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La FAO milite pour une nouvelle « révolution verte »

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A l’issue d’une réunion de deux jours au siège de l’OCDE à Paris, le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) Jacques Diouf a rappelé que le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde (c’est-à-dire disposant de moins de 1800 calories par jour) risque bientôt d’atteindre le chiffre record d’un milliard, une hausse de 104 millions, rien que pour 2009.

Les prix alimentaires, malgré une baisse globale de 30% depuis juin 2008, continuent à dépasser en moyenne les niveaux de 2006. Dans les pays en voie de développement ils n’ont chuté que de 12 à 14% depuis juin 2008 et ceux des aliments de première nécessité n’ont quasiment pas baissé du tout, selon M. Diouf.

Il est donc urgent de corriger le tir : « La part consacrée à l’agriculture dans l’aide au développement de 3% actuellement est nettement insuffisante pour assurer la sécurité alimentaire » un sujet qu’il estime être « une question de paix et de sécurité pour la planète ».

Si nous voulons nourrir 9 à 10 milliards d’individus, l’investissement dans ce domaine « doit revenir à 17% comme cela a été le cas lors de la révolution verte des années 1970 si nous voulons doubler la production alimentaire mondiale d’ici à 2050. »

Pour sa part, citée dans Le Figaro, Any Castaing, chargée de mission chez FranceAgrimer, rappelle que « ce vaste programme mondial avait été entrepris pour éviter que les populations de l’Asie et de l’Amérique du Sud ne sombrent dans la famine (…) Il a permis à l’Inde de devenir autosuffisant en céréales avec l’apparition d’une nouvelle sorte de blé, le blé barbu. »

Etant donné le fait qu’actuellement les deux tiers des 32 pays qui survivent grâce à l’aide d’urgence alimentaire se trouvent sur en Afrique, Jacques Diouf estime que la nouvelle révolution verte devra passer par ce continent.

Quant à son financement, Diouf souligna qu’on ne peut pas « comparer les mille milliards de dollars dépensés pour faire face à la crise financière (…) avec les sommes [30 milliards de dollar par an] qui sont nécessaires pour permettre aux personnes de satisfaire leur besoin le plus fondamental, qui est de manger »

Sans infrastructures efficaces, pas d’agriculture performante. Car le problème de fond « est celui de l’irrigation où 3% de l’eau de pluie est utilisé pour l’agriculture. Le reste part à la mer », déplore-t-il. Cela passe aussi par la construction de nouvelles routes et des lieux de stockage. « 30 à 40% des récoltes périssent par manque d’infrastructure ».

Ne manque que la volonté politique de combattre ce fascisme financier que dénoncent Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade.

A lire : La crise alimentaire mondiale, cache-t-elle un génocide silencieux ?

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