer le jeu, s’est concentré sur la coopération mutuelle entre les deux pays, et la question de la mise en place de la zone de défense aérienne et du survol récent de trois bombardiers américains n’ont pas été évoquées lors de la conférence de presse à l’issue de la réunion.

Contactez-nous !