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La COP21 sent le néo-colonialisme à plein nez

La rédaction
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Rémy Prud’homme.

Rémy Prud’homme est professeur émérite à l’Université de Paris XII.

Il est l’auteur de L’idéologie du réchauffement, paru le 28 octobre 2015 aux éditions du Toucan (collection L’Artilleur).

Dans un entretien décapant avec Le Figaro du 27 novembre 2015, il décortique l’idéologie pernicieuse et le discours trompeur de la COP21.

Extraits.

Merci de signer et de faire circuler l’appel de l’Institut Schiller « Pourquoi nous disons non à la COP21 ».

Dans L’idéologie du réchauffement, terminé en juillet 2015, j’analysais la « tentation totalitaire » inhérente au réchauffisme, en évoquant le 1984 de George Orwell.

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Le scandaleux congédiement de Philippe Verdier apporte, hélas, une bien triste preuve de la justesse de cette analyse.

Le plus lamentable d’ailleurs n’est pas tant la décision de la direction de la chaîne publique contrôlée par le pouvoir politique, que la facilité avec laquelle elle a été acceptée par les syndicats et les médias.

Un mois plus tard, Madame Corinne Lepage, sur une radio publique, demandait la création d’un fichier des climato-sceptiques (elle a employé le mot de « registre »).

Là encore, cette proposition extravagante est passée comme une lettre à la poste.

Apartheid technologique

(...) Le réchauffisme est une idéologie née, développée et répandue dans les pays riches : États-Unis, Royaume-Uni (Margaret Thatcher fut le premier leader politique converti), Allemagne, France, pays scandinaves. Le spectacle des G8 qui se réunissent, et qui décident - vous avez bien lu : décident - pas seulement pour leurs propres pays, mais bien pour l’ensemble de la planète, la réduction de moitié des émissions de CO2, sent son néo-colonialisme à plein nez.

Pendant trop longtemps, le fossé entre pays riches et pauvres a été terrible, effrayant, et croissant. Depuis une trentaine d’années, il a enfin commencé à se combler. Aujourd’hui, les pays pauvres se développent plus vite que les pays riches.

Contrairement à ce que beaucoup (le pape par exemple) pensent et disent, la misère, la faim, l’illettrisme, la maladie, la mort reculent partout, y compris au Bangladesh, en Inde, en Afrique. Au cours des 20 dernières années, la mortalité infantile (bon reflet des revenus, de leur répartition, de l’hygiène, de l’accès aux soins, de l’éducation des femmes, de la production de nourriture) a diminué de 70% en Afrique et de 50% en Asie.

Si tout s’explique par le réchauffement, comme on veut nous le faire croire, alors : vive le réchauffement ! Bien entendu, le combat contre la pauvreté, qui reste encore dramatique pour bien trop de millions de personnes, est loin d’être achevé, et doit rester notre première préoccupation. Il est la priorité des pays pauvres, bien avant le combat contre le CO2. La volonté des pays riches de réduire à tout prix les rejets de CO2 partout est donc en conflit avec la volonté des pays pauvres de se développer.

Ce conflit est particulièrement aigu en matière d’électricité. Sans électricité, pas de développement. Et en Afrique ou en Inde, sans centrales à charbon, pas d’électricité. Au nom du CO2, les pays riches prétendent empêcher les pays pauvres de construire des centrales à charbon. Ils ont tous interdit à leurs agences d’aide, et aux banques de développement internationales qu’ils contrôlent, de prêter un sou à cet effet.

Et en prime les ONG environnementales des pays riches s’opposent souvent aux barrages hydro-électriques.

Laissons la parole à un Africain, Donald Kaberula, président de la Banque Africaine de Développement : "Les gouvernements occidentaux sont hypocrites ; eux qui se sont enrichis avec les combustibles fossiles, disent maintenant aux pays africains : vous n’avez pas le droit de construire des barrages, ni des centrales à charbon, contentez-vous de ces renouvelables hors de prix. Les pays africains ne les écouteront pas".

Avec d’autres mots, l’Inde dit exactement la même chose. On a là les germes d’un véritable et dramatique conflit qui va éclater dans les prochaines semaines à la COP21 à Paris.

Voir la version intégrale de l’entretien sur le site du Figaro.

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