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Syrie : la marche d’Obama vers sa destitution

La rédaction
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Après le vote historique du Parlement britannique jeudi, où les députés ont rejeté à 285 voix contre 272 la participation militaire de la Grande-Bretagne à une guerre en Syrie, le président-prix-nobel-de-la-paix Barack Obama se retrouve bien isolé (abstraction faite du pathétique soutien que lui apporte le président français François Hollande et certains financiers de Wall Street et de la City) dans sa détermination à « punir le régime syrien ».

Non seulement le Premier ministre britannique David Cameron s’est-il vu opposer le refus du Parlement anglais à ses plans de guerre, il a été de plus obligé de donner aux députés l’assurance que son gouvernement n’utiliserait pas la Prérogative royale lui permettant de déclarer la guerre sans l’assentiment du Parlement. En réponse à une question du chef de l’opposition Ed Miliband à ce sujet, Cameron a déclaré :

Je peux donner cette assurance (…) car si je crois fermement au besoin d’une réponse musclée contre l’usage d’armes chimiques, je crois également au respect de la volonté de la Chambre des communes. (...) Il est très clair pour moi que le Parlement britannique, reflétant l’opinion du peuple britannique, ne veut pas voir une action militaire britannique. Je comprends cela et le gouvernement agira en conséquence.

Lord Norman Tebbit faisait par ailleurs remarquer dans le Daily Telegraph vendredi que la Chambre des Lords aurait voté « très majoritairement » contre toute action militaire.

Quant à Barack Obama, le New York Times rapportait que le « président américain est prêt à aller de l’avant avec une frappe limitée sur la Syrie (...) même avec un rejet d’une telle action par le Parlement britannique, un Congrès de plus en plus agité, et l’absence d’une autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU. »

Après le vote du Parlement britannique, une déclaration de la Maison-Blanche affirmait :

Les Etats-Unis vont continuer à consulter le gouvernement britannique, l’un de nos plus proches alliés et amis. Comme nous l’avons dit, la décision du président Obama sera guidée par ce qui est dans l’intérêt des Etats-Unis. Il croit que certains intérêts primordiaux sont en jeu ici pour les Etats-Unis et que les pays qui violent les normes internationales sur les armes chimiques doivent rendre compte de leurs actions.

Le secrétaire d’Etat John Kerry a répété la même chose, affirmant que « le président Obama fera en sorte qu’on prendra notre propre décision selon notre propre rythme », et que « toute action qu’il pourrait décider sera limitée et taillée sur mesure pour s’assurer que l’usage brutal et flagrant d’armes chimiques par le despote sera puni en conséquence. »

Le comportement anticonstitutionnel d’Obama et le vote du Parlement britannique ont eu pour effet de galvaniser les membres du Congrès, qui ont souligné l’ironie d’un président américain agissant comme un roi anglais, prenant l’armée américaine pour son armée personnelle, tandis que le gouvernement disposant de la Prérogative royale se voit lui-même obligé de respecter la volonté du peuple.

C’est ce qu’a fait remarquer le député Scott Rigell, l’auteur de la lettre des 180 députés à Obama, lors d’une entrevue sur la chaîne MSNBC :

Ce magnifique Capitole est largement vide, et pourtant un débat vigoureux à eu lieu au Parlement britannique. C’est ironique à la lumière de l’histoire de nos deux pays que nous ayons ici un président opérant comme s’il s’agissait de l’armée du Roi. Il est obligé de se présenter devant le Congrès pour obtenir l’autorisation. Ce n’est pas une question banale. C’est la manière dont fonctionne notre Constitution.

Un autre député, le républicain Ted Poe, cite dans un message envoyé à ses électeurs, un « ancien professeur de droit constitutionnel » (une déclaration faite par Barack Obama, ex-professeur à Harvard, au cours de la campagne présidentielle de 2007) :

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Le président n’a pas le pouvoir constitutionnel d’autoriser unilatéralement une attaque militaire dans une situation qui n’implique pas une menace réelle ou imminente à la nation.

Un haut responsable à Washington a confié à un journaliste d’Executive Intelligence Review (EIR) que la décision avait effectivement été prise il y a une semaine par la Maison-Blanche de lancer une attaque militaire avant le sommet du G20 de mardi prochain à Saint-Pétersbourg, mais que le calendrier a été bousculé par les événements récents (dont le vote du Parlement britannique).

Il reste maintenant à voir si Barack Obama osera défier le Congrès américain, et risquer ainsi sa destitution.

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Voir les 2 commentaires

Vos commentaires

  • Le 9 septembre 2013 à 19:11
    par leon

    Le jour où un dictateur nous gazera, j’espère bien qu’un président américain risquera sa destitution pour venir nous aider.

    Répondre à ce message

  • Le 1er septembre 2013 à 16:58
    par petite souris

    ..........en attendant un vote du Congrès pour une action en Syrie, Obama espère sauver son job ?
    une belle reculade qui isole not’président .....
    On est pas dans la merde !
    Pauvre France

    Répondre à ce message

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