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La loi Glass-Steagall : abrogée chez nous, appliquée en Chine

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Siège de la Commission de régulation bancaire chinoise.
Crédit : tamil.goodreturns.in

Abrogé en France en 1984 par Jacques Delors et en 1999 aux États-Unis par Bill Clinton, le principe d’une séparation stricte entre d’un coté des banques commerciales (dépôts, crédits, etc.) et de l’autre des banques d’affaires (marché, spéculation), revient brutalement dans l’actualité.

Aux États-Unis, avec les interventions répétées de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren et du pré-candidat démocrate Martin O’Malley, ce débat sur un « Glass-Steagall Act du XXIe siècle » est déjà au cœur des présidentielles de 2016.

En France, pour le journal L’info.re, le premier des « 4 conseils à François Hollande pour les 2 ans qui viennent » est « la grande réforme de la finance » :

La déroute de la gauche dans les élections intermédiaires depuis 2012 réside dans l’abstention de l’électorat de gauche. Ainsi l’enjeu pour François Hollande est de remobiliser le peuple de gauche aux prochaines échéances électorales. Ce dernier reproche au chef de l’Etat son immobilisme dans la réforme du système financier, où l’on s’attend à la séparation nette entre les banques de détails et les banques d’affaire (un "Glass-Steagall Act" français). A part l’électorat de gauche, une bonne partie de l’opinion s’attend à cette réforme.

En Chine

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Yi Gang, lors du Forum économique mondiale de Davos.
Crédit : Wikipedia Commons

Ce que peu savent, c’est qu’un des « secrets » qui ont permis à la Chine de connaître trente années de croissance, c’est précisément qu’ils ont agi avec grande précaution pour empêcher toute dérive des banques.

Dans un chapitre du livre « Transformer l’économie chinoise » publié en 2010, l’ancien vice-président de la BPC (Banque populaire de Chine, la banque centrale chinoise), Yi Gang s’intéresse à la séparation bancaire, c’est-à-dire à la version chinoise du Glass-Steagall Act américain, et sa mise en œuvre en Chine. C’est dans le quatrième chapitre de l’ouvrage, intitulé « La logique intrinsèque de la réforme bancaire chinoise », que Yi Gang se penche sur la question.

D’après l’auteur, les banques chinoises pratiquent la séparation bancaire depuis 25 ans. Yi Gang affirme :

A l’époque des premières réformes (1991), la Chine avait opté pour le modèle de la banque universelle permettant notamment à la Banque chinoise des communications (une banque commerciale) de développer une activité de courtage en assurance. Cependant, suite à une période de surchauffe et de chaos économiques en juin 1993, les décideurs ont jeté le blâme en partie sur ce modèle mixte. Rapidement, ils ont décidé de tirer les leçons de l’expérience américaine et ils ont séparé les banques commerciales des banques d’affaires.

Yi Gang détaille ensuite les lois ayant permis de couper les banques en deux. « La Chine s’est officiellement engagée dans la séparation bancaire et a ordonné aux banques commerciales de se déconnecter de leurs filiales engagées dans des opérations de marché ».

Dans le même chapitre, Yi Gang rappelle comment, une dizaine d’années plus tard, le débat refait surface. Lui-même était d’ailleurs plutôt en faveur du modèle de la « banque universelle ». C’est la crise de 2007-2008 dans la zone transatlantique qui finit par clore le débat.

Ce qui fait qu’aujourd’hui la Chine dispose d’un système de banques séparées et leur offre le grand avantage de pouvoir faire faillite sans menacer ni le crédit, ni l’épargne, ni les dépôts, ni l’économie mondiale.

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