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La pétition de l’Institut Schiller s’invite aux sommets des BRICS et de l’OCS à Oufa

La rédaction
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Crédit : Reuters

A la veille des sommets des BRICS et de l’Organisation de la coopération de Shanghai (OCS) tenus à Oufa, en Russie, du 9 au 11 juillet, les auditeurs de Sputnik Radio ont pu prendre connaissance de la campagne internationale menée par l’Institut Schiller pour que les États-Unis et l’Europe abandonnent la géopolitique de la guerre et collaborent avec les BRICS et l’OCS pour un nouvel ordre économique plus juste.

C’était au cours de l’émission quotidienne en langue française de Xenia Loukianova et Boris Taton du 7 juillet, qui a aussi donné la parole à Helga Zepp-LaRouche et à Jacques Cheminade.

Pourquoi ces deux sommets à Oufa ?

La capitale de la Bachkirie, Oufa, est un grand centre industriel, scientifique et culturel de l’Oural du sud. C’est le nœud principal des transports qui relie la partie dite européenne de la Russie à l’Oural et à la Sibérie. La ville se situe à la croisée des routes commerciales de l’époque qui réunissaient les principales villes de l’Asie centrale, de la Sibérie et de la région de la Volga. Et ce n’est pas pour rien qu’on a choisi cette ville de Oufa pour accueillir ces sommets. C’est un lieu vraiment symbolique qui incarne une collaboration historique étroite entre les régions de l’Asie et de la Russie.

Selon Viktoria Isaeva, la correspondante de Sputnik sur place, la Russie, en tant que présidente des BRICS en 2015, a déjà élaboré une stratégie de développement des BRICS jusqu’en 2025, une feuille de route pour renforcer le rôle du groupe sur la scène mondiale. La Russie et d’autres membres des BRICS et de l’OCS veulent « changer radicalement l’économie », a-t-elle expliqué.

Mais doit-on nécessairement opposer les BRICS aux Etats-Unis et à l’Europe ?

Eh bien, pour le Ministre conseiller de l’ambassade de Russie en France, Leonid Kadyshev, les BRICS sont un symbole du monde multipolaire en formation. Il a développé cette idée lors d’une conférence qui s’intitulait ‘Rebâtir le monde à l’ère des BRICS‘, qui s’est déroulée en juin à Paris, organisée par l’Institut Schiller, qui est également à l’origine d’une pétition qui appelle les États-Unis et l’Europe à collaborer avec les BRICS. Loin de vouloir cultiver cette vision du monde divisé et opposé aux autres, la pétition qui a déjà réuni 2000 signatures a pour objectif de sensibiliser la population à l’attitude du ‘système transatlantique’ vis-à-vis des pays des BRICS et prône l’idée d’une collaboration bénéfique entre tous les États, qui dépasserait les obstacles géopolitiques.

Revenant sur les récentes déclarations de Mme Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut, à Sputnik, l’émission s’est terminée sur une courte interview de Jacques Cheminade, l’un des premiers signataires de la pétition de l’Institut Schiller, président de Solidarité & Progrès et ami politique de longue date de Mme LaRouche.

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a parlé des BRICS comme étant une alliance pour le développement, a dit Jacques Cheminade. Mais, pour l’instant les pays occidentaux ne sont pas pour le développement. Ils ne réussissent pas à le faire dans leur propre zone, en Europe ou aux Etats-Unis. La zone transatlantique est donc incapable d’assurer pour elle-même ce que les BRICS veulent faire chez eux.

Parce que la région transatlantique est dominée par les grandes banques – ce que j’avais appelé, dans une campagne présidentielle en France, le monde de la City et de Wall Street. Et ce monde-là détourne l’argent vers le court terme, vers la spéculation financière, et il ne va pas aux grands projets, à une vision de grand dessein à long terme. Alors que les BRICS, au contraire, ont une vision inclusive – ce terme revient dans tous leurs documents – qui n’est autre que le développement mutuel. Nous devons changer l’orientation de l’Europe pour aller dans cette direction.

Il faut arrêter aussi le système des sanctions contre la Russie, a dit Cheminade, qui est tout à fait contreproductif puisqu’il va contre nous-mêmes, et mettre fin aux révolutions de couleur, menées sous prétexte de « responsabilité de protéger ».

A la question de savoir si une collaboration entre les BRICS et les pays occidentaux est possible, dans les nombreux domaines où elle existe déjà entre les membres des BRICS eux-mêmes (infrastructures, science, technologies de l’industrie spatiale), ou avec la Chine qui va construire des milliers de ponts, de routes, de chemins de fers, avec sa Nouvelle route de la soie, Cheminade a répondu qu’« elle est non seulement possible, mais nécessaire et que dans certains domaines elle a déjà commencé tout doucement.

Une collaboration existe entre la France et la Chine sur la fusion thermonucléaire contrôlée, des collaborations entre des intérêts allemands et chinois existent au niveau des équipements, et il y a beaucoup de gens à la NASA, aux États-Unis, qui voudraient collaborer avec la Chine et la Russie. Ce sont des gens qui n’ont pas la même vision que le régime Obama-Bush, celle des présidents américains qui servent Wall Street à la place de servir leur peuple.

C’est la conception de l’homme qui est en jeu. Soit l’homme est un créateur, qui assure son avenir par ses découvertes, ses connaissances ; soit c’est un prédateur, ce qui est malheureusement notre cas aujourd’hui dans nos pays dits occidentaux. Dans la zone transatlantique, l’homme est vu par rapport au pouvoir qu’il peut exercer sur les autres, ou par rapport à sa puissance financière. La Grèce a réussi, je pense, à créer les bases pour se libérer de cela. Je crois qu’on doit s’engager dans la brèche qu’elle nous a ouverte.

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