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La menace croissante d’une guerre nucléaire

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Pour la première fois, les gardes d’honneur des armées chinoises (photo) et indiennes défileront le 9 mai à Moscou pour commémorer la défaire du nazisme.
Crédit : PLA

Les pacifistes ont souvent crié au loup face au danger des armes nucléaires. Aujourd’hui cependant, la menace est si réelle que le 29 avril, 30 généraux et diplomates à la retraite, américains, russes, chinois, indiens, britanniques, allemands, français, pakistanais, sud-coréens, et israéliens, ont mis en garde contre le danger de guerre nucléaire qui pèse sur le monde.

C’est un rapport publié par la Commission Zéro-Global qui milite pour la fin de toutes les armes nucléaires, présidée par le Général James Cartwright, ancien vice-président du Comité de l’état-major conjoint des États-Unis.Une tribune cosignée dans le New York Times du 19 avril par le Général Cartwright et le Général russe Vladimir Dvorkin, ancien chef des renseignements de la Force stratégique des missiles russe, avait annoncé sa parution.

Source de leur inquiétude ? La doctrine de « lancement-sur-alerte ». Selon la Destruction mutuelle assurée (MAD), doctrine militaire en vigueur depuis la guerre froide, trois scénarios peuvent déclencher une guerre nucléaire : la première frappe, le lancement-sur-alerte et la riposte nucléaire à une attaque. La décision du lancement-sur-alerte est prise par une nation lorsque des informations provenant de ses satellites ou radars indiquent le lancement des missiles ennemis à leur encontre. Problème : cette décision doit se prendre en un temps record, avant que les missiles intercontinentaux de l’adversaire n’achèvent leur propre trajet de 15 à 30 minutes et pénètrent leur sanctuaire !

En temps normal, face à un tir qui pourrait même être accidentel, les responsables politiques et militaires se sont toujours parlés. Mais depuis la crise ukrainienne, militaires américains et russes ont rompu tout contact ! Les responsables demandent donc la suppression de la procédure de lancement-sur-alerte et le rétablissement du dialogue direct.

La Russie encerclée

Au même moment, la IVe conférence internationale sur la sécurité organisée à Moscou, confirmait combien le monde est à nouveau au bord de l’abîme. Des représentants militaires de plus de 70 pays, dépassant de loin la liste de « proches » de la Russie, ont participé à cette conférence. Outre les russes, ont pris la parole les ministres de la Défense de la Chine, l’Inde, l’Iran, l’Afrique du Sud, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Vietnam et beaucoup d’autres.

Parmi les pays de l’OTAN on ne trouvait que Panos Kammenos, Ministre grec de la défense et Jean Pierre Chevènement, Représentant Spécial du Ministre français des Affaires étrangères.

Ouverte par des propos de Vladimir Poutine, relayés par le conseiller à la sécurité nationale Nikolay Patrushev, et par les interventions des ministres russes des affaires étrangères et de la Défense, Serguei Lavrov et Serguei Shoigou, et par celle du Chef d’État-major des armées russes, le Général Valeri Guerassimov, les responsables russes se sont livrés a un réquisitoire de l’ordre international issu de la chute du mur de Berlin, exigeant le retour à l’ordre issu de la IIe guerre mondiale.

Les célébrations du 70e anniversaire de la victoire contre le nazisme ne sont pas qu’un rappel historique mais une mise en garde contre la menace de la glorification du nazisme aujourd’hui, ou celle, comme l’a dit le Général Shoigou, de « ces pays qui se considèrent comme les vainqueurs de la guerre froide et qui veulent imposer leur volonté aux autres ».

Cible des Russes, les systèmes anti-missiles des États-Unis en Europe et le déploiement, sous leur couvert, d’autres armes nucléaires tactiques. M. Guerassimov a dénoncé là une « violation par les États-Unis … du traité de forces nucléaires intermédiaires ». Les systèmes MK-41 déployés en Pologne et en Roumanie, peuvent, en effet, lancer aussi bien des intercepteurs SM-3 anti-missiles, que des missiles de croisière Tomahawk.

Tous ont noté, enfin, que les manœuvres accrues de l’OTAN ont toutes lieu dans son flanc est et dans celui de l’Arctique et constituent donc un menace claire « contre la Russie ».

Plus que jamais, l’Europe doit renoncer au bellicisme géopolitique et s’engager avec les BRICS dans une politique de paix par le développement mutuel : signez l’appel de l’Institut Schiller

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